Infos du 05 Juin

Publié le par Père Jean-Pierre

Les chrétiens se mobilisent pour la paix en Terre sainte


Une semaine internationale d’action pour la paix en Palestine et en Israël entend sensibiliser l’opinion. Dimanche, une prière sera lue dans les églises

L
utter contre l’habitude du conflit. Telle est l’idée-force de la « Semaine d’action in­ternationale pour la paix en Palestine et en Israël » lancée, hier, à Jérusalem par le Conseil œcumé­nique des Églises (COE) et par les Églises chrétiennes présentes en Terre sainte.
« Il est temps de mettre fin à soixante années de conflit, d’op­pression et de peur », s’écrie à ce titre le message (lire ci-dessous) rédigé pour cette semaine en référence à la fondation de l’État d’Israël, il y a soixante ans.
Dimanche 8 juin sera même une sorte de point d’orgue pour cette action internationale avec la pro­position faite à toutes les commu­nautés chrétiennes de lire une prière dans les églises. En France toutes les paroisses catholiques ont reçu le texte de la prière via Justice et Paix-France (1), qui est le partenaire de l’opération pour notre pays. Le texte de la prière (disponible sur la-croix.com), qui s’ajoute au message publié ci­dessous, insiste sur l’urgence de la négociation :
« Envoie-nous des di­rigeants politiques prêts à consacrer leur vie à l’établissement d’une paix juste entre leurs peuples. Donne-leur le courage de signer un traité de paix qui mette fin à l’occupation imposée par un peuple sur un autre, accorde la liberté aux Palestiniens, donne la sécurité aux Israéliens et nous libère tous de la peur. (…) Sur la terre que tu as sanctifiée, libère-nous du péché de la haine et du meurtre. Libère les âmes et les cœurs des Israéliens et des Palestiniens de ce péché. Apporte la libération à la population de Gaza soumise à des épreuves et des mena­ ces sans fin. » Évidemment, l’équili­bre est difficile, commente l’un des responsables de l’opération, « entre la reconnaissance de la sécurité pour Israël et la dénonciation des condi­tions de vie des Palestiniens, mais il faut tenir les deux ». Dépasser, donc, tenter, par le haut, de débloquer la situation avec les armes de la prière et la parole publique (veillées, fo­rums, rencontres interreligieuses) mais aussi, indiquent les organi­sateurs, par des interventions auprès des pouvoirs publics dans les douze pays qui se sont engagés à participer.
Une sorte de lutte à mains nues pour la paix dont le plus beau
symbole, proposé comme idée d’action, pourrait être la planta­tion d’oliviers.
JEAN-MARIE GUÉNOIS

(1) À côté de Justice et Paix-France, sont associés pour cette semaine d’ac­tion, le CCFD, le Secours catholique, l’Acat, Pax Christi, le Secrétariat de Terre sainte (Custodie), la Cimade, la KEK et l’association Chrétiens de la Méditerranée.

Tenter par la prière et la parole publique de débloquer la situation.




Jérusalem lors de la Pâque orthodoxe. « Il est temps pour la paix » en Terre sainte, proclament les Églises.
ZIV KOREN/POLARIS/STARFACE

DOCUMENT
« Il est temps pour la Palestine »

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) et les responsables des Églises de Jérusalem lancent cet appel pour que survienne la paix en Terre sainte

