Infos du 28 Mai

Publié le par Père Jean-Pierre

France 2: « Foi et tradition des chrétiens orientaux » - Les monastères coptes du Fayoum

France 2 a diffusée dimanche 25 mai 2008, une émission sur les monastères coptes du Fayoum. Cette émission est présentée par Jean-Pierre Enkiri et Thomas Wallut et a été réalisée par Georges-Alain Baudry. Christine Chaillot y a participé.
Moins connus que ceux du Wadi Natroun ou de la Mer Rouge, les monastères coptes du Fayoum ne manquent pas d’intérêts. Leur histoire est jalonnée de miracles et eux aussi connaissent un remarquable renouveau.
Vous pouvez regarder l’émission sur l'Internet en
cliquant ICI.oecuméniques, Télévision |

 

 Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a rencontré lundi 26 mai les étudiants de l'Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou. Présentant le travail de son dicastère, le cardinal a souligné que le dialogue avec l'Église orthodoxe est actuellement une priorité pour l'Église catholique : « Nous avons beaucoup plus en commun que de choses qui nous séparent, et nous sommes de plus en plus convaincus que les signes des temps nous obligent tout simplement à établir une collaboration plus étroite entre nos Églises ».

Le cardinal a ensuite répondu aux questions des étudiants. Revenant notamment sur le dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes, le cardinal a souligné les nombreux points d'accord concernant les sacrements, l'eucharistie, l'épiscopat : « sur tous ces points, nous sommes bien plus proches que des protestants », a déclaré Mgr Kasper. Le cardinal a néanmoins souligné qu'« il n'est pas suffisant que les théologiens et les évêques s'unissent ; il est plus important d'unir les peuples. La mentalité et les dispositions intérieures des peuples sont bien plus difficiles à changer ». Présentant le but du travail pour l'unité, le cardinal a déclaré que « L'Église est un don unique du Saint-Esprit : on peut préparer l'unité, mais non pas l'organiser. Nous pouvons seulement prier pour l'unité. Mais il est clair que nous avons un défi commun, car nous sommes tous menacés par la sécularisation […] Par unité il ne faut nullement comprendre unification. Nul ne prétend à ce que les normes de l'Église latine s'appliquent mécaniquement à l'Église orientale. Cela peut être une unité dans la diversité, ou bien une diversité dans l'unité ».

mer. 28 mai 2008

Suisse : la «Nuit des Eglises» à Lausanne

L’Eglise orthodoxe participe à la première « Nuit des Eglises » à Lausanne, en Suisse, vendredi 30 mai. Le programme (le télécharger en format pdf) propose 41 lieux dont certains seront ouverts jusqu’à deux heures du matin. Les paroisses orthodoxes roumaine et grecque de la ville participent à l’évènement.

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"Une première" en Normandie : un aumônier orthodoxe au C.H.U.-C.H.R. de Caen

Depuis plusieurs années, la nécessité d'avoir un aumônier orthodoxe au centre hospitalier universitaire et au centre hospitalier régional s'est fait sentir. C'est maintenant chose faite. Le père Stefan Fotache, recteur de la paroisse orthodoxe Saint André et Sainte Alexandra, dont les offices ont lieu à la chapelle du C.H.R., 14 Bd Clemenceau, à Caen, a été nommé aumônier orthodoxe, et son diacre, Jean-Paul Lefebvre-Filleau, aumônier adjoint. Toute personne souhaitant entrer en contact avec le père Stefan Fotache peut le faire par téléphone (02.31.80.76.43.ou 06.71.85.69.78) ou directement à la chapelle du centre hospitalier régional après les offices.

Une délégation française du ministère de l’intérieur et du ministère des affaires étrangères en visite en Russie

Une délégation française composée de membres du ministère de l’intérieur et du ministère des affaires étrangères, accompagnée par le hiéromoine Alexandre (Siniakov), est actuellement en visite en Russie à l’invitation de l’Eglise orthodoxe russe.

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mar. 27 mai 2008

Afrique du sud : le patriarche Théodore visite un centre pour les enfants des rues à Johannesburg

Le 22 mai dernier, le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, Théodore, a visité un centre pour les enfants des rues à Johannesburg en Afrique du sud.

