Grande et Sainte Semaine

Publié le par Père Jean-Pierre

GRANDE ET SAINTE SEMAINE DE LA PASSION

Grands Lundi, Mardi et Mercredi :02,03 et 04 avril 2007

Le thème essentiel qui va se répéter pendant ces trois jours de la Semaine Sainte est celui de la "Prière de l'Epoux".

L'Office de l'Epoux est celui de la vigilance eschatologique : tout notre être est invité à entrer dans une attitude d'ascèse, d'attention et d'éveil dans l'attente de la venue pascale. Le Christ est symbolisé comme l'Epoux qui vient dans la nuit illuminer notre âme et l'exhorter à recevoir le Royaume.

"Voici que survient l'Epoux au milieu de la nuit. Heureux le serviteur qu'il trouvera éveillé. Malheureux celui qu'il trouvera indolent ! Vois donc, ô mon âme, ne te laisse pas vaincre par le sommeil : à la mort tu sera livrée ; hors du Royaume tu serais rejetée. Mais dégrise-toi et dis : Saint, Saint, Saint es-Tu, ô Dieu ! Par la Mère de Dieu, aie pitié de nous !"

Un autre grand thème fait allusion au repas céleste auquel nous sommes tous conviés, à la condition de revêtir notre âme d'un habit convenable : "Je vois, mon Sauveur, ta chambre nuptiale toute garnie et je n'ai pas d'habit pour y entrer ; fais donc briller le vêtement de mon âme, ô Donneur de Lumière, et sauve-moi."

Lectures de l'Evangile :

Lundi Saint : La parabole du Figuier maudit : Mt 21, 18-43

Mardi Saint : Le tribut à César : Mt 22, 15 - 23, 39

Mercredi Saint : Jésus annonce sa mort et sa Résurrection : Jn 12, 17-50

Grand Jeudi :05 avril 2007

Le Jeudi Saint, notre Eglise commémore le souvenir de la dernière Cène où fut instituée par le Christ l'Eucharistie. C'est en mémorial de la mort et de la résurrection du Sauveur que nous offrons le sacrifice non sanglant de la Divine Liturgie et que nous recevons l'Eucharistie en rémission de nos péchés et en gage de vie éternelle. L'office de la Liturgie célébrée est celui de St Basile le Grand, combinée avec celui des vêpres où l'on mentionne la trahison de Judas qui osa prendre part à ce dernier repas, alors que déjà il pensait trahir et livrer son Maître : "En vérité, Judas est semblable à ceux qui mangèrent la manne dans le désert et murmurèrent contre leur Bienfaiteur. Les ingrats avaient encore la nourriture dans la bouche qu'ils se plaignaient de Dieu. De même Judas, le Pain céleste à la bouche, préparait sa trahison contre le Sauveur. Oh ! Cupidité ! Oh ! Cruelle audace ! Il vend Celui qui le nourrit ; il livre à la mort son Maître en lui donnant un baiser. Il est vraiment de l'engeance des impies, il hérite avec eux la perdition. Mais Toi, Seigneur, garde nos âmes d'une telle cruauté, Toi dont la magnanimité est indicible."

A la Grande Entrée (au moment où le prêtre sort avec les Saints Dons pour venir les poser à l'autel), on chante aussi, à la place de l'Hymne des chérubins, le texte suivant : "A ta Cène mystique reçois-moi, en ce jour, O Fils de Dieu, car je ne révélerai pas Tes mystères à tes ennemis, je ne Te donnerai pas le baiser de Judas ; mais comme le larron je Te confesse : souvien-Toi de moi, Seigneur, quand Tu viendras dans Ton Royaume."

Enfin l'Hymne de la Vierge qui suit la consécration des Saints Dons, nous engage à prendre part au repas du Seigneur : "Venez, fidèles, délectons-nous de l'hospitalité du Maître et du repas immortel préparé dans la chambre haute. Instruits par le Verbe de son sens ultime, magnifions-Le d'un esprit élevé."

Rappelons-nous aussi le lavement des pieds : l'amour du prochain que nous enseigne le Seigneur par ce geste, est avant tout le sacrement du frère.

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Publié dans Théologie

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