«
Il est temps pour la Palestine.
Il est temps pour les Palestiniens et les Israéliens de partager une paix juste.
Il est temps de respecter la vie humaine sur cette terre qu’on appelle sainte.
Il est temps que commence la guérison des âmes blessées.
Il est temps que finissent soixante ans de conflit, d’oppression et de crainte.
Il est temps que la liberté succède à l’occu­pation.
Il est temps pour l’égalité des droits.
Il est temps que cessent la discrimination, la ségrégation et la restriction des mouve­ments.
Il est temps que ceux qui ont érigé des murs et des barrières aillent en dresser chez eux.
Il est temps de ne plus détruire les maisons des uns tout en construisant celles des autres sur une terre qui n’est pas à eux.
Il est temps d’en finir avec le système deux poids, deux mesures.
Il est temps pour les Israéliens d’avoir la sé­curité et des frontières sûres, en accord avec leurs voisins.
Il est temps pour la communauté internatio­
nale d’appliquer soixante ans de résolutions des Nations unies.
Il est temps pour le gouvernement israélien d’accepter l’accord offert dans l’Initiative de paix arabe.
Il est temps que tous ceux qui représentent le peuple palestinien participent à l’établis­sement de la paix.
Il est temps qu’un peuple réfugié depuis soixante ans retrouve ses droits et un foyer permanent.
Il est temps d’aider les colons vivant dans les Territoires palestiniens occupés à s’installer en Israël.
Il est temps pour l’autodétermination.
Il est temps que les étrangers visitent Beth­léem et d’autres villes prisonnières du mur.
Il est temps qu’ils voient le confort des colo­nies et le désespoir des camps de réfugiés.
Il est temps que ceux qui vivent sous l’occupa­tion depuis quarante et un ans ressentent la solidarité nouvelle du monde autour d’eux.
Il est temps de nommer la honte du châti­ment collectif et d’y mettre fin sous toutes ses formes.
Il est temps de stigmatiser la violence frap­pant les civils et de garantir que tous soient en sécurité.
Il est temps de libérer les prisonniers et de juger équitablement ceux qui sont légitime­ment accusés.
Il est temps de réunir les habitants de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Il est temps que tous respectent les normes du droit international humanitaire et des droits humains.
Il est temps de partager Jérusalem, capitale de deux nations et cité sainte de trois reli­gions.
Il est temps que musulmans, juifs et chrétiens soient libres de visiter leurs lieux saints.
Il est temps que les oliviers fleurissent et que leurs fruits mûrissent en Palestine et en Israël.
Il est temps d’honorer tous ceux qui ont souf­fert, Palestiniens et Israéliens.
Il est temps de tirer la leçon des injustices passées.
Il est temps de comprendre la colère qui gronde et d’en éliminer les causes.
Il est temps que ceux qui ont du sang sur les mains reconnaissent ce qu’ils ont fait.
Il est temps de susciter le pardon entre les communautés et de réparer ensemble la terre blessée.
Il est temps de marcher vers l’avenir en tant qu’êtres humains créés à l’image de Dieu.
Tous ceux qui sont en mesure de dire la vérité au pouvoir doivent la dire.
Tous ceux qui veulent rompre le silence en­tourant l’injustice doivent le rompre.
Tous ceux qui ont quelque chose à donner pour la paix doivent le donner.
Pour la Palestine, pour Israël, pour notre monde troublé, Il est temps pour la paix. »

 
 
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Porte-parole du Saint-Siège: les médias du Vatican, un outil fondamental

Intervention du P. Lombardi à Toronto


 

ROME, Mercredi 4 juin 2008 (ZENIT.org) - La recherche d'unité entre les chrétiens est une des priorités de Benoît XVI, et au Vatican les moyens de communication sont prêts à collaborer pour atteindre cet objectif, affirme le porte-parole du Saint-Siège.

Le père jésuite Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, de Radio Vatican et du Centro Televisivo Vaticano, s'est exprimé devant un groupe d'hommes d'affaires catholiques lors d'une réunion à Toronto.

« Dès son premier discours dans la Chapelle Sixtine, au lendemain de son élection, a-t-il rappelé, Benoît XVI affirmait clairement que l'œcuménisme, la recherche d'unité avec d'autres confessions chrétiennes, est une des priorités principales de son pontificat ».

Selon le porte-parole, la visite du pape à Istanbul, en 2006, marquée par sa rencontre avec le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomé I, « a été jusqu'ici le signe le plus évident concernant cet objectif œcuménique ».

Soulignant le rôle des médias du Saint-Siège, le père Lombardi a relevé que « toutes les célébrations, y compris la rencontre entre le pape et le patriarche, ont été retransmises au niveau international par le Centro Televisivo Vaticano avec commentaires en direct et dans six langues différentes ».

C'est le « parfait exemple de comment nous pouvons mettre les communications sociales au service de l'œcuménisme », a-t-il souligné.

La Russie

Concernant le dialogue œcuménique avec le patriarcat orthodoxe de Russie, le père Lombardi a précisé que, malgré les difficultés « beaucoup de relations sont en train de fleurir laissant espérer qu'un jour, pas trop lointain, on puisse arriver à une rencontre de très haut niveau ».

Le porte-parole a évoqué sa participation à la diffusion d'un documentaire d'une heure sur Benoît XVI, à la télévision nationale russe: « Ce documentaire était une coproduction des catholiques et des orthodoxes, et renfermait un message que le pape a prononcé en russe pour la population russe ».

« Une production de ce type constituait bien sûr une nouveauté absolue et n'aurait jamais pu se réaliser sans le consentement du patriarche orthodoxe de Moscou. Aussi est-elle vue comme un signe très positif », a souligné le père Lombardi.

Niveau interreligieux

Quant aux relations avec le judaïsme et l'islam, le père Lombardi a affirmé que Benoît XVI « souhaite un dialogue sincère qui ne cache pas les vrais problèmes ».