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Deux stages de chants byzantins cet été

Deux stages de chants byzantins sont organisés cet été. Le premier par le groupe Stoudion se déroulera du 5 au 14 juillet à Saint Antoine l’Abbaye dans l’Isère. Pour tout renseignement, voir cette page. Le second aura lieu au monastère de Cantauque, non loin de Carcassonne dans l’Aude, du 13 au 18 juillet (voir aussi cette page sur la psaltique) (english, español).

RCF Nice : Le saint prêtre Yussif de Damas (1/2)

St_yussif_de_damasPère Marcel Sarkis, recteur de la paroisse orthodoxe antiochienne de Nice Saint-Ignace le Théophore et Sainte-Marguerite, diplômé de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, reprend au cours de deux émissions successives le propos de la conférence qu'il a donnée dans les murs de la paroisse Saint-Nicolas de Nice (6, rue de Longchamp) le lundi 11 janvier 2008. Nous vous proposons de l'écouter (durée : 27 minutes) ou de la télécharger :

Cliquez ici pour télécharger le MP3

L'émission a été diffusée le 22 mai 2008.
Production et enregistrement : P.Marcel Sarkis. Montage : P. Marcel Sarkis et P. Michel Philippenko (paroisse orthodoxe russe de Nice Saint-Nicolas – Patriarcat œcuménique de Constantinople

28/05/2008 12:20
PARIS, 28 mai 2008 (AFP) - Algérie: la convertie n'a "rien commis d'interdit" (ligue droits de l'Homme)

La Ligue algérienne des droits de l'Homme a salué mercredi la décision du tribunal de Tiaret (sud-ouest algérien) d'ordonner un complément d'information dans le procès d'une Algérienne convertie au christianisme et estimé qu'elle n'avait "rien commis d'interdit".

"C'est un bon jugement parce qu'on a considéré que les gendarmes et le parquet ont commis une erreur de traduire Habiba Kouider devant la justice", a déclaré à Radio France Internationale le président de la ligue algérienne des droits de l'Homme, Ghechir Boudjema.

Habiba Kouider, 37 ans, a comparu mardi pour "prêche d'un culte non-musulman sans autorisation". Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d'une dizaine de Bibles, selon le président de l'Eglise protestante d'Algérie, et de 25 Bibles, selon le ministère des Affaires religieuses.

"Pour nous, Habiba n'a rien commis d'interdit. Dans la loi algérienne, il n'y aucun texte qui sanctionne une personne qui ait dans sa possession un livre sacré, la Bible, le Coran ou autre chose", a affirmé M. Boudjema.

Selon lui, Habiba Kouider a été "dénoncée" par six personnes arrêtées peu avant elle et également jugées pour exercice illégal d'un culte non-musulman.

Les sept convertis sont des adeptes de l'Eglise évangélique, qui compterait quelque 50.000 membres dans le pays, dont une dizaine de milliers de pratiquants, selon le président de cette Eglise, le pasteur Mustapha Krim.

En Algérie, où l'islam est religion d'Etat, les autorités dénoncent depuis quelques mois le prosélytisme des mouvements évangélistes.
*

 

En Kabylie, des chrétiens affichent leur différence



Des communautés évangéliques vivent sans se cacher en Kabylie, revendiquant la liberté de culte autorisée par la Constitution, mais les autorités et les musulmans radicaux exercent des pressions

Salah Chalah ne se cache pas. Bien au contraire. Pasteur de l’Église protestante de Tizi Ouzou, il n’a pas fermé le temple de La Nouvelle Ville, du nom de la cité jumelle de Tizi Ouzou, que les autorités algériennes ont voulu suspendre fin mars, ainsi que 12 autres, la plupart en Kabylie. Le lieu de culte est installé dans une grande villa blanche à deux étages sise sur les hauteurs. De jeunes chrétiens kabyles, bénévoles, sont en train de bitumer la cour et le chemin de procession.

Le temple est placé sous une surveillance discrète. Chaque vendredi, au moins 800 fidèles, femmes, hommes, enfants, viennent se recueillir et chanter. « Tous Algériens de souche, tous Kabyles, sans un seul étranger », précise le pasteur Chalah. Dans la grande salle de prière, les murs sont nus, aucune croix n’est apparente. Mais un bassin a été creusé dans le sol, sous les dalles, recouvert d’une tôle, pour les baptêmes par immersion.

