Ordo de Noel

Publié le par Père Jean-Pierre

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-147

 

D o y e n n é O r t h o d o x e R o u m a i n d e F r a n c e

Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : marcantoine.costa@neuf.fr

 

 

 

DIMANCHES ET FETES n° 147

 

Dimanche 23 décembre 2007, 30ème après Pentecôte, 15ème après la Croix,

dimanche avant la Nativité, des Pères dans la Foi et de la Généalogie, ton 5

 

Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

 

Tropaire des Pères dans la Foi, t.2 : Combien sont sublimes les entreprises de la Foi !+ Les trois jeunes gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ;/ et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau.// Par leurs prières/ sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu !//

 

Tropaire de l’avant fête de Noël en ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : pour tout homme s’ouvre l’Eden ; pare-toi, Ephrata : en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; son propre sein devient le mystique Paradis où pousse l’arbre divin dont ceux qui en mangeront vivront au lieu de mourir comme Adam : le Christ vient au monde pour relever son image déchue. Gloire…

 

Kondakion des Pères dans la Foi, t.6 : Jeunes gens trois fois heureux,+ vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme,/ mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié.// Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant,+ vous avez invoqué le vrai Dieu:/ « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, en ta miséricorde et ton amour, car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »// Et maintenant…

 

Kondakion de l’avant-fête de Noël, t.3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//

 

Prokimenon, t.4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

 

Epître : Hébreux 11, 9-10, 32-40.

Frères, c'est par la foi qu'Abraham vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, tirèrent force de leurs faiblesses, furent vaillants au combat, mirent en fuite des armées étrangères. Par la foi, certains ont ressuscité pour des femmes recouvrèrent leur enfant mort; d'autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection; d'autres subirent les moqueries et les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée. Ou bien ils durent aller çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les trous de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue un état meilleur pour nous, afin qu'ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

 

Alléluia des Pères, t. 4 : O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles et nos pères nous ont raconté l’oeuvre que Tu fis de leur temps, aux jours d’autrefois. – Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés, et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations.

 

Evangile: Matthieu 1,1-25 (n. trad.).

Livre de l’origine de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham. Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères; Juda engendra de Thamar Pharès et Zara; Pharès engendra Esrom; Esrom engendra Aram; Aram engendra Aminadab; Aminadab engendra Naasson; Naasson engendra Salmon; Salmon engendra Boaz de Rahab; Boaz engendra Obed de Ruth; Obed engendra Isaï; Isaï engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie; Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abia; Abia engendra Asa; Asa engendra Josaphat; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias; Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ézéchias; Ézéchias engendra Manassé; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias; Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone. Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel; Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Éliakim; Éliakim engendra Azor; Azor engendra Sadok; Sadok engendra Achim; Achim engendra Éliud; Éliud engendra Éléazar; Éléazar engendra Matthan; Matthan engendra Jacob; Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, qui est appelé Christ.

Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.

De Jésus Christ, voici l’origine. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant qu'ils n’aient habité ensemble, elle se trouva enceinte du saint Esprit. Joseph, son époux, qui était un juste et qui ne voulait pas la diffamer, voulut la renvoyer secrètement. Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: « Joseph, fils de David, n’aie pas peur d’accueillir Marie, ton épouse, car ce qui est engendré en elle est du saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du Nom de Jésus; car c'est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: « Voici que la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera du Nom d'Emmanuel, ce qui s’interprète : Dieu avec nous. » Eveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il accueillit son épouse. Et il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils ; et il appela celui-ci du Nom de Jésus.

 

Koinonikon dominical (« Louez… ») et des Pères : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 5.

 

Homélie/catéchèse : Marie conçut et enfanta un fils unique, Jésus Christ, et demeura vierge. L’époux de la Toujours-vierge (les trois étoiles sur son icône), Joseph, père adoptif de Jésus, est un veuf dont elle adopta les enfants, les « frères du Seigneur ». Ils n’eurent aucune relation conjugale, « jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils », et ensuite. «Comment d’ailleurs, après avoir engendré Dieu et reconnu ce miracle par l’expérience de ce qui avait suivi, aurait-elle accepté de s’approcher d’un homme ? » (st Jean Damascène, F.O. 4, 14). « Un juste, tel que Joseph l’était, n’a pas désiré connaître la Vierge après, puisqu’elle (…) avait été jugée digne d’enfanter d’une manière inouïe et de produire un fruit si inattendu » (P.Justin Popovitch). Pour « Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus », saint Jean D. écrit : « La loi était de ne pas prendre femme d’une tribu dans une autre. Joseph descendait de la race de David… et n’aurait pas pris en mariage la sainte Vierge… si elle n’était venue du même rameau que lui. Il a donc suffi de montrer la descendance de Joseph ».

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-148

 

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DIMANCHES ET FETES n° 148

 

Mardi 25 décembre 2007, naissance humaine de Jésus Christ le Fils unique engendré de Dieu

 

Début habituel de la divine liturgie selon saint Jean Chrysostome et antiennes propres.

 

Antienne 1 en ton occurrent : Seigneur, je te rends grâce de tout mon cœur, dans le cercle des justes et dans l’assemblée ! Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !

