Infos du 03 Juillet,mise à jour

Publié le par Père Jean-Pierre

Le patriarche Alexis a reçu le président d'Estonie



Le 30 juin, dans sa résidence à Pérédelkino, près de Moscou, le patriarche Alexis a reçu le président d'Estonie Toomas Hendrik Ilves. Monsieur Ilves a invité le primat de l'Eglise orthodoxe russe à se rendre en Estonie.

Le patriarche Alexis est né en Estonie et y a passé la majeure partie de sa vie. Le président Ilves a d'ailleurs offert au patriarche la photo de sa maison de famille à Tallinn où la famille Ridiger a vécu jusqu'en 1940, ainsi que quatre lettres retrouvées au grenier de cette maison lors des travaux récents. Une de ces lettre fut écrite par la mère du patriarche Alexis.

"Malgré quelques problèmes qui subsistent entre nos deux pays, le niveau d'amitié et de compréhension mutuelle entre les peuples reste élevé", a noté le président T. Ilves qui s'est réjoui de cette rencontre avec le patriarche "un homme chaleureux, sincère et très spirituel qui, de surcroît, est très bien renseigné sur ce qui se passe en Estonie, sa patrie".

Rappelons que la dernière visite du patriarche Alexis en Estonie remonte au septembre 2003.

02/07/2008 13:19

DANS LA CROIX.DEPECHE A.F.P
BORDEAUX, 2 juil 2008 (AFP) - Enquête préliminaire sur un éventuel détournement de fonds à Lourdes

Une enquête préliminaire a été confiée à l'antenne de Pau de la police judiciaire de Bordeaux, à propos des agissements du recteur des sanctuaires de Lourdes, le père Raymond Zambelli, soupçonné de détournement de fonds, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Cette enquête a été ouverte à la demande du parquet de Tarbes, après un signalement du Tracfin, cellule de lutte anti-blanchiment d'argent dépendant du ministère des Finances, a précisé cette source, confirmant des informations publiées mercredi par Le Canard Enchaîné.

Le journal satirique affirme que le parquet de Tarbes a ouvert une enquête suite au signalement, le 5 juin par Tracfin, de mouvements de fonds suspects pour un montant de 427.000 euros sur les comptes personnels du père Raymond Zambelli, recteur des sanctuaires de Lourdes, chargé du secrétariat général et de la trésorerie.

Le Canard enchaîné précise que le prêtre n'aurait toujours pas été entendu à ce jour.

Le procureur de la République de Tarbes Gérard Aldige et le parquet général de Pau, dont il dépend, n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Selon l'hebdomadaire satirique, le procureur général de Pau Jean-François Lorans juge, dans une lettre à la Garde des sceaux Rachida Dati, "cette affaire particulièrement sensible alors que Lourdes se prépare à accueillir le pape Benoît XVI le 13 septembre 2008". Et il propose que "l'interpellation et l'audition du père Zambelli" n'interviennent "qu'après le voyage du pape en France".

Le recteur des sanctuaires devrait pour sa part tenir un point de presse à Lourdes à 15H00.


      

     

Peine allégée pour les deux Algériens chrétiens



Deux Algériens convertis au christianisme ont été condamnés mercredi 2 juillet à six mois de prison avec sursis et 100.000 dinars d'amende (1.000 euros) pour prosélytisme

Six mois de prison avec sursis et 100 000 dinars d'amende (1 000 euros). C'est ce dont écopent Mohammed Seghir, 40 ans, et Jammal Dahmani, 36 ans, deux Algériens condamnés pour prosélytisme chrétien et exercice illégal d'un culte non musulman.

Ces deux informaticiens avaient été condamnés par contumace le 20 novembre 2007 à deux ans de prison ferme et 5.000 euros (7.775 dollars) d'amende. La loi algérienne leur avait permis d’être rejugés pour « distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans ». Ils encouraient un maximum de cinq ans de prison et 10.000 euros d'amende.

Le procureur du tribunal de Tissemsilt n’avait pas requis de peine contre eux. Lors de l'audience en appel du 25 juin, il avait demandé au juge d'appliquer la loi concernant leurs cas, sans fournir plus de précision. Le jugement avait été mis en délibéré.