La maladie, dit-on, aurait rapproché le chef de l’État de l’islam

À 41 ans, Salah préférerait qu’on le qualifie de protestant, et non pas d’évangélique. « Cela fait moins exalté », plaide-t-il. Ancien commerçant puis enseignant en arabe dans le primaire, il ne s’en laisse pas conter. « Jamais, dit-il, il n’y a eu de descente de police au temple, pour la raison que la notification de fermeture a été signée par le sous-préfet. Or c’est le wali (préfet) lui-même qui doit apposer sa signature. Telle est la loi. Ce vice de forme a été mis en avant par notre avocat. »

Salah est sûr de son « bon droit ». « Je ne suis pas un récent converti, raconte-t-il calmement. Cela fait vingt ans que je suis chrétien, et jusqu’à ces derniers mois, je vivais tranquillement, sans ostentation, ma foi chrétienne, la liberté de culte étant garantie par la Constitution en Algérie. Nous n’avons rien fait de plus qu’avant. Aujourd’hui, on nous accuse de faire du prosélytisme, de ne pas avoir de vrais lieux de culte, en référence à la loi de 2006 qui tient à codifier les cultes non musulmans. Mais nous ne nous cachions pas. Tout est au grand jour. Ne nous reprocherait-on pas plutôt d’avoir abandonné l’islam ? »

Tout est parti d’Ech Chourouk, quotidien arabophone à gros tirage, qui ne cesse depuis des mois de faire campagne contre les chrétiens, y compris contre l’Église catholique. À Alger, la rumeur, mais aussi certains officiels algériens qui préfèrent garder l’anonymat affirment que cette politique « vient d’en haut » – entendez : le président Abdelaziz Bouteflika lui-même aurait chargé son homme de confiance, le ministre de l’intérieur Yazid Zerhouni, de mettre au pas les chrétiens. La maladie, dit-on encore, aurait rapproché le chef de l’État de l’islam.

Soutien des groupes évangéliques américains ?

« Nous avons le droit quand même de nous poser des questions, s’indigne Salah Chalah. La liberté de penser est autorisée en Algérie, n’est-ce pas ? C’était mon cas. Je me posais des questions sur l’existence, le pourquoi, le comment… J’ai rencontré un Algérien qui m’a parlé de Jésus – Issa, son nom dans le Coran où il est cité et respecté en tant que prophète. Je l’ai écouté, et plus il me parlait de Jésus charpentier, si près des plus humbles, qui répète “Aimez-vous les uns les autres”, plus je sentais la paix descendre dans mon cœur. Grâce à Jésus, j’ai fait aussi la paix avec Dieu. Avant, j’avais si peur de Dieu et de l’au-delà ! »

« Ma démarche est personnelle, poursuit le pasteur kabyle. C’est vrai pour la majorité d’entre nous. Personne ne nous a donné d’argent pour que nous nous convertissions, contrairement à ce que beaucoup racontent. » Mais Farah élude la question du soutien important apporté par des groupes évangéliques des États-Unis : « Regardez, il n’y a pas un seul Américain ici. Nous ne sommes que des Algériens », lance-t-il.

"On ne fait pas de mal, on ne tue pas, on ne vole pas !"

« Comme tous les Algériens, je zappe et je regarde les chaînes satellitaires en arabe », explique à ses côtés Mohammed Medjdoub, instituteur, la quarantaine, converti depuis quelques années alors qu’il se disait athée et anarchiste il n’y a pas si longtemps : « Ces chaînes, ainsi que plusieurs de mes amis chrétiens, ont joué un grand rôle dans ma conversion. Il y en a huit ou dix, par exemple Miracles, Al Hayat, ou Al-Nour, à sensibilité catholique. Toutes parlent de Jésus qui faisait des miracles, guérissait les malades. J’ai choisi Christ comme guide et sauveur après avoir rêvé de lui souvent la nuit. Cela m’a pris deux ans. Mon père, musulman modéré, fils de marabout, a pris peur surtout par rapport aux groupes armés radicaux, ajoute-t-il. Il craignait pour ma vie et aussi la sienne ! Ma belle-mère m’a montré à une sorcière réputée dans un village voisin qui a crié en me voyant, comme si une force me protégeait… »

Mohammed Medjdoub a perdu son travail d’instituteur. Tout comme son ami Takilt Merzouk, directeur d’école, un peu plus âgé. Dans le petit village d’Aît Amar, les deux hommes s’étaient permis d’ouvrir l’école à des enfants de familles chrétiennes pour leur apprendre des chants chrétiens. Des musulmans radicaux se sont plaints.

