réactions après la visite du patriarche Alexis II en France
05 oct 2007 - VATICAN : réactions après la visite du patriarche Alexis II en France
Les déclarations du patriarche de Moscou Alexis II, lors de son voyage en France, du 2 au 4 octobre dernier, quant à l'état des relations entre l'Église orthodoxe russe, dont il est le primat, et l'Église catholique romaine ont été accueillies sans enthousiasme au Vatican, affirme l'agence de presse catholique polonaise Wiara, dans une dépêche datée du 4 octobre. Selon cette source, le responsable du bureau de presse du Vatican, le père Federico Lombardi, a affirmé que les déclarations d'Alexis II contenaient certes des " éléments positifs ", mais qu'il convenait toutefois d'en " donner une appréciation réaliste " dans la mesure où, dans l'ensemble, elles reprenaient les reproches habituels de Moscou à l'égard de Rome : suspicion de prosélytisme catholique sur le " territoire canonique " de l'Église russe, existence des communautés catholiques de rite byzantin (les " uniates ") en Ukraine et relations conflictuelles avec les communautés orthodoxes locales. Aux yeux du patriarcat de Moscou, a poursuivi le père Federico Lombardi, la résolution de ces problèmes reste un préalable indispensable à toute rencontre avec le pape de Rome. Ce qu'a confirmé, lors d'un point de presse à Paris, le même jour, le métropolite Cyrille de Smolensk, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou, rappelant qu'" il y a encore des questions non résolues en Ukraine et nous devons éclaircir ce que signifie la "mission" d'une Église sur le territoire d'une autre Église ". Un certain raidissement des positions a pu même être observé. Ainsi, alors que le patriarche Alexis II avait déclaré, dans une interview au quotidien Le Figaro (édition du 1er octobre), qu'une rencontre avec le pape serait possible " peut-être pas dans un mois, mais dans un an ou deux ", dans un entretien au quotidien Le Monde (édition du octobre), il semblait faire preuve de plus de réserve devant cette hypothèse et ne mentionnait plus aucun délais dans le temps, affirmant qu'une telle rencontre " devra être précédée par des changements profonds dans [les] relations [entre les deux Églises] et [que], pour le moment, il y a encore trop d'obstacles ".
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