Le père jésuite a rappelé la visite du pape à deux synagogues, à Cologne et à New York, au camp de concentration d'Auschwitz et au mémorial des victimes juives du nazisme à Vienne.

« Je réalise avec plaisir que durant son pontificat Jean Paul II a visité une synagogue, celle de Rome, alors que Benoît XVI, en trois ans, en a déjà visité deux. Ce qui veut dire qu'il a accompli des progrès sur la voie ouverte par ses prédécesseurs », a dit le père Lombardi.

« Ceci vaut également pour les mosquées : Jean Paul II en a visité une au bout de 20 ans de pontificat, Benoît XVI au bout d'un an et demi », a-t-il poursuivi.

Tout en reconnaissant que les rapports avec l'islam ont été difficiles dans le sillage du discours de Ratisbonne, en 2006, le père Lombardi a néanmoins relevé que « ce discours avait provoqué différentes réactions musulmanes à la position du pape, et une intense réflexion à l'intérieur du monde musulman ».

La Chine

Le porte-parole du Saint-Siège a également dit voir comme « un signe d'espérance positif et encourageant » pour les relations entre le Vatican et la Chine, le concert du 7 mai au Vatican, où l'Orchestre philarmonique chinois et le Chœur de la Shanghai Opera House ont interprété le Requiem de Mozart, qui a été retransmis par la télévision chinoise.

« On ne peut nier que cet événement, au-delà de sa signification culturelle, est révélateur de bons rapports d'amitié. L'orchestre chinois a choisi de jouer un morceau important, à la fois occidental et religieux, ainsi qu'une petite et très belle chanson populaire chinoise, Fleurs de Jasmin ».

« Il y a quelques années encore il aurait été inimaginable qu'un orchestre chinois joue un morceau occidental et religieux sur une scène internationale. Le pape a assisté au concert et a prononcé un discours bref mais plein de signification sur l'art utilisé comme un outil de dialogue entre peuples et cultures, rappelant avec affection tous les catholiques chinois ».

Quelques jours plus tard, un terrible tremblement de terre a secoué la Chine et le pape a manifesté publiquement sa proximité et sa peine. « L'ambassadeur chinois à Rome m'a dit que les paroles du pape avaient eu beaucoup d'impact sur toute la nation », a raconté le père Lombardi.

« Le pape n'est plus une figure étrangère pour le peuple chinois, mais une grande personnalité entourée d'attention et de respect ».

« On ne peut pas nier, a-t-il dit, que cela représente un signe concret d'espérance ».

Traduction française : Isabelle Cousturié

 


jeu. 05 juin 2008
L'Eglise orthodoxe d'Estonie s'est réunie en concile
Un concile de l'Eglise orthodoxe d'Estonie - Eglise autonome au sein du patriarcat de Moscou - s'est réuni le 3 juin 2008 au monastère de la Dormition de Puhtica. Il a commencé par la célébration de la divine liturgie, présidée par le métropolite Corneille de Tallinn et de toute l'Estonie. Le métropolite était entouré lors de l'office par un grand nombre de membres du clergé de son Eglise et des laïcs participants au concile.

Dans le discours inaugural, Mgr Corneille a présenté l'activité de l'Eglise d'Estonie depuis le dernier concile. Le métropolite a mis l'accent sur la conciliarité et la confiance qui doivent être les seuls moyens de résolution des difficultés dans la communauté ecclésiale. Le juriste de la métropole a présenté la situation concernant la restitution des lieux du culte à l'Eglise et a énoncé les perspectives de modification du statut de l'Eglise autonome d'Estonie. Des responsables des commissions ecclésiales ont exposé l'activité dans différents domaines dont le catéchisme et l'éducation religieuse.

Jeudi de l’Ascension

Lire la suite "L’Ascension" »

La question d’un député

Un député, Jean Frédéric Poisson, vient de déposer une question au ministre de l’intérieur concernant l’organisation d’un festival (nommé Hellfest), cet été en Loire-Atlantique, qui valorise le satanisme. Il s’étonne en outre du versement de subventions par les collectivités locales pour une telle manifestation.

Comptes rendus de la visite du cardinal Kasper en Russie

Sur la récente visite du cardinal Walter Kasper en Russie, quelques comptes rendus : sur Radio Vatican, avec un bref entretien, cette dépêche de l’agence Apic, un reportage vidéo de la rencontre avec le patriarche Alexis, cette synthèse de l’entretien du cardinal Kasper accordée à l’Osservatore romano.

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Publié dans infos diverses

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