Le conseil des anciens du village a eu beau défendre son directeur respecté de tous et vanter ses réussites pour l’examen d’entrée en sixième, où la majorité de ses élèves ont des notes brillantes, rien n’y a fait. « On ne cherche pas des problèmes, assure Takilt Merzouk. On aime notre pays, plus que personne. Nos familles ont payé un lourd tribut pour que l’Algérie soit indépendante. Alors, pourquoi s’en prendre à nous ? On ne fait pas de mal, on ne tue pas, on ne vole pas ! »

Harcèlements en tous genres

Tracasseries administratives, perte du travail et harcèlements en tous genres n’atténuent en rien la foi des évangéliques en Jésus. Le dynamique pasteur Jamal Lothmani, 45 ans, chrétien depuis treize ans, responsable du temple de la petite ville de Boughni, à 32 km de Tizi Ouzou (qui fait partie des temples suspendus), est harcelé depuis deux ans par un officier de police. Il résiste dans le calme et ne perd pas le moral face à un officier, jugé islamiste, qui ne cesse de lui répéter : « Vous irez en enfer. Votre dieu ne pourra rien faire pour vous. »

« Jusqu’ici nous ne parlions pas, remarque Mustapha Krim, président de la Fédération protestante d’Algérie rencontré à Alger, converti depuis plus de trente ans. Mais on raconte n’importe quoi ! Alors nous parlons. Nous avons même rencontré il y a trois semaines à Alger un responsable du ministère des cultes pour lui faire comprendre que nous respectons la loi, qui nous sommes vraiment, des gens d’amour, de fraternité, non de haine. Simplement, nous pratiquons une autre religion, pas la musulmane. Serait-ce un crime ? Depuis des mois, j’essaie de regrouper tous ces groupes de chrétiens éparpillés en Kabylie, dans le centre, et aussi dans le sud, pour unifier le mouvement afin qu’il ait une vraie lisibilité pour les autorités. Car, je vous le dis et je l’affirme, nous ne courberons pas le dos. Nous sommes chrétiens et fiers de l’être, dans un pays musulman qui depuis quarante-six ans reconnaissait la liberté de culte. Les temps auraient-ils changé ? » Mardi 27 mai, Mustapha Krim a demandé l’abrogation de l’ordonnance de février 2006.
Julia FICATIER, à Tizi Ouzou

 


L'Eglise catholique affronte une rancœur liée à la colonisation



La petite communauté catholique algérienne craint l'asphyxie du fait de tracasseries administratives et du ressentiment d'une mémoire douloureuse

L'incompréhension est grande, au sein de l’Église catholique, à Alger. Depuis plusieurs mois, des tracasseries administratives sans fin s’ajoutent à des refus continuels de visas. L’expulsion de quatre jeunes Brésiliens, dépêchés par le diocèse français de Toulon et appartenant à la communauté Salam, est prévue pour le 30 juin, bien qu’ils soient en situation régulière.

Elle s’ajoute au procès contre un prêtre français, le P. Pierre Wallez, condamné à deux mois de prison avec sursis pour prosélytisme, alors qu’il priait avec des migrants africains, à Maghnia, à la frontière avec le Maroc. Du jamais-vu en terre algérienne.

« Si cela se poursuit, notre petite Église, discrète mais bien présente sur le plan social, est condamnée à l’asphyxie », reconnaissent des religieux et des religieuses, qui notent la contradiction des autorités, actuellement engagées dans la restauration de la basilique Notre-Dame d’Afrique.

La plupart des représentants de l’église catholique algérienne préfère cependant s’abstenir de toute parole publique en attendant que la situation se clarifie.

« Cette nouvelle politique, surprenante, est à mettre dans le contexte de la chasse aux évangéliques », analyse pour sa part Omar Belhouchet, directeur du journal francophone El Watan, qui a pris l’initiative d’une pétition d’intellectuels algériens en faveur de la liberté de tous les cultes.

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Julia FICATIER, à ALGER

de février 2006
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Publié dans infos diverses

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