Lectures de dimanche
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-141
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DIMANCHES ET FETES n° 141
Dimanche 11 novembre 2007, 25ème après Pentecôte, neuvième après la Croix, ton 7
Mémoire de saint Martin de Tours le Miséricordieux et de saint Théodore de Studite
Tropaire de la Résurrection en ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher :// « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //
Tropaire de saint Martin en ton 6 : Célébrons saint Martin,/ disciple de saint Hilaire !// Il couvre de son manteau+ la nudité de la France/ et la revêt du Christ.// Le feu de l’Esprit anime ses sacrifices,/ et ses miracles fertilisent notre sol.// Tropaire(s) et kondakion(a) de l’église
Kondakion de saint Martin en ton 4 : Brûlant de zèle pour le vrai Dieu,/ en moine et en pontife tu l’as servi.// Dans le ciel tu as trouvé la couronne des saints/ et sur terre grande gloire, Martin !// Pour vêtir un pauvre tu partageas en deux ton manteau,/ dont tu vis ensuite le Christ revêtu.// Dans les campagnes tu portas la lumière de la Foi,/ et de tes miracles mainte ville fut témoin.// Père célébré dans tout l’univers+ pour ton zèle de pasteur et ton ardente charité,/ en faveur de nos âmes prie le Christ notre Dieu !// Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
Kondakion de la Résurrection en ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, / car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. // L’Enfer est enchaîné, / les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: / venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !// Et maintenant…
Kondakion à la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokimenon en ton 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur ! et de saint Martin en ton 5 : Mon âme s’est échappée, comme un passereau du filet de l’oiseleur. V : Le filet a été rompu et nous avons été délivrés ; notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre !
Epître du jour : Ephésiens 4, 1-7 et de saint Martin : Hébreux 7, 26-28 à 8, 1-2. Frères, je vous encourage, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience vous supportant les uns les autres avec charité, appliquez-vous à conserver l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Il n’y a qu’un seul Corps et qu’un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous.
Frères, le Christ est précisément le pontife qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux ; un pontife qui n’ait pas besoin, comme les grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car cela, Il l’a fait une fois pour toutes lorsqu’en sacrifice Lui-même Il s’est offert. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des êtres humains sujets à la faiblesse ; mais le serment de Dieu, prononcé après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, parfaitement accompli pour l’éternité. De ce qui vient d’être dit, le point capital est celui-ci : nous avons un pontife de telle nature qu’Il est assis à la droite du trône de la majesté divine, dans les cieux ; et là, Il accomplit son ministère, non plus dans le tabernacle dressé par les humains, mais dans le sanctuaire véritable érigé par le Seigneur.
Alléluia du jour en ton 7 : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! et de saint Martin en ton 7 : Ma fidélité et ma miséricorde seront avec lui. – Et par mon Nom s’élèvera sa puissance !
Evangile du jour : Luc 10, 25-37 et de saint Martin : Matthieu 25, 31 à 26, 2 : (n. trad.)
En ce temps-là, voici qu’un légiste se leva et dit à Jésus pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi qu’est-il écrit? Comment lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Jésus lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras ». Mais l’autre, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Répondant Jésus dit : « Quelqu’un descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba dans les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par cette route : il le vit, changea de côté et passa. De même un lévite, arrivant à cet endroit, l’aperçut, changea de côté et passa. Mais un Samaritain qui faisait la route arriva près de lui : il le vit et son cœur se serra. Il s’approcha, pansa ses plaies et y versa de l’huile et du vin ; puis il le prit sur sa propre monture et le conduisit dans une auberge, où il prit soin de lui. Le lendemain, il prit deux deniers et les donna à l’aubergiste et dit : Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose en plus, moi je te rembourserai à mon retour. Lequel de ces trois, à ton avis – demanda Jésus – s’est montré le prochain de la personne tombée aux mains des brigands ? » L’autre dit : « C’est celui qui lui a fait miséricorde ». Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ! »
En ce temps-là Jésus dit : « Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans sa gloire, et avec lui tous les anges, alors Il siégera sur le trône de sa gloire. Et seront rassemblées devant lui toutes les nations, et Il mettra à part les uns des autres, comme le pasteur met à part les agneaux et les chevreaux ; et Il placera les agneaux à sa droite et les chevreaux à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car J’ai eu faim et vous m’avez nourri ; J’ai eu soif et vous m’avez désaltéré ; J’étais étranger et vous m’avez recueilli ; nu et vous m’avez vêtu ; J’étais malade et vous m’avez rendu visite ; J’étais en prison et vous êtes venus me voir.’ Alors les justes lui répondront et lui diront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous nourri ou avoir soif et t’avons-nous désaltéré ? Quand t’avons-nous vu étranger et recueilli, ou nu et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous venus te voir ?’ Le roi leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’
Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur… ») et de saint Martin : Martin couvre la nudité du Crucifié, et le Ressuscité l’enveloppe de lumière : Alléluia !
Saint Martin le Miséricordieux (315-8.11.397), évêque de Tours, patron de la France. Vie dans le Synaxaire de l’Eglise orthodoxe. « Ah ! L’homme heureux, en vérité, en qui il n’était point de tromperie : ne jugeant personne, ne condamnant personne, ne rendant à personne le mal pour le mal. Car telle était la patience dont il s’était armé contre toutes les offenses : ayant la plénitude du sacerdoce, il se laissait outrager impunément même par le dernier des clercs, et jamais il ne les destitua pour cela de leurs fonctions ou ne les écarta de son affection, pour autant qu’il ait dépendu de lui. Jamais personne ne l’a vu en colère, ni ému, ni affligé, ni en train de rire. Toujours égal à lui-même, le visage rayonnant d’une joie pour ainsi dire céleste, il avait l’air étranger à la nature humaine. Jamais il n’y avait que le Christ sur ses lèvres, que la bonté, la paix, la miséricorde en son cœur. Souvent, même, son habitude était de déplorer les fautes de ceux qui se montraient ses détracteurs. (…) Et puis, dans ses paroles, dans sa conversation, que de gravité, que de noblesse ! Quelle ardeur, quelle force ! Quelle promptitude, quelle facilité pour résoudre les difficultés des Ecritures (…), jamais je n’ai entendu sur les lèvres de personne tant de savoir, tant de talent, une telle excellence et une telle pureté de langue » (saint Sulpice Sévère, Vie de saint Martin).