Moïse l'Athonite: Vivons-nous à la fin des temps?

Publié le par Père Jean-Pierre

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VENDREDI 4 FÉVRIER 2011

Moïse l'Athonite: Vivons-nous à la fin des temps?




30 janvier 2011

En ces temps difficiles et turbulents qui sont les nôtres,  il y a généralement un petit groupe puissant de personnes qui font certaines recherches métaphysiques. Certains trouvent Dieu comme une nécessité, comme un fauteuil, et comme un radeau. Habituellement, les gens trouvent ce qu'ils recherchent et ce qui les intéresse. Ils ne veulent pas se fatiguer et se donner beaucoup de peine. Ils sont satisfaits de solutions grossières et faciles. De cette façon, parfois la religiosité les épuise comme une série d'obligations formelles sans aucune récompense en retour. Parfois, ils sont attirés par des maîtres sans scrupules qui exploitent leur divin désir, en leur offrant la libération, la joie, la détente et le repos.

Dans cette recherche il y a une démonologie, une antichristologie et une eschatologie fortes, qui, malheureusement sont établies sur des bases fausses. L'extrémisme, fixant des dates pour la fin du monde, des rumeurs sur la naissance de l'Antéchrist et ainsi de suite, sème la terreur et la peur dans l'âme des chrétiens, ce qui est incorrect et indésirable. Certains parlent plus de l'Antéchrist et moins du Christ. Leur occupation permanente est l'interprétation des temps. Beaucoup, qui sont sages et prudents, sont préoccupés par les grandes préoccupations du peuple. Chaque histoire dans les nouvelles qui confirme leurs soupçons, devient leur souci permanent. Nous ne considérons pas cette réaction exagérée comme étant normale.

Les gens ont abandonné la guerre contre les passions contre nature et la culture des vertus naturelles, pour se préoccuper toute la journée de fantasmes, de craintes, de superstitions et de la possibilité que la magie soit exercée sur eux, s'inquiétant peut-être, s'ils ont acquis un certain nombre. Ils ont oublié l'étude, la prière, les bonnes œuvres, le repentir et la vie sacramentelle de l'Eglise dans leur lutte avec des explications et des théories subjectives farfelues. Ces sujets éloignent de l'essence, de la base, et de la joie de la vie spirituelle, et conduisent les gens dans un sombre labyrinthe démoniaque.

En disant cela, nous ne voulons pas dire qu'il n'y ait rien qui se passe. Nous ne parlons pas en faveur de la complaisance malsaine, ou de la paresse, ou du fait d'être induit en erreur, ou de l'indifférence. Il est certainement nécessaire de faire preuve de vigilance, de se lever, de soulèvement, de courage et de résistance, face  à ce qui est impur, faux et malhonnête. La liberté de la personne humaine est très importante, et elle devrait, toujours et partout, être défendue par tous les moyens. Toute notre attention doit se tourner vers ce qui est essentiel, vital et vrai en soi. Malheureusement beaucoup de gens ont peur d'étreindre la vérité, de voir leur nudité intérieure. C'est pourquoi ils veulent s'occuper de ce qui a des avantages personnels pour eux.

Aujourd'hui, les gens craignent peut-être de ne pas être en mesure d'utiliser leurs cuillères et fourchettes, parce qu'ils n'auront rien à manger. Ils stockent des aliments pour les jours difficiles qui s'annoncent. Même sans avoir une date pour la fin? Avec quelle joie mangeront-ils quand leurs frères autour d'eux mourront de faim? Le Christ n'a-t-il pas enseigné le "Notre Père"? Ne dit-il pas: "Donne-nous aujourd'hui?" En d'autres termes, même les chrétiens ne sont intéressés que dans la mastication? Il est important de bien voir où va le militantisme de nos chrétiens. Ne donnez pas à ces rôdeurs ironiques qui ne craignent pas Dieu, et qui récemment ont augmenté, l'occasion de rire.

Nous sommes jugés par nos choix. Nous avons la responsabilité de nos choix. Il y a un besoin nécessaire d'étude, de connaissance, d'expérience, d'illumination et de conseils. Permettez-moi de le redire. Nous avons tous besoin d'un repentir sincère, d'un changement salutaire, d'un changement d'esprit, d'un nouveau mode de vie, d'une nouvelle culture, d'une autre destination, d'un objectif différent, d'un but plus élevé, d'une vie qui ait un sens. L'honorabilité, la droiture, et l'honnêteté peuvent revenir en cet endroit misérable.

Si le problème de la carte de citoyenneté beaucoup débattu*, nous prive de nos libertés, bien sûr, nous ne devrions pas la recevoir, obéissant aux décisions de l'Eglise. Mais nous ne devrions jamais avoir à vivre avec la suspicion, les fantasmes, les exagérations, le fanatisme, l'extrémisme et les factions. La peur, la terreur, la panique et le soulèvement réactionnaire contre tout, ce n'est pas là la bonne voie de la vie spirituelle.

Sommes-nous dans la fin des temps? Les signes des temps sont-ils venus? L'Antéchrist a-t-il mis son sceau? La fin du monde est-elle venue? Tout sera fait selon la volonté de Dieu. Le saint staretz Silouane, l'a dit: "Même si le ciel et la terre s'unissent, je n'aurai pas peur." Le Christ donne aux croyants courage,  calme, espoir, optimisme et joie. Le défaitisme, la tristesse, le pessimisme et le désordre ne sont jamais chrétiens.
Puissent les saints célébrés, les Trois Hiérarques, éclairer pour nous la voie du discernement.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
la version anglaise 
de 
John Sanidopoulos
sur le blog

*Beaucoup de citoyens grecs se sont inquiétés de ce qu'un projet de nouvelle carte d'identité comporte le chiffre de la Bête ( 666) dont parle l'Apocalypse...
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