Infos du 10 Juillet.
| BUCAREST, 9 juil 2008 (AFP) - Roumanie: communier dans une autre église est un péché pour les orthodoxes Les prêtres et les fidèles orthodoxes sont interdits de communion dans une autre église, sous peine de sanctions, a décrété mercredi l'Eglise orthodoxe roumaine après qu'un métropolite eut provoqué un tollé en recevant l'eucharistie des mains d'un prêtre uniate. "Aucun hiérarque, prêtre ou fidèle orthodoxe ne pourra communier dans une autre église", a décidé le saint-synode au cours d'une réunion à Bucarest, en précisant que les sanctions pouvaient aller jusqu'à l'excommunication pour les religieux et l'exclusion de la communion pour les laïcs. Le synode a toutefois décidé de ne pas punir le métropolite du Banat, Nicolae Corneanu, dont la communion dans une église uniate (catholique de rite byzantin) avait "semé le trouble" parmi les orthodoxes. "Le regret et le repentir du métropolite ont été considérés comme un pas dans la bonne voie", a estimé le synode. La hiérarchie de l'Eglise orthodoxe a en outre décrété que son clergé était "interdit de concélébration des sacrements avec des religieux d'autres cultes", une décision visant l'évêque d'Oradea, Sofronie, qui avait célébré l'Epiphanie aux côtés d'un évêque uniate. Mgr Sofronie a pour sa part bénéficié du pardon du synode.Majoritaire en Roumanie, l'Eglise orthodoxe compte environ 18 millions de fidèles, soit 88% de la population. *Majoritaire en Roumanie, l'Eglise orthodoxe compte environ 18 millions de fidèles, soit 88% de la population. |
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MOSCOU, 9 juillet - RIA Novosti. L'Eglise orthodoxe russe a vivement réagi mercredi à l'adoption par l'Eglise anglicane du principe de l'ordination de femmes évêques, craignant un nouvel obstacle pour le dialogue interreligieux. "Cette décision porte un coup dur à toute la communauté anglicane, car elle attise les contradictions qui existent en son sein", a déclaré à RIA Novosti le porte-parole du patriarcat de Moscou, Igor Vyjanov. Dénonçant le "libéralisme radical" qui domine dans la communauté anglicane, le dignitaire religieux russe a regretté que l'Eglise d'Angleterre s'éloigne de la tradition apostolique en torpillant le dialogue interreligieux. L'Eglise anglicane, réunie lundi en synode à York, dans le nord de l'Angleterre, a approuvé le principe de l'ordination de femmes évêques après de vifs débats. Contrairement à certains protestants, catholiques et orthodoxes n'acceptent que des hommes pour leurs prêtres, se réclamant de la pratique instaurée par le Christ qui avait choisi ses douze apôtres parmi des hommes. "Cette tradition a des racines profondes et un sens théologique très profond qu'on ne peut pas réduire à des questions d'ordre social, et il ne faut surtout pas penser que les générations précédentes n'aimaient pas ou ne respectaient pas les femmes", a affirmé M. Vyjanov. , ,.. La volonté oecuménique des chrétiens australiensLa place croissante des chrétiens orientaux dans le christianisme en Australie enrichit le dialogue oecuménique Pour écouter l'interview de Claire Lesegretain sur RCF, cliquez sur le lecteur ci-dessous. Des propos recueillis par Frédéric Sabourin.
La messe dominicale vient de se terminer dans la paroisse grecque-orthodoxe Saint-Basile, à Brunswick, dans la banlieue nord de Melbourne. Comme dans n’importe quelle église de Grèce, des femmes toutes de noir vêtues et des hommes en costume se pressent autour du prêtre orthodoxe (parlant grec) pour recevoir un morceau de pain bénit. Cette paroisse aux murs couverts d’icônes a été érigée en 1956 et est fréquentée chaque semaine par 400 fidèles, tous habitant le quartier. Même scène quelques rues plus loin, dans la paroisse grecque-orthodoxe Saint-Elephorios, érigée, elle, en 1934 – comme en témoigne une plaque de marbre à l’entrée qui rappelle que c’est le « révérend méthodiste J. E. Warren » qui a consacré cette église de brique. Au total, quatre paroisses grecques-orthodoxes sont implantées dans cette banlieue où vivent 20 000 personnes d’origine grecque et chypriote. « La plupart des familles sont arrivées dans les années 1950-1960, quand les usines automobiles Ford, Toyota et Holden recrutaient massivement », explique Angelo Zarandoulas, dont le père chypriote a émigré à Melbourne en 1962. « Alors qu’à la première génération, celle de nos parents, 80 % des mariages se faisaient au sein de la communauté grecque-orthodoxe, aujourd’hui c’est l’inverse, 80 % de nos enfants se marient en dehors de la communauté », poursuit Angelo Zarandoulas en terminant de ranger les livres de messe, tandis que ses deux enfants adolescents passent l’aspirateur. L’Église grecque-orthodoxe pleinement partie du paysage religieux Quant à la communauté grecque dans toute l’Australie, elle représenterait 700 000 personnes (1). Un chiffre sans doute généreux dans la mesure où il prend aussi en compte des descendants de Grecs issus de mariages mixtes qui, pour la plupart, ne parlent plus le grec. Il n’empêche : l’Église grecque-orthodoxe fait pleinement partie du paysage religieux australien et