Ordo ,Dimanche 12 juillet 2009, 5ème après Pentecôte, ton 4

Publié le par Père Jean-Pierre

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-238

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

                                     Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : pma.costa@9online.fr

 

 

 

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 238

 

Dimanche 12 juillet 2009, 5ème après Pentecôte, ton 4

 

Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

 

Tropar Învierii, glasul 4 : Propovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.

 

Tropaire(s) de l’église ou du monastère 

Kondakion de la Résurrection, t. 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.//   Gloire au Père…

 

Kondakion (a) de l’église ou du monastère Et maintenant…

 

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent !»//

 

Prokimenon du ton 4 : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

 

Epître : Romains 10, 1-10 :

Frères, le vœu de mon cœur et la prière que j’adresse à Dieu pour les enfants d’Israël, c’est qu’ils soient sauvés. Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais c’est un zèle mal éclairé. Ignorant que la justification vient de Dieu, ils ont cherché à l’établir par leurs propres moyens, sans vouloir se soumettre à la justice selon Dieu. Car la finalité de la Loi, c’est le Christ, pour la justification de tout croyant. A propos de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit en effet que « par elle vivra l’être humain qui l’accomplit », tandis que la justice née de la Foi s’exprime ainsi : « Ne dis pas dans ton cœur : Qui montera au ciel ? » c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ ; ou bien : « Qui descendra dans l’abîme ? » à savoir pour faire remonter le Christ de chez les morts. Que dit-elle donc ? « La parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur », et cette parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Si donc tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond du cœur devient juste, et celui dont les lèvres confessent la Foi parvient au salut.

 

Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : Matthieu 8, 28 à 9, 1

En ce temps-là, comme Jésus arrivait au pays des Gadaréniens, deux démoniaques sortant d’un cimetière vinrent à sa rencontre : ils étaient si sauvages que personne n’osait passer par ce chemin. Et voici qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-Tu, Jésus, Fils de Dieu ? Es-Tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or il y avait à quelque distance de là un grand troupeau de porcs en train de paître. Les démons implorèrent Jésus en disant : « Si Tu nous expulses, envoie-nous dans ce troupeau de porcs. » Jésus leur dit : « Allez-y ! » Ils sortirent donc et s’en allèrent dans le troupeau de porcs, et voici que du haut de l’escarpement tout le troupeau se précipita dans le lac, où il périt sous les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en furent en ville raconter toute cette affaire, ainsi que la guérison des possédés. Alors toute la ville se porta au-devant de Jésus et, dès qu’ils le virent, ils le prièrent de quitter leur pays. Et Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité.

 

În vremea aceea, trecând Iisus dincolo, în tinutul Gadarenilor, L-au întâmpinat doi demonizati, care ieseau din morminte, foarte cumpliti, încât nimeni nu putea sà treacà pe calea aceea. Si iatà, au început sà strige si sà zicà : « Ce ai Tu cu noi, Iisuse, Fiul lui Dumnezeu ? Ai venit aici mai înainte de vreme cas à ne chinuiesti ? » Departe de ei era o turmà mare de porci, pàscând. Iar demonii Îl rugau, zicând : « Dacà ne scoti afarà, trimite-ne în turma de porci. » Si El le-a zis : « Duceti-và. » Iar ei, iesind, s-au dus în turma de porci. Si iatà, toatà turma s-a aruncat de pe tàrm în mare si a pierit în apà. Iar pàzitorii au fugit si, ducându-se în cetate, au spus toate cele întâmplate cu demonizatii. Si iatà toatà cetatea a iesit în întâmpinarea lui Iisus si, vàzându-L, L-au rugat sà treacà din hotarele lor. Intrând în corabie, Iisus a trecut si a venit în cetatea Sa.

 

Koinonikon du dimanche (« Louez… : »)

 

Catéchèse/homélie : après la Pentecôte, le Seigneur Jésus manifeste sa puissance par le saint Esprit

- Lœuvre du Christ consiste : 1) à exorciser la puissance du Malin ; 2) à sanctifier par l’Esprit ceux qui croient en lui. Cette double action (qui est le contenu du baptême) se heurte éventuellement au rejet de la part des gens (ici, au lieu de se réjouir, ils prient Jésus de « quitter leur pays »).

- La réalité démoniaque montre que le mal en l’être humain et dans le monde est d’origine spirituelle

- L’action de Jésus dans cet épisode est une manifestation redoutable de sa divinité ; même les démons (ils ne sont ni athées ni agnostiques) reconnaissent sa souveraineté et le craignent.

- Ils demandent à être envoyés dans les porcs, animaux impurs suivant la religion juive, parce qu’ils sont eux-mêmes impurs. Est impur, ce qui est mélangé, celui qui est double, hésitant ou tiède ; celui encore qui, spirituellement, « mange à plusieurs râteliers », suivant l’expression proverbiale. Le cochon ne fait pas de distinction dans ce qu’il mange : radicalement omnivore, il absorbe même des nourritures pourries. Il est l’image du syncrétisme religieux, qui ne reconnaît pas le Pain substantiel.

- La condition animale historique : souvent l’animal subit le péché des humains ; il souffre de notre impureté ; il est cependant innocent (même féroce) ; n’étant pas une personne, il n’est pas libre de faire ou de ne pas faire la volonté de Dieu ; il suit la loi cosmique. L’être humain a une responsabilité à l’égard de toutes les créatures : les plantes, la terre, l’eau également souffrent à cause de ses fautes, ou bien accomplissent et manifestent ses péchés : au contraire, ils s’épanouissent et se transfigurent quand la personne se convertit. Les saints, par l’Esprit qui habite en eux, pacifient les animaux et transforment la création en jardin (cf. les saints Gilles, Roch, Martin, Serge de Radonège, Séraphin, etc.). Dans le « temps qui vient », toute la création peut être sauvée, par la médiation de la personne humaine transfigurée. L’animal, même s’il subit la mort à cause du péché humain, n’est pas promis au néant. Le Christ Lui-même, c’est-à-dire le Créateur qui s’est fait créature, prend, dans son sacrifice volontaire, la place des victimes animales offertes selon la loi juive. C’est la fin des sacrifices animaux (s’ils perdurent dans certaines cultures, ou bien là où l’animal est blessé par le comportement humain, c’est un anachronisme). L’ « Agneau de Dieu » souffre non seulement à la place de l’être humain, mais également pour toute créature, et Il sanctifie le bois de la Croix ainsi que la terre abreuvée par l’eau et le sang qui coulent de son côté, et même l’air où retentissent sa parole et sa prière pour le monde. 

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