Grandes sont les œuvres du Seigneur : elles sont dignes d’étude et d’amour ! R

Faste et splendeur, son ouvrage ! Sa justice demeure pour toujours ! R

Il déclare pour toujours son alliance, saint et redoutable est son Nom ! R

Gloire… et maintenant… R

 

Antienne 2 en ton occurrent : Bienheureux qui craint le Seigneur, qui se plaît à ses préceptes !

Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !

Opulence et bien-être en sa maison, sa justice demeure à jamais. R

Il se lève en la ténèbre, Lumière des cœurs droits ! R

Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

 

Antienne 3 en ton 4 : Oracle du Seigneur mon Maître : Siège à ma droite, de tes ennemis Je ferai l’escabeau de tes pieds. Refrain : Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi !

De Sion le Seigneur étendra ton sceptre de puissance : domine au cœur de l’ennemi ! Refrain.

A toi la royauté au jour de ta naissance, dans la splendeur, la sainteté ! Refrain.

Gloire… et maintenant… Refrain.

 

Isodikon (chant d’entrée) : Avant l’aurore, Je t’ai fait naître de mon sein. Le Seigneur l’a juré et Il ne se dédiera pas : Tu es pontife à jamais selon l’ordre de Melchisédech ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !

 

Tropaire en ton 4 : Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi ! (3 f.) Gloire… et maintenant…

 

Kondakion en ton 3 : La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible! Les anges et les pasteurs le louent, et les mages avec l’étoile s’avancent. Car Tu es né pour nous, Enfant nouvelet, Dieu pré éternel !

 

Au lieu du trisagion : Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ : Alléluia !

 

Prokimenon en ton 8 (Ps. 65, 4 et 1) :

Toute la terre se prosternera devant toi : elle te chantera des psaumes ! Elle chantera des psaumes pour ton Nom, Très-Haut ! V : Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Chantez un psaume pour son Nom ! Célébrez la louange de sa gloire !

Epître : Galates 4, 4-7 (n. trad.)

Frères, lorsque vint la plénitude du temps, Dieu envoya en mission son Fils, venu d’une femme, venu sous la Loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la Loi, et pour que nous recevions la filiation divine. Vous êtes donc des fils : Dieu a envoyé en mission dans nos cœurs l’Esprit de son Fils ; Il crie : Abba ! Père ! Aussi es-tu, non plus esclave, mais fils ; et, si tu es fils, tu es également héritier par l’œuvre de Dieu.

 

Alléluia en ton 1 (Ps. 18, 2 et 3) :

Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains ! V : Le jour au jour proclame la Parole, et la nuit à la nuit en transmet la connaissance.

 

Evangile : Matthieu 2, 1-12 (n. trad.)

En ce temps-là, comme Jésus était né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient d’être mis au monde ? Car nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus l’adorer ». A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Christ, le Messie, devait naître. « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car ainsi est-il écrit par le prophète : ‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple’ ». Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’étoile apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille l’adorer ». Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’étoile, qu’ils avaient vue à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’elle vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils l’adorèrent ; ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis, avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

 

Mégalynaire en ton 1 : Magnifie, ô mon âme, celle qui est plus glorieuse et plus vénérable que toutes les puissances des cieux ! Je vois un mystère étonnant qui dépasse l’entendement : une grotte est devenue le ciel et la Vierge remplace le trône des chérubins ; la crèche est la demeure où repose le Christ, notre Dieu infini que nous chantons et magnifions !

 

Koinonikon (Ps.110) en ton occurrent : Il a envoyé la rédemption à son peuple ; Il a établi pour l’éternité son testament : Alléluia !

 

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, on chante le tropaire de la Fête.

 

Catéchèse : « Nous proclamons la sainte Vierge proprement et véritablement Mère de Dieu. Celui qui est né d’elle est vrai Dieu ; celle qui a engendré le Dieu véritable, incarné d’elle, est vraie Mère de Dieu. Nous disons que Dieu est né d’elle, non parce que la divinité du Verbe a pris d’elle le principe de l’être, mais parce que le Verbe même de Dieu, né du Père hors du temps et avant les siècles, et existant hors du temps éternellement avec le Père et le saint Esprit, a habité dans son sein dans les derniers temps pour notre salut, s’est incarné et est né d’elle sans changement. Car la sainte Vierge a engendré, non un simple homme, mais le Dieu véritable ; non pas nu, mais vêtu de chair ; non comme un corps descendu du ciel et transité par elle comme par un canal, mais prenant d’elle une chair consubstantielle à la nôtre et assumée par sa personne (hypostase)… L’apôtre dit encore : ‘Dieu envoya en mission son Fils, venu d’une femme’. Il ne dit pas : par une femme, mais : d’une femme. Le divin apôtre entend donc ceci : le Fils unique engendré de Dieu et Dieu, qui est homme et venu de la Vierge, et celui qui est né de la Vierge, qui est le Fils de Dieu et Dieu (né corporellement, c’est-à-dire comme l’être humain), est la même personne. Il n’a pas établi sa demeure en un humain déjà façonné, comme dans le cas d’un prophète ; mais Il est devenu lui-même essentiellement et véritablement homme, c’est-à-dire assumant dans sa personne une chair animée d’une âme raisonnable et intuitive… Voilà ce que veut dire « venu d’une femme ». Car, comment le Verbe de Dieu serait-Il venu sous la Loi, s’Il n’était devenu un être humain semblable à nous ? » ( saint Jean Damascène, F.O., 3, 12).

 

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