Infos du 24 Fevrier
Une grande manifestation réunissant des associations serbes, belges et européennes, aura lieu dimanche 24 février à 15h à Bruxelles, devant le siège du Parlement européen, place Schumann.
Les mots d’ordre de ce rassemblement sont : "Non à la sécession du Kosovo", "Kosovo, coeur de la Serbie", "Refusons la violation du Droit international".
Ce rassemblement s’inscrit dans une série de manifestations qui ont eu lieu cette semaine à travers toute l’Europe : France (Paris, Marseille), Suisse (Zurich, Genève, Lausanne), Autriche (Vienne, Salzburg), Grèce (Athènes), Russie (Moscou), Biélorussie (Minsk), Bosnie-Herzégovine (Banja Luka), Monténégro (Podgorica), Serbie (Belgrade, Nis, Kragujevac, Valjevo, Kosovska Mitrovica).
Venez nombreux à ce grand rassemblement pour la Paix au Kosovo-Métochie. Vous êtes tous concernés.
L’équipe du Collectif
Poutine menace d’utiliser la force
dimanche 24 février 2008
Après la déclaration d’indépendance du Kosovo et sa reconnaissance par plusieurs pays européens, Moscou hausse le ton. "Si aujourd’hui l’Union européenne adopte une position unie [sur la reconnaissance du Kosovo, ndlr] ou si l’Otan dépasse son mandat au Kosovo, ces organisations vont défier l’Onu et nous allons alors, nous aussi, partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu’on appelle une force armée, pour qu’on nous respecte", a menacé le représentant de la Russie à l’Otan, Dmitri Rogozine.
Nous devons utiliser une force brutale qu’on appelle force armée
"Il y a des informations inquiétantes qui doivent encore être vérifiées, selon lesquelles certains militaires, responsables de l’Alliance [atlantique] posent la question [de savoir s’il faut décider] d’empêcher des dirigeants de la Serbie d’entrer sur le territoire du Kosovo", a dit M. Rogozine.
"Ce qui s’est passé hier à Belgrade inspire uniquement le regret [...] Mais les forces qui ont soutenu la reconnaissance unilatérale du Kosovo devaient avoir conscience des conséquences d’une telle démarche", a affirmé le porte-parole de la diplomatie russe Mikhaïl Kamynine à propos des incidents survenus à Belgrade. Il en a profité pour démentir toute implication du Kremlin dans le déclenchement de ces violences.
Vers une possible scission du Kosovo
Le ministère russe des Affaires étrangères a expliqué que "la situation risque de conduire à l’isolement des Serbes du Kosovo qui n’acceptent pas la déclaration unilatérale de l’indépendance [proclamée] par Pristina. Cela peut entraîner une scission du Kosovo", a fait savoir un responsable du mouvement, Alexeï Khoudiakov, à la radio Echo de Moscou.
Le Point
La mission européenne au Kosovo confirme avoir quitté Mitrovica
dimanche 24 février 2008
L’émissaire de l’Union européenne au Kosovo, Peter Freith, a confirmé samedi que son équipe avait quitté la ville de Mitrovica pour des raisons de sécurité tout en qualifiant cette mesure de temporaire et en exhortant les Serbes à coopérer avec la mission européenne.
"Nous avons provisoirement transféré notre personnel mais nous conserverons notre bureau dans le Nord", a déclaré Freith à des journalistes à Prizren, dans le sud de la jeune république auto-proclamée. "Nous espérons que la situation nous permettra rapidement de reprendre nos activités."
Supervisée par Freith, l’Eulex, la mission de l’Union européenne, doit déployer 2.000 policiers, magistrats et administrateurs civils dans les mois à venir pour prendre le relais des Nations unies au Kosovo.
Mais le Nord, qui abrite la moitié des 120.000 Serbes encore présents au Kosovo, a juré de traiter la mission comme une puissance occupante.
"Je voudrais appeler la communauté serbe à se montrer magnanime, à tourner la page et à envisager de travailler avec nous", a déclaré le responsable néerlandais.
Les soldats français et belges de la Kfor, la force de l’Otan déployée au Kosovo, ont fortement renforcé les mesures de sécurité à Mitrovica, en particulier autour des ponts enjambant la rivière Ibar qui partage la ville entre les communautés serbe et albanaise.
Les Serbes du nord de la ville organisent quotidiennement des manifestations contre la sécession du Kosovo. Jeudi, des prisonniers albanais détenus à la prison de Mitrovica ont été discrètement transférés dans le sud du Kosovo pour leur "sécurité", a indiqué le chef de l’administration pénitentiaire.
Le Point, Fatos Bytyci, version française Jean-Stéphane Brosse
dim. 24 févr. 2008
Jean-Claude Larchet vient de publier aux éditions du Cerf un nouveau livre intitulé «L’iconographe et l’artiste».
On trouvera ci-dessous la présentation de l’éditeur.
«Les études rassemblées dans ce livre ont toutes en commun de faire apparaître ce qui fait la spécificité de l’art de l’icône par rapport à l’art religieux ordinaire.
La première étude propose une première approche de l’icône à ceux qui en ignorent à peu près tout.
La deuxième étude, à travers une analyse critique du célèbre ouvrage de Hans Belting "Image et culte", précise la différence entre l’objet d’art et l’icône, en insistant sur les fondements théologiques de celle-ci.
Les deux études suivantes précisent la signification théologique d’un certain nombre d’éléments représentatifs propres à l’icône. La première montre que la façon de traduire l’espace dans l’icône, qui peut paraître naïve de prime abord, est en réalité très élaborée et est destinée à en exprimer une perception particulière, relative à sa signification spirituelle, laquelle est ici précisée. La seconde montre qu’il en va de même en ce qui concerne la façon iconographique de représenter le temps, l’icône constituant une interface paradoxale entre la temporalité de ce monde et l’éternité du Royaume.
La cinquième étude examine à travers l’œuvre de l’un des plus grands iconographes russes du XXe siècle, le moine Grégoire Kroug, la place respective de la créativité et du respect de la tradition dans l’art iconographique, et pose de nouveau, de ce point de vue, le problème des rapports entre l’iconographe et l’artiste.
La dernière étude, à travers l’analyse d'un vingtaine de fausses ou de pseudo-icônes anciennes et récentes appartenant au monde orthodoxe ou étrangères à lui, fait apparaître l’importance du lien, en amont et en aval, de l’iconographie avec les principes dogmatiques et ecclésiologiques qui la fondent
Le propos de l'auteur, qui renvoie constamment à des exemples concrets, est illustré par de nombreux schémas et photographies.»