Dimanche 5 juillet 2009, 4ème après la Pentecôte, mémoire de saint Athanase de l’Athos, ton 3.

Publié le par Père Jean-Pierre


Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-237

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

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DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 237

 

Dimanche 5 juillet 2009, 4ème après la Pentecôte, mémoire de saint Athanase de l’Athos, ton 3.

 

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

 

Tropar Invierii, glasul 3: Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă.

 

Tropaire(s) de l’église ou du monastère

Kondakion de la Résurrection en ton 3 : Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.//  Gloire au Père et et au Fils et au saint Esprit…

 

Kondakion de l’église ou du monastère Et maintenant…

 

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent !»//

 

Prokimenon du dimanche, t. 3 : Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie !

 

Epître du dimanche : Romains 6, 18-23

Frères, une fois affranchis du péché, vous êtes entrés au service du bien. Et (j’emploie pour vous une comparaison humaine, adaptée à la faiblesse de la chair) de même qu’on a jadis livré ses membres au service de l’impureté et de la licence pour faire le mal, il faut maintenant les mettre au service du bien pour être sanctifiés. Lorsque vous étiez esclaves du péché, vous n’étiez pas au service du bien. Quel fruit, cependant, recueilliez-vous alors d’actions dont aujourd’hui vous rougissez ? Car leur aboutissement, c’est la mort. Mais à présent qu’affranchis du péché vous êtes entrés au service de Dieu, vous recueillez un fruit qui vous mène à la sainteté et, pour finir, à l’éternelle vie. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.

 

Alléluia du dimanche, t. 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut !

 

 

Evangile du dimanche : Matthieu 8, 5-13 (n.trad.)

En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion vint à sa rencontre, l’appela à l’aide et lui dit : « Seigneur, mon domestique est couché à la maison ; il est paralysé et souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Moi, Je vais aller le soigner. » Mais le centurion répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit. Mais parle seulement d’une parole et mon domestique sera guéri. Je suis moi-même un être humain soumis à un pouvoir, et j’ai des soldats sous moi. Je dis à celui-ci : « Va ! » et il va ; à l’autre : « Viens ! » et il vient ; et à mon esclave : « Fais ceci ! » et il le fait. » Quand Jésus l’entendit, Il fut dans l’admiration et Il dit à ceux qui le suivaient : « Amen ! Je vous le dis : chez personne en Israël Je n’ai trouvé une telle foi. Je vous le dis : beaucoup viendront du levant et du couchant et prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux. Mais les fils du Royaume seront jetés dans l’obscurité extérieure : il y aura là des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi ! » Et à cette heure-là, le domestique fut guéri.

 

În vremea aceea, pe când Iisus intra în Capernaum, s-a apropiat de El un sutas, rugându-L, si zicând : « Doamne, sluga mea zace în casà, slàbànog, chinuindu-se cumplit. » Si a-zis Iisus : « Venind, îl voi vindeca. » Dar sutasul, ràspunzând, I-a zis : «  Doamne, nu sînt vrednic sà intri sub acoperisul meu, ci numai zi cu cuvântul si se va vindeca sluga mea. Cà si eu sînt om sub stàpânirea altora si am sub mine ostasi si-i spun acestuia : Du-te, si se duce ; celuilalt : Vino, si vine ; si slugii mele : Fà aceasta, si face. » Auzind, Iisus S-a minunat si a zis celor ce veneau dupà El : « Adevàrat gràiesc vouà : la nimeni, în Israel, n-am gàsit atâta credintà. Si zic vouà cà multi de la ràsàrit si de la apus vor venir si vor sta la masà cu Avraam, cu Isaac si Iacov în împàràtie cerurilor. Iar fii împàràtiei vor fi aruncati în întunericul cel mai dinafarà ; acolo va fi plângerea si scrâsnirea dintilor. » Si a zis Iisus sutasului : « Du-te, fie tie dupà cum ai crezut. » Si s-a însànàtosit sluga  lui în ceasul acela.

 

Koinonikon habituel du dimanche : « Louez le Seigneur… ! » en ton occurrent

 

Catéchèse : après Pentecôte, par l’activité du saint Esprit et des fidèles, l’Eglise du Christ se déploie.

1) le chrétien ne s’appartient pas, il appartient au Christ et à son Corps, l’Eglise. D’abord « esclave » (ne possédant rien), il accède par la grâce divine et non créée, et par ses propres efforts, d’abord à la dignité de serviteur, puis, au sommet de la « vie en Christ », à celle de fils. Cette vie nouvelle (épître : « affranchis du péché ») se voit à des comportements nouveaux (épître). Le charisme monastique (mémoire de st Athanase de l’Athos) prend à la lettre cette situation de non possession, non dispostion de soi, et d’appartenance au Christ. Le maximalisme des moines et des moniales, appel pour certains, est une référence dans notre Eglise ; son esprit n’est pourtant pas étranger à la vie familiale, la voie, la vérité et la vie du Christ et en lui étant une. Le mode de vie révèle le disciple de Jésus.

2) l’héritage du Judaïsme, assumé par le Christ, s’accomplit dans la Loi de l’Esprit, marquée par la relation de personne à personne, relation de dialogue et de communion, avec le Fils de Dieu, Jésus Christ (évangile). Les non Juifs (païens comme le Centurion) ont part au Royaume s’ils embrassent la vraie foi. Les Juifs aussi ! L’Eglise est la continuité et la plénitude d’Israël.

3) la norme du Salut est la Foi (« qu’il t’advienne selon ta foi ! »). Les actes – signes de la vie nouvelle en Jésus Christ – n’ont de valeur que s’ils sont inspirés et conduits par la Foi dans le Sauveur.

4) le Salut apparaît comme guérison : celle du corps témoigne de celle de l’âme par la Foi. Symboliquement, le « domestique » est l’être intérieur : « couché à la maison » (dans l’âme), « paralysé » (incapable d’agir pour le bien), et « souffrant terriblement » (tourmenté par les pensées, les passions, les conséquences de ses péchés), il peut guérir si son maître, le centurion (l’intelligence unie au cœur) confesse la foi : par sa seule puissance divine, le Christ peut, d’où Il est, guérir, ressusciter et, surtout, pardonner et sauver, envoyer l’Esprit saint qui unit au Père. Notre prière au Christ pour les malades et tous les souffrants sait que le salut des personnes et plus important que leur guérison physique ou psychique : si une telle guérison n’est pas accordée, nous pouvons croire que le salut, indépendamment du signe de la santé, nous est accordé pour ces personnes. Quelle joie 

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