Infos du 26 Fevrier , actualisation
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25 fév 2008 - BELGRADE : l'Église serbe dénonce les violences dans les rues de Belgrade
Réuni en session extraordinaire, le 22 février, le saint-synode de l'Église orthodoxe serbe a indiqué condamner les débordements et les actes violents commis, la veille, lors de la manifestation organisée à Belgrade, pour protester contre la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo, province à majorité albanaise, située au sud de la Serbie, et qui est placée, depuis juin 1999, sous administration de l'ONU. " L'Église orthodoxe serbe exprime sa tristesse et ses regrets pour ce comportement honteux et irresponsable d'individus et de groupes qui s'en sont pris à l'ordre public et aux biens dans la capitale, ainsi qu'aux ambassades de certains pays. Nous appelons tout notre peuple à garder son honneur et sa dignité, les valeurs éternelles, universelles, qui lui sont propres ", déclarent notamment les membres du saint-synode. " Après la protestation populaire d'hier et la célébration d'un office liturgique pour le salut du Kosovo, le saint-synode de l'Église orthodoxe serbe appelle tout le peuple orthodoxe serbe, en ces temps si durs, à multiplier les prières pour le salut de notre peuple au Kosovo, pour la paix entre nous et dans le monde entier ", écrivent les évêques serbes dans leur déclaration. " Ne nous permettons pas, au nom d'une quelconque raison de ce monde, de faire quoi que ce soit d'indigne et d'inhumain pour un peuple qui se réclame de Dieu. Gardons-nous, en cette période de grands bouleversements, des pulsions insensées, déraisonnables et destructrices, qui se sont manifestées hier soir à Belgrade, à notre grand regret et pour notre plus grande honte ", poursuivent-ils. Plus de 150 000 personnes, selon la police serbe, s'étaient rassemblées à l'appel de plusieurs partis politiques, dans la soirée du 21 février, dans les rues de Belgrade, aux abords du Parlement. Après un meeting au cours duquel avaient pris la parole plusieurs dirigeants politiques, dont le Premier ministre Vojislav Kostunica, pour réaffirmer que la Serbie n'accepterait jamais l'indépendance du Kosovo, les manifestants s'étaient rendus à la basilique Saint-Sava pour participer, autour des évêques du saint-synode, à une " prière pour le Kosovo ". C'est à ce moment que, dans le centre ville, des éléments incontrôlés ont attaqué des magasins et s'en sont pris à plusieurs ambassades de pays occidentaux, dont celle des États-Unis qui a été incendiée. Une trentaine de personnes, dont quinze policiers, ont été blessées dans ces affrontements, selon l'agence Beta.26 fév 2008 - PSKOV : le père Paul Adelheim relevé de ses fonctions
Le père Paul Adelheim, aujourd'hui prêtre de paroisse à Pskov (nord-ouest de la Russie), rendu célèbre pour avoir passé trois ans en détention dans un camp soviétique en raison de son action pastorale au début des années 1970, a été relevé de ses fonctions par l'archevêque Eusèbe de Pskov, avec lequel il était en conflit depuis plusieurs années. Le 22 février, il a été informé par un décret signé de l'archevêque Eusèbe qu'il était relevé de ses fonctions de recteur de l'église des Saintes-Myrophores, en raison de " l'atmosphère grandissante d'extrême intolérance apparue dans la paroisse " et de son " refus de se présenter devant le tribunal ecclésiastique du diocèse de Pskov pour trouver une solution au conflit qui l'oppose à l'un des clercs de la paroisse, le père Vladimir Boudiline ". C'est la troisième fois en onze ans que le père Adelheim est ainsi privé de paroisse par l'ordinaire diocésain. Le jour même, le père Paul Adelheim a adressé un message au primat de l'Église orthodoxe russe, le patriarche de Moscou Alexis II : " Je vous demande d'agir de toute urgence et de me protéger ". Soulignant le caractère injuste et arbitraire d'une mesure qui l'éloigne d'une église " que j'ai trouvée en ruines, que j'ai entièrement restaurée et à laquelle j'ai donné vingt ans de ma vie ", le père Adelheim écrit encore : " Mon départ entraînera immanquablement la fermeture de l'unique école de formation des maîtres de chapelles dans tout le diocèse et de l'orphelinat, qui étaient financés par la paroisse ". Selon les informations disponibles, ce message n'a pas reçu de réponse. Le 25 février, le patriarche Alexis II, dont c'était la fête onomastique a élevé, à cette occasion, l'archevêque Eusèbe au rang de métropolite. Né en 1938 dans une famille d'industriels allemands installés en Russie avant la Révolution, le père Paul Adelheim a passé son enfance dans un orphelinat, son père ayant été fusillé par le régime stalinien, en 1942, et sa mère envoyée en camps au Kazakhstan. Exclu du séminaire de théologie de Kiev pour " activités politiques ", il réussit à être ordonné prêtre, en 1964, pour desservir une paroisse au fin fond de l'Ouzbékistan, tout