Sentences
Par ptit moine le mardi 15 janvier 2008, 06:00 - sentences
Les parents restent vivement attachés aux corps qu'ils ont produits ; et l'esprit, par nature, tient aux raisons qu'il découvre. Aux yeux des parents passionnés, des enfants difformes jusqu'au complet ridicule sont entre tous beaux et bien bâtis ; et à un esprit qui manque de sens, ses raisons, même tout à fait absurdes, semblent les plus sensées du monde. Le sage, lui, ne tient pas à ses raisons. Se sent-il convaincu de leur vérité et de leur excellence ? Raison de plus pour qu'il se défie de son jugement, et soumette à d'autres hommes avisés ses raisons et ses pensées, crainte de courir et d'avoir couru pour rien (Gal. 2, 1). Et c'est sur eux qu'il prend assurance.
Maxime le Confesseur : Troisième centurie sur l'amour
de la charité 3-LVII
Par ptit moine le lundi 14 janvier 2008, 06:00 - sentences
A l'origine de toute passion, l'égoïsme, et au terme, l'orgueil. L'égoïsme, c'est l'affection déraisonnable pour le corps : qui le détruit, détruit du coup toutes les passions qui viennent de lui.
Maxime le Confesseur : Troisième centurie sur l'amour
de la charité 3-LVI
Par ptit moine le dimanche 13 janvier 2008, 06:00 - sentences
L'égoïsme, je l'ai dit bien souvent, est à la source de toutes les pensées passionnées. De lui naissent, en effet, les trois vices capitaux de la convoitise : gourmandise, avarice, vaine gloire. Puis de la gourmandise naît la luxure, de l'avarice la cupidité, de la vaine gloire l'orgueil. Et tous les autres, sans exception, se rattachent à l'un des trois précédents : colère, tristesse, rancune, paresse, envie, médisance, etc. Passions qui toutes ensemble enchaînent l'esprit aux objets matériels, le retiennent sur la terre, pesant sur lui comme une masse de pierre. Sur lui, plus léger par nature et plus vif que le feu !
Maxime le Confesseur : Troisième centurie sur l'amour