Dimanche 8 juin 2008 : 7è dimanche après Pâques
Dimanche 8 juin 2008 : 7è dimanche après Pâques
Des Saints Pères du 1er Concile Oecuménique
Ton 6 ; 10ème Evangile
Epître : Ac 20, 16-18, 28-36 ; Evangile : Jn 17, 1-13
| Recevant toute clarté de l'Esprit saint, les Pères saints ont proclamé sous Inspiration de Dieu le mystère de la foi * court en paroles mais riche de sens, * et comme des hérauts du Christ, * s'inspirant des évangéliques enseignements * et de la sainte tradition, * ils ont reçu d'en haut la lumineuse révélation * et tout brillants de clarté * ils ont défini les dogmes divins. Gloire au Père... Le chœur des Pères saints * accourus depuis les confins de l'univers * a proclamé l'unique essence et l'unique nature * du Père, du Fils et de l'Esprit et transmis à l'Eglise clairement * le mystère de l'enseignement divin ; aussi, les célébrant dans la foi. * nous les disons bienheureux et chantons : Divine garde du Seigneur, astres étincelants du spirituel firmament, * imprenables donjons de la mystique Sion, * suaves fleurs de Paradis, * bouches du Verbe toutes dorées, * vous la gloire de Nicée, * de l'univers la splendeur, * intercédez pour nos âmes auprès du Seigneur. Textes liturgiques orthodoxes Textes à méditer L'Evangile de ce jour nous offre la prière du Seigneur à Gethsémani après la Dernière Cène. Elle est connue sous le nom de prière archihiératique du Seigneur. Notre Eglise lit ce jour ce passage évangélique car elle fête la mémoire des Saints Pères du 1er Concile œcuménique (325 ap. J.-C.). L'Orthodoxie est aujourd'hui en fête parce que lors de ce Concile a triomphé la vérité de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. « Etre dans l'Eglise qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut dire de ne pas abandonner notre religion et notre foi. Cela veut dire d'avoir en nous l'amour, cet amour que le Christ nous enseigne. Cela veut dire d'assister à la divine Liturgie, de nous confesser et de communier. L'Eglise c'est le Christ et celui qui est dans l'Eglise est avec le Christ». Métropolite de Kozanis DIONYSSIOS in Parole de Supplication, Kozani 1967 Notre Credo comporte comme deux aspects : un aspect statique, si l'on veut, ou plutôt acquis, donné, le roc de notre certitude de foi, et un aspect dynamique, le chant de louange que l'intelligence humaine, mourant et renaissant dans les eaux du baptême, ne cesse de faire résonner à la gloire de la Trinité. Symbole donc de l'Eglise, le Credo de Nicée-Constantinople fait partie intégrante de la liturgie eucharistique : de la sorte il signifie que le don total de Dieu dans la communion ne peut se faire qu'au don total de l'homme dans l'eucharistie, au sens propre d'action de grâce, et que notre eucharistie, notre merci doit être un engagement personnel, qui exige notre adhésion consciente à la Parole de Dieu, si nous voulons que notre confession de foi devienne ouverture à la vie. |
| Kondakion, t. 8 Le message des Apôtres et des Pères l'enseignement pour l'Eglise affermissent l'unité de la foi : * portant la tunique de vérité * tissée par la céleste révélation, * elle dispense fidèlement * et glorifie le grand mystère de la foi. Ikos Ecoutons l'Eglise de Dieu nous crier en une sublime proclamation : * Qu'il vienne à moi et qu'il boive, celui qui a soif ! * c'est dans le cratère de la Sagesse que je mêle mon vin ; * je l'ai mêlé à la parole de vérité ; * et l'eau que je verse n'est pas celle de la contestation, * mais celle de la concorde dans la foi, * dont boit le nouvel Israël à qui Dieu apparaît en disant : * Regardez et voyez, je suis le même, je n'ai pas changé, je suis Dieu au commencement comme après le temps, il n'en existe pas d'autre que moi. * Ceux qui prennent part seront rassasiés * et loueront le grand mystère de la foi. | |
| HOMELIE Le dimanche après le jeudi de l'Ascension, l'Eglise orthodoxe commémore les 318 Pères (évêques) du premier concile œcuménique convoqué et réuni à Nicée par l'empereur Constantin pour mettre fin aux troubles suscités par l'hérésie d'Arius dans les provinces orientales de l'empire. Il s'ouvrit le 20 mai 325 et fut clos le 25 août de la même année. Père André Borrély |