en terminant ses études par correspondance au séminaire de théologie de Moscou. En 1969 il est arrêté et condamné à trois ans d'internement en camp de travail, en Mordovie (nord-est de la Russie), pour " calomnies contre le pouvoir soviétique ". Il est libéré en 1972, avec une jambe en bois, suite à un accident survenu en détention. Depuis 1976, il exerçait son ministère pastoral dans le diocèse de Pskov, où il a relevé plusieurs églises en ruine dont celle des Saintes-Myrophores, où il a également organisé une école de formation des maîtres de chapelles et un orphelinat pour enfants handicapés. Le père Paul Adelheim devait à nouveau faire parler de lui, après avoir publié, en 2002, un livre intitulé Le dogme de l'Église dans les canons et la pratique actuelle (en russe), dans lequel il aborde les difficultés d'une renaissance de la conciliarité aux différents niveaux de la vie ecclésiale dans l'Église orthodoxe russe aujourd'hui, dénonçant notamment de nombreux actes d'autoritarisme de la part de la hiérarchie. Il s'y livre également à une critique sans concession des actuels statuts de l'Église russe, adoptés en 2000, mettant l'accent sur l'inadéquation entre certains articles de ces statuts et les normes de la vie ecclésiale telles que préconisées par le concile de Moscou de 1917-1918. Ce travail a été complété par une étude intitulée " Juger sans rendre la justice ", parue, en 2004, dans le Vestnik (" Le Messager "), la revue que publie l'Action chrétienne des étudiants russes (ACER-MJO), mouvement de jeunesse orthodoxe créé dans l'émigration, et dans laquelle il démontait les rouages du nouveau " règlement provisoire " des tribunaux ecclésiastiques de l'Église russe.mardi 26 février 2008
Avant la déclaration d’indépendance du Kosovo, Mgr Artemije, évêque du Kosovo-Métochie, a communiqué 10 propositions en vue de réagir au plus vite à cet acte illégal :
1. Mettre fin aux luttes partisanes et fratricides et former tout de suite un gouvernement d’union nationale qui unirait les forces prêtes à défendre le pays et le peuple par tous les moyens légitimes ;
2. Rejeter tout pacte ou tout accord signé avec l’Union Européenne ou tout autre pays qui est sur le point de porter atteinte à la souveraineté de la Serbie ;
3. Envoyer au Kosovo-Métochie, à Kosovska Mitrovica comme dans les enclaves serbes, une force policière ou armée, laquelle aurait pour tâche de prévenir toute attaque sur les organes officiels serbes, sur les lieux saints chrétiens et sur tout le peuple orthodoxe ; cela est une obligation liée à la Constitution serbe, à la charte de l’ONU, à l’Acte final d’Helsinki et à la Résolution 1244 ;
4. Déployer les unités militaires serbes dans la Serbie du sud, avec l’ordre officiel et public d’assurer le lien continu entre les Serbes du Kosovo-Métochie et ceux de Serbie centrale ;
5. Rendre public le fait que la Serbie achètera les systèmes d’armement les plus sophistiqués à la Russie et aux autres pays qui respectent l’intégrité territoriale de la Serbie et le droit international ;
6. Lancer un appel à la Russie et aux autres pays afin qu’ils assurent une présence militaire en Serbie et qu’ils envoient des volontaires pour nous soutenir dans notre lutte légitime ;
7. Annoncer l’intention de la Serbie de faire partie de l’Organisation de Coopération de Shangaï (OCS) ;
8. Répartir les observateurs venant de tous les pays amis et bien intentionnés sur le territoire du Kosovo-Métochie, de telle façon qu’ils seront témoins des attaques terroristes et agressives que nous subissons, ainsi que de notre défense légitime ;
9. Lancer un appel à tous les citoyens sincères et patriotes, avant tout les Chrétiens des Etats-Unis et des pays européens, pour qu’ils manifestent leur opposition à la politique illégale, immorale et dommageable de leurs gouvernements respectifs ;
10. Mobiliser toutes les forces sociales en Serbie afin qu’elles montrent fermement leur opposition à toute forme d’attaque.
Version française élaborée par le Collectif Citoyen pour la Paix au Kosovo-Métochie
© www.collectif-kosovo.com
Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a demandé aux Etats-Unis de "permettre" le retour à la situation d’avant la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo. Et de reconnaître ainsi la souveraineté de la Serbie sur ce territoire.
"Les Etats-Unis doivent permettre au Conseil de sécurité de l’ONU de confirmer la validité de la résolution 1244, de permettre le retour à la situation antérieure" à la proclamation d’indépendance du Kosovo par la majorité albanaise, a déclaré M. Kostunica à la télévision d’Etat serbe (RTS).
ATS
Ottawa et Washington sous pression
mardi 26 février 2008
Des représentants de la communauté serbe de Montréal et de Vancouver et des sympathisants ont manifesté dimanche après-midi.
La communauté serbe voulait ainsi dénoncer la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo.