l’archevêché grec-orthodoxe d’Australie, basé à Sydney et dirigé par Mgr Stylianos, joue un rôle important dans les domaines éducatifs et sociaux. Un survol du mensuel bilingue grec et anglais Vema suffit à se rendre compte du grand nombre d’écoles primaires et secondaires, de compétitions sportives ou de troupes théâtrales animées par l’Église grecque-orthodoxe. D’autres Églises orthodoxes (notamment russe et roumaine) se sont implantées en Australie dans les années d’après-guerre. Et depuis une trentaine d’années, l’arrivée de chaldéens d’Irak, de maronites du Liban ou d’assyriens-apostoliques d’Iran ou de Syrie a renouvelé le visage du christianisme en Australie. "Un témoignage significatif" De telles « bonnes relations » entre Églises sont soulignées par la plupart des chrétiens engagés en Australie. « Nos deux évêques, anglican (Rev. George Browning) et catholique (Mgr Mark Coleridge) entretiennent de vrais liens d’amitié », se félicite ainsi Geoff Orchison, rédacteur en chef de Catholic Voice, l’hebdomadaire du diocèse de Canberra. « Depuis longtemps déjà, il existe des groupes informels où les couples mixtes, notamment anglicans-catholiques, peuvent se retrouver et partager de manière chaleureuse », ajoute de son côté Sœur Elisabeth Delaney qui, outre le fait d’être secrétaire générale de la Commission épiscopale pour les Aborigènes, l’est aussi de la Commission épiscopale pour l’œcuménisme. Rien d’étonnant, donc, de constater que l’œcuménisme s’est formellement organisé en Australie dès 1946, deux ans avant le Conseil œcuménique des Églises (COE, basé à Genève) : ce premier Comité australien pour le Conseil mondial des Églises (ACWCC) n’impliquait toutefois que l’Église anglicane et les principales Églises protestantes. Dans les années 1960-1970, les Églises orthodoxes et orientales rejoignent ce mouvement œcuménique, qui prend alors le nom de Conseil australien des Églises (ACC). Et, depuis 1994, avec l’adhésion des catholiques, on parle du Conseil national des Églises en Australie (NCCA). 500 groupes du Renouveau rassemblant 10 000 personnes Cela implique un travail en concertation avec la Conférence des évêques d’Australie (ACBC) qui est « au courant de tout le travail » du NCCA, celui-ci veillant à « ne rien faire sans être sûr que toutes les Églises seront d’accord ». Ce qui n’est pas toujours facile, en particulier quand il s’agit de travailler avec chacune des six Églises orthodoxes membres du NCCA (l’Église orthodoxe russe n’en est pas). « Dans une société sécularisée où le christianisme se trouve marginalisé, la collaboration œcuménique rend plus crédible le message des Églises », insiste le pasteur Henderson. Les relations avec les communautés pentecôtistes semblent, en revanche, plus difficiles… Même si, par le biais du Renouveau charismatique, assez dynamique en Australie – avec, selon Mgr Joe Grech, évêque de Sandhurst et proche du Renouveau, « environ 500 groupes rassemblant 10 000 personnes » –, quelques soirées de prière en commun ont pu être organisées ces dernières années. "Canberra 1991 n’a pas eu beaucoup d’impact" « Même si le mouvement œcuménique est reconnu ici comme très important, Canberra 1991 n’a pas eu beaucoup d’impact pour nos communautés chrétiennes au quotidien », estime Sœur Delaney. Cette religieuse de la congrégation du Bon Samaritain, en col roulé et pantalon noirs, est également très impliquée dans le dialogue interreligieux. Le 2 mai 2007, elle participait ainsi à Sydney, avec une centaine de juifs, de musulmans et de chrétiens, à une journée de partage et de prière à l’invitation du Parlement de l’État de Nouvelles-Galles du Sud. « Il n’y a pas eu d’autres propositions du même genre depuis, précise-t elle, mais je sais que bon nombre de juifs et de musulmans ont poursuivi le dialogue ». Claire LESEGRETAIN, à Melbourne, Canberra et Sydney (1) Les communautés grecques représentent 125 000 personnes à Sydney et en Nouvelles-Galles du Sud, 75 000 à Adélaïde et 20 000 à Perth. Le film L’île est dorénavant diffusé dans le commerce et plus seulement, comme ce fut le cas durant un mois, en exclusivité par la librairie La Procure. Par ailleurs, il est encore projeté dans trois salles de cinéma (deux à Paris, une à Nice). Photographie: image du film (source) « Lors de la réunion du 8-9 Juillet 2008, le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe roumaine a discuté autour de l’acte de communion de Mgr Nicolas, métropolite de Banat, lors d’une liturgie gréco-catholique et de la concélébration de Mgr Sophrony, évêque d’Oradea, avec un évêque gréco-catholique lors de la grande prière de bénédiction des eaux. L’agence Ria-novosti rapporte que l’Eglise orthodoxe russe déplore l'ordination de femmes évêques chez les anglicans. « Cette décision porte un coup dur à toute la communauté anglicane, car elle attise les contradictions qui existent en son sein », a déclaré à l’agence de presse le porte-parole du Patriarcat de Moscou, Igor Vyjanov. Il a aussi observé qu’ainsi la Communion anglicane s’éloigne de la tradition apostolique et met à mal le dialogue œcuménique. | |||||||||||||||
