Synaxaire et ménée du 16 Janvier
Vénération de la précieuse chaîne du saint et illustre apôtre Pierre.
TROPAIRES ET KONDAKIA
Tropaire, t. 4
Toi qui sièges sur le premier trône des Apôtres divins, * sans quitter Rome tu es venu jusqu’à nous * par les chaînes précieuses que tu portas ; * et, nous prosternant devant elles dans la foi, nous te prions de nous procurer par ta divine intercession la grâce du salut.
Kondakion, t. 2
Le Christ, ce rocher qui glorifia * splendidement la Pierre de la foi, * nous invite à fêter ensemble le Coryphée * pour la merveille de sa précieuse chaîne, afin de nous donner * le pardon de nos fautes.
ou bien, même ton :
Le premier des Apôtres, leur Coryphée, * Pierre, le sublime interprète divin de la vérité, * acclamons-le et baisons ses chaînes dans la foi, * pour recevoir le pardon de nos péchés.
Saint Honorat de Lérins et d’Arles
Tropaire, t. 5 : Ardemment dès l’enfance ayant aimé le Seigneur, tu quittas les richesses du monde et ses plaisirs pour te consacrer au Christ dans la quiétude de Lérins. Tel un fertile palmier, tu as couvert la terre des Gaules du fruit de ton témoignage sacré et tu as illuminé l’Église d’Arles par tes sages enseignements. Vénérable Père, saint hiérarque Honorat, nous te prions : puissent nos âmes être délivrées de leurs maux et puiser à ta source la grâce de leur salut.
Tropaire, t. 4 : Natif de la Gaule, tu rencontras la foi du Christ, puis de Grèce en Provence tu importas ce genre de vie qui par l’ascèse forge les saints ; et tu fis de ton île habitée du serpent un paradis, de Lérins un lieu de sainteté ; Père saint, pontife Honorat, en faveur de qui t’honore prie le Christ notre Dieu.
Kondakion, t. 8 : Par miracle ayant chassé de Lérins déserte les serpents qui l’infestaient, * sous les flots de componction tu as fait fleurir un paradis spirituel * d’un la Gaule put tirer * de très saints évêques, tes fils, Père Honorat; * toi-même en Arles tu devins un bon pasteur * intercédant pour nos âmes auprès du Christ.
SYNAXAIRE
Vénération de la précieuse chaîne de l’apôtre Pierre
St Honorat, évêque d’Arles (429) ; St Maxime, prêtre à Totma (1650) ; St Danacte, lecteur, martyr (II) ; St Fursy, moine à Mézerolles (vers 648) ; Ste Priscille, dame romaine (vers 98) ; St Trivier, solitaire à Dombes (550) ; St Fursey d’East Anglia, abbé (650) ; St Sigebert, roi et martyr (635).
Vénération de la précieuse chaîne du St et glorieux Apôtre Pierre
Sts Speusippe, Éleusippe, MÉleusippe et Ste Néonille
St Danacte
St Damascène de Chilandari (Athos)
St Maxime de Totma (Vologda), Fol en Christ
Sts Romylos ets ses compagnons
St Honorat, Évêque d’Arles et fondateur du Monastère de Lérins
aaaLe 16 janvier, nous célébrons la vénération de la précieuse CHAÎNE du Saint et glorieux Apôtre PIERRE
aaaVers l'an 43, le roi des Juifs, Hérode Agrippa, voyant les progrès de la prédication des Apôtres, fut pris de folie sanguinaire contre les Chrétiens et fit périr par le glaive Saint Jacques, le frère de Jean (mémoire le 30 avril). Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit aussi arrêter Saint Pierre, le chef des Apôtres, et le fit jeter en prison, jusqu'au moment de l'offrir en oblation pour le plaisir du peuple, après la Pâque. De peur de le voir s'enfuir, on avait chargé l'Apôtre de deux lourdes chaînes de fer attachées aux deux soldats qui montaient la garde à ses côtés, et on avait posté des sentinelles à toutes les issues de la prison. Mais, la nuit même, grâce aux prières de l'Eglise, Dieu envoya auprès de lui un Ange resplendissant qui remplit le cachot de lumière en apparaissant. Il secoua l'Apôtre endormi pour le faire lever, et aussitôt les chaînes tombèrent de ses mains. Sans trop comprendre ce qui se passait et se croyant encore endormi, Pierre mit sa ceinture, chaussa ses sandales et, guidé par l'Ange, il franchit sans encombre tous les postes de garde. Quand ils parvinrent enfin en pleine ville, l'Ange, ayant accompli sa mission, quitta Pierre qui, sortant de sa torpeur, rendit grâces à Dieu. Il courut alors vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où les Chrétiens assemblés le reçurent avec grande joie (Actes des Apôtres 12:1-19).
aaaCes chaînes tombées des mains du Saint Apôtre furent ensuite recueillies par de pieux Chrétiens et transmises de génération en génération, jusqu'à ce qu'elles fussent transférées par l'empereur byzantin à Constantinople et déposées dans l'Eglise de Saint-Pierre, près de Sainte-Sophie, où elles accomplirent pendant des siècles quantité de miracles et de guérisons1.
aaaIl n'y a rien d'étonnant à ce que non seulement les ossements des Saints opèrent des Miracles, mais aussi leurs vêtements ou les objets qu'ils ont touchés. L'Ecriture Sainte rapporte que la Grâce de Dieu accomplissait de tels miracles par l'entremise de l'Apôtre Saint Paul, qu'il suffisait aux habitants d'Ephèse d'appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché son corps, pour que la maladie les quitte et que les esprits mauvais soient mis en déroute (Actes 19:11-12). La Grâce incréée de Dieu, qui remplit l'âme purifiée des Saints, déborde, en effet, sur leur corps, du corps sur leurs vêtements et de leurs vêtements même sur leur ombre, pour accomplir des Miracles. C'est ainsi que les Actes des Apôtres rapportent encore, à propos de Saint Pierre, qu'une multitude d'hommes et de femmes allait jusqu'à transporter les malades dans les rues et les déposait à terre, de sorte que l'ombre du Saint les couvrait à son passage et leur procurait ainsi la guérison, ou tout au moins la force de demeurer dans l'espérance (Actes 5:15). C'est ainsi que l'Eglise Orthodoxe a hérité la pieuse coutume de ne pas vénérer seulement le corps des Saints devenus porteurs de la Grâce, mais aussi leurs vêtements, leurs objets familiers ou les instruments par lesquels ils ont souffert pour le Seigneur.
1. On vénère à Rome, de temps immémorial, une autre chaîne de Saint Pierre (Fête de la dédicace de la Basilique de Saint-Pierre-aux-Liens, célébrée le ler août dans la tradition occidentale). Mais il semble qu'il s'agisse des chaînes dont fut lié le saint à Rome même, dans l'attente de son Martyre. Une légende médiévale rapporte que les chaînes de la prison de Jérusalem furent d'abord envoyées à Rome, puis une partie en fut donnée à Constantinople.