Les manifestants voulaient entre autres convaincre le gouvernement canadien de ne pas appuyer la séparation du Kosovo de la Serbie. Ottawa n’a toujours pas fait connaître sa position, et y travaille depuis plusieurs semaines. En avril 2007, le ministre Peter MacKay, alors aux Affaires étrangères, avait appuyé le plan proposé par l’envoyé spécial de l’ONU au Kosovo.
L’organisatrice de la manifestation montréalaise, Diana Todic, a indiqué qu’une reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par le Canada pourrait redonner du souffle au mouvement souverainiste québécois. Elle a ajouté que les droits démocratiques de la Serbie avaient été violés.
Les États-Unis et de nombreux pays européens ont déjà accordé leur appui au gouvernement kosovar.
De son côté, la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, s’oppose catégoriquement à l’indépendance du Kosovo. Certains manifestants brandissaient d’ailleurs le drapeau russe, en plus de ceux qui agitaient le drapeau serbe.
Samedi, à Toronto, environ 2000 opposants à cette sécession ont protesté pacifiquement devant le consulat américain de la Ville Reine. Les policiers étaient également nombreux.
D’autres manifestations sont prévues la fin de semaine prochaine à Ottawa, Edmonton et Calgary.
Des relents de guerre froide
Le premier ministre serbe Vojislav Kostunica presse les États-Unis de faire volte-face dans leur position sur le Kosovo et de reconnaître la souveraineté de la Serbie sur ce territoire.
Cette déclaration survient à la veille d’une visite à Belgrade de Dimitri Medvedev, le favori de la présidentielle russe de dimanche prochain. Le dauphin de Vladimir Poutine sera accompagné du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
Le Kosovo sera au menu des entretiens entre MM. Medvedev et Lavrov et le président serbe Boris Tadic.
Une semaine après sa proclamation, l’indépendance du Kosovo suscite toujours la colère des Serbes. Elle soulève aussi, dans la communauté internationale, des relents de guerre froide entre les Occidentaux et les alliés que sont Belgrade et Moscou.
Jusqu’à maintenant, 18 pays, dont 10 des 27 membres de l’Union européenne, reconnaissent le nouvel État. Dix s’y opposent.
Au sein de l’Union européenne, la reconnaissance du Kosovo ne fait pas l’unanimité. L’Espagne, la Roumanie et Chypre, entre autres, la refusent.
Pour le président russe Vladimir Poutine, il s’agit d’un « précédent horrible » qui va revenir « dans la gueule » des Occidentaux et aura des « conséquences imprévisibles ».
Radio Canada
24 février
Le métropolite Cyrille appelle à lutter contre l'extrémisme dans le milieu des jeunes en Russie
"Le problème des skinheads est le problème de l'éducation de la jeunesse", a-t-il déclaré. La seule répression serait infructueuse, selon le métropolite. "Il faut faire une prophylactique et prévenir de tels crimes. Il faut faire un travail suivi avec ces personnes et il est important d'impliquer à cette tâche les associations de jeunes".
Mgr Cyrille a souligné l'importance de l'application de la loi dans la lutte contre le nationalisme. Cependant, des mesures pénales ne suffisent pas pour éradiquer le problème de la violence à caractère nationaliste. "Certaines personnes commettent des crimes guidées par une idée, évidemment fausse et dangereuse. Il lui faut opposer une autre vision. Il faut entrer en dialogue avec ces gens et faire un travail avec eux".
Dans le quotidien La Croix, d’aujourd’hui, un texte de Jean-François Colosimo sur l’Eglise orthodoxe et la Serbie (rubrique «Question du jour »).
Le 24 février, Mgr Platon d’Argentine (Patriarcat de Moscou) a consacré, en Bolivie, dans la capitale La Paz, la première église orthodoxe de ce pays. Elle est dédiée à la Sainte Trinité.
L’ordre de saint André l’Apôtre – les archontes du Patriarcat œcuménique est une société basée aux Etats-Unis dont l’une des principales fonctions est le soutien du Patriarcat œcuménique par des actions de sensibilisation et des missions d’information notamment auprès des autorités politiques. On peut télécharger la lettre d’informations, qui rend compte de leurs actions, qu’ils publient régulièrement (en anglais), pour le numéro de janvier-février, cliquez ici. Egalement sur leur site : des nouvelles, notamment sur la situation en Turquie du Patriarcat œcuménique de Constantinople.
Une étude sur les confessions religieuses aux Etats-Unis vient d’être publiée. Elle s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 35 000 adultes. Les protestants constituent environ 51% des personnes, les catholiques viennent ensuite, avec quasiment 24%. Les autres confessions et religions sont loin derrière : les mormons avec 1,7% à égalité avec les juifs, les bouddhistes et les témoins de Jéhovah avec 0,7%, puis les orthodoxes avec 0,6% à égalité avec les musulmans. 16% des interrogés se déclarent sans religion. Les Etats-Unis comptent aujourd’hui environ 300 millions d’habitants.
Le 10 février 2008, le père Jean Breck, professeur d'exégèse patristique des Ecritures, et de bioéthique à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge a donné une conférence dans la paroisse Notre-Dame-Souveraine à Chaville intitulée : "Image de Dieu dans l'enseignement de Jésus-Christ".
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