"Scandaleux"

Leur avocate maître Khadïdja Khalfoun a trouvé le verdict "sévère". Le président de l'Eglise protestante d'Algérie, Mustapha Krim, lui, a qualifié ce verdict de "scandaleux". "Nous en appelons à un changement radical des lois, en particulier la loi de février 2006, et à ce que les chrétiens d'Algérie puissent vivre leur foi en toute liberté et en toute sérénité, au même titre que les musulmans", a-t-il ajouté.

Environ 99% des quelque 34 millions d'Algériens sont musulmans et le pays possède une tradition de tolérance religieuse, mais la religion est une question sensible. Le traumatisme reste fort après la décennie 1990 de quasi-guerre civile entre l'armée et des groupes islamistes.

Depuis février 2006, l'exercice du culte non musulman est soumis à une loi qui pose le préalable de l'autorisation du ministère de l'intérieur pour le lieu où doit s'exercer le culte et celle des autorités religieuses pour la personne qui doit diriger ce culte. Plusieurs procès ont depuis été intentés contre des convertis accusés de prosélytisme.
Avec AP

Un prêtre catholique tué au Népal



Selon l'agence Asianews, le P. Prakash, tombé sous les balles d'assaillants dans la nuit du 1er au 2 juillet, est le premier prêtre assassiné au Népal

Un prêtre catholique a été tué à Sirsiya, au Népal, dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juillet par des inconnus qui pourraient être des terroristes selon la police. Selon l'agence d'information religieuse Asianews, il s'agirait du premier prêtre tué au Népal.

Le P. John Prakash, salésien âgé de 62 ans, se trouvait dans la résidence où il habitait avec deux autres religieux quand un groupe de personnes armées y a pénétré. Ces personnes lui ont demandé de l'argent, "après quoi une bombe a explosé", selon un des religieux cités par Asianews, une agence proche du Vatican. La bombe a tué l'ecclésiastique. D'origine indienne, il travaillait depuis dix ans au Népal, comme responsable d'une école.

Selon la police locale, les auteurs de l'attentat pourraient être des membres d'un groupe terroriste, le Terai Defence Army, qui avait déjà essayé dans le passé d'extorquer de l'argent aux religieux.

L'évêque du Népal, Mgr Anthony Sharma, a condamné l'attentat. La communauté catholique du Népal compte environ 7.000 fidèles sur une population de 25 millions d'habitants, selon Asianews.
Avec AFP et Asianews


Le chef du CPL explique l’objectif de la rencontre prévue vendredi prochain
Aoun : Les chrétiens doivent reprendre leur sort en main
L'article de Scarlett HADDAD

