Homélie pour la mi-Pentecôte

Publié le par Père Jean-Pierre

Homélie pour la mi-Pentecôte



oici une petite homélie pour ce mercredi de la mi-Pentecôte où nous liso

Voici une petite homélie pour ce mercredi de la mi-Pentecôte où nous lisons l'évangile de Jean 7, 14-30. "Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé..."

En entendant ce que le Seigneur dit aujourd’hui, au milieu de la fête des tentes, au peuple hébreu, comment ne pas penser aux magnifiques paroles du psaume 39 : « Il m’est prescrit de faire tes volontés, mon Dieu, j’ai voulu ta loi au profond de mes entrailles. J’ai annoncé la justice du Seigneur dans la grande assemblée ; vois, je ne ferme pas mes lèvres, toi tu le sais. Je n’ai pas celé ta justice au profond de mon cœur, j’ai dit ta fidélité, ton salut, je n’ai pas caché ton amour et ta vérité à la grande assemblée ».

Ce sont bien les paroles de notre Seigneur Jésus qui sont transcrites ici par l’auteur inspiré des psaumes et qui trouvent leur accomplissement dans ce que nous venons d’entendre de l’Évangile. En effet, le Christ est le seul à pouvoir faire, sans rougir et sans hypocrisie, cet aveu et professer une soumission totale à la volonté de Dieu. Lui, l’empreinte de l’Hypostase du Père, son Verbe et sa Sagesse, « ne cherche pas sa propre gloire » (Jn 7, 18), mais la gloire de Celui qui l’a envoyé.

Dans les paroles du Seigneur « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé » se révèle le mystère des rapports entre le Père et le Fils, unis par la divinité, mais constituant deux personnes distinctes. Ce que vous entendez, dit le Seigneur, c’est ma doctrine. Mais cette doctrine, tout en étant mienne, ne vient pas de moi, mais du Père dont je suis la Parole. Tout comme la divinité que je tiens du Père et que je partage avec lui depuis toujours dans une égalité parfaite. « Vous ne le connaissez pas. Moi je le connais, parce que je viens d’auprès de lui et c’est lui qui m’a envoyé » (Jn 7, 29).

Si le Verbe de Dieu est venu parmi nous, devenant homme en tout semblable à nous, à l’exception du péché, ce n’est pas seulement pour « guérir l’homme tout entier le jour du Sabbat » (Jn 7, 23) éternel, le jour où le Fils unique est descendu en enfer pour en remonter Adam et sa descendance, mais aussi pour accomplir les paroles du psaume que nous venons de rappeler, pour nous donner l’exemple de la conduite digne des enfants du Père qui ne cherchent pas leur propre gloire, mais celle de Dieu et qui, à l’instar de la Sagesse divine, ne jugent pas selon l’apparence, mais selon la justice.

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