«J’invite les chrétiens à mettre de côté la tristesse et le défaitisme. Ils doivent avoir confiance en eux et ils redeviendront un élément majeur de la vie politique interne. » C’est en ces termes que le général Michel Aoun s’est adressé hier aux représentants des médias au cours d’une rencontre informelle consacrée à la rencontre chrétienne qui se tiendra vendredi prochain.
Détendu, mais déterminé, le général Aoun a affirmé que les chrétiens du Liban doivent reprendre leur sort en main, d’autant que c’est sur eux que repose désormais la responsabilité de la présence des chrétiens dans la région. Selon lui, les chrétiens d’Irak sont en grande majorité partis, ceux d’Égypte sont en situation de survie et les autres ne sont plus que de petites minorités peu influentes. Les chrétiens du Liban sont donc les derniers dépositaires des valeurs chrétiennes universelles dans la région. Et si leur cœur penche vers l’Occident, leur cerveau est toujours en Orient et ils sont à même, s’ils le décident, d’être le moteur de la modernité et du changement avec leurs autres partenaires dans la patrie. Dans un exposé global, le général Aoun a expliqué que, dans la logique historique, le modèle de la société libanaise, et des sociétés pluralistes en général, va l’emporter sur la tendance séparatiste et sur les modèles extrémistes. Il a ajouté que l’exacerbation des appartenances ethniques ces dernières années constitue une réaction à l’ultramondialisation et à la politique américaine dans le monde. C’est pourquoi les différents particularismes identitaires ont éprouvé le besoin de s’affirmer, pour ne pas être noyés dans la masse. Mais, selon lui, ce phénomène touche à sa fin et le pluralisme va revenir à l’ordre du jour. Le Liban est ainsi un modèle et il faut à tout prix le préserver, mais cela ne peut se faire que si les chrétiens retrouvent un rôle de premier plan.
Une fois de plus, le général Aoun a insisté sur le danger que représente l’implantation des Palestiniens pour le Liban en général et pour les chrétiens en particulier. Il a rappelé qu’il y a actuellement au Liban 600 000 réfugiés palestiniens (450 000 dans les camps et 150 000 en dehors). S’ils sont intégrés à la vie politique libanaise, comme le souhaite l’administration américaine, les sunnites du Liban deviendront le groupe communautaire majoritaire du pays et seront en droit d’exiger une plus grande part du pouvoir avec l’aval notamment de l’Arabie saoudite. Toute la structure de la société libanaise, qui repose sur une coexistence entre plusieurs minorités confessionnelles, en sera bouleversée, et la formule nationale sera remise en question.
Le général Michel Aoun a aussi révélé que, lors de la dernière visite du patriarche Sfeir aux États-Unis, les évêques qui l’accompagnaient ont entendu des propos significatifs de la part des responsables américains sur l’importance de garder les réfugiés palestiniens au Liban. Le danger est donc réel, mais il ne faut pas baisser les bras.
Le chef du CPL a rappelé que lorsqu’en 2001 il a évoqué son intention de se rendre aux États-Unis pour lancer le « Restauration of Lebanese Sovereignity Act », tout le monde l’a pris pour un fou. Même chose lorsqu’en 2005, après le départ des troupes syriennes, on lui a conseillé de ne pas revenir au pays et de devenir en quelque sorte « le père spirituel de la libération ». Il a tenu bon dans les deux cas et il a pratiquement réussi à renverser les situations et obtenir un nouveau découpage électoral plus favorable aux chrétiens.
La confiance en soi, la détermination et la conviction sont donc importantes pour relever les défis, selon le général Aoun. Mais le plus important reste la décision des chrétiens d’agir en groupe et de s’entendre sur une base commune inspirée des valeurs chrétiennes universelles. C’est, selon lui, l’idée principale de la tenue de la rencontre de vendredi, qui reste ouverte à toutes les autres parties chrétiennes. Aoun a d’ailleurs appelé toutes les composantes chrétiennes à surmonter les susceptibilités et les questions personnelles pour participer à cet échange qui se veut aussi large et rassembleur que possible. En réponse à une question, le chef du CPL a précisé qu’il continue à avoir la même attitude à l’égard des Forces libanaises, depuis son retour au Liban et la visite qu’il a rendue au chef des FL à Yarzé. Il l’avait alors invité à surmonter ce qui s’était passé entre eux, sans l’oublier, car il faut tout faire pour empêcher une réédition de cette période. Il a ajouté que le pardon est une des principales valeurs chrétiennes, mais il ne peut être accordé qu’à ceux qui expriment des regrets. Depuis son retour, a expliqué le chef du CPL, il a maintenu la même attitude, rejetant la violence et le recours aux armes sur le plan interne, et acceptant le conflit politique.
Au sujet de la rencontre chrétienne de vendredi, le général Aoun a encore précisé qu’elle n’est absolument pas dirigée contre le président Michel Sleiman, puisque l’idée avait été lancée le 3 décembre dernier et les préparatifs se sont poursuivis pendant des mois. Il a aussi ajouté qu’il a décidé d’en prendre l’initiative après avoir vu les limites des constantes de Bkerké et de la charte d’honneur qu’il avait signées, avant d’être attaqué de toutes parts. Il a ajouté que cette rencontre devrait adopter un mécanisme et une structure qui lui permettraient d’avoir lieu régulièrement.
Le général Aoun a conclu son exposé en rappelant qu’avec le document d’entente signé avec le Hezbollah, il a réussi à renverser la situation et il a consacré une entente sur la base qui repose sur la complémentarité : « Je suis devenu une nécessité pour le musulman et il éprouve le même sentiment à mon égard. Avec le Hezbollah, nous avons conclu un mariage maronite. Et ceux qui pensent que c’est lui qui mène et moi qui suis n’ont qu’à revoir qui menait les négociations à Doha et qui les mène aujourd’hui pour la formation du gouvernement... »

Scarlett HADDAD
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Publié dans infos diverses

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