textes liturgiques
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-132 b.
D o y e n n é O r t h o d o x e R o u m a i n d e F r a n c e
1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.
Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard
Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : pma.costa@9online.fr
DIMANCHES ET FETES n° 132 b
Vendredi 14 septembre 2007, Exaltation de la sainte et vivifiante Croix.
Dormition de saint Jean Chrysostome. Jour d’abstinence rigoureuse.
Antienne 1 : Seigneur mon Dieu, écoute-moi : pourquoi m’as-Tu abandonné ?
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous!
Pourquoi t’éloignes-Tu sans me sauver, sans écouter mes gémissements ? Refrain
Et pourtant Tu habites le sanctuaire, ô Gloire d’Israël ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Antienne 2 : Pourquoi, Seigneur, nous rejeter jusqu’à la fin, t’irriter contre les brebis de ton bercail ?
Refrain en t. occ. : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Souviens-Toi de ton peuple que Tu acquis dès l’origine, que Tu rachetas comme la tribu de ton héritage. Refrain
Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut. Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples ! Il siège sur les chérubins, que chancelle la terre !
Refrain : Tropaire de la fête, ton 1
En Sion le Seigneur est grand, exalté par-dessus tous les peuples. Refrain
Que les peuples célèbrent ton Nom de majesté, car il est saint et redoutable ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Isodikon (chant d’entrée) : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Tropaire de la fête, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent ! Gloire et maintenant…
Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu ! Donne force à tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité : que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !
Au lieu du trisagion : Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maitre, et ta sainte résurrection, nous la chantons !
Prokiménon en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !
En effet, le monde a été incapable, au moyen de la sagesse humaine, de reconnaître Dieu là où se manifestait la sagesse divine. C’est pourquoi, Dieu a décidé de sauver ceux qui croient en utilisant ce message apparemment fou que nous prêchons. Les Juifs demandent des miracles comme preuve et les Grecs cherchent la sagesse. Quant à nous, nous annonçons le Christ cloué sur la Croix : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs. Mais, pour ceux que Dieu a appelés, aussi bien Juifs que non-Juifs, le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu.
Alléluia en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.
Evangile : Jean 19, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35
En ce temps-là, lorsque les chefs des prêtres et les gardes virent Jésus, ils crièrent : « Cloue-le sur une croix ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Prenez-le et clouez-le vous-mêmes sur une croix, car, moi, je ne trouve pas de raison de le condamner. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir, car il a déclaré qu’il était le Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces mots, il eut encore plus peur. Il rentra dans le palais et demanda à Jésus : « D’où es-tu venu ? »
Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors : « Tu ne veux pas me parler ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai aussi le pouvoir de te faire clouer sur une croix ? »
Jésus lui répondit : « Tu n’as aucun pouvoir sur moi à part celui que Dieu t’a accordé d’en haut. C’est pourquoi, l’homme qui m’a livré à toi est plus coupable que toi. »
Quand Pilate entendit ces mots, il fit amener Jésus dehors ; il s’assit sur le siège du juge à l’endroit appelé « Place pavée » (qu’on nomme Gabbatha en hébreu). C’était le jour qui précédait la fête de Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! Mais ils se mirent à crier : A mort ! A mort ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Faut-il que je cloue votre roi sur une croix ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors Pilate leur livra Jésus, pour qu’on le cloue sur une croix.
Ils se saisirent donc de Jésus. Jésus sortit de la ville, en portant lui-même sa croix, pour aller à un endroit appelé le Lieu du Crâne (qu’on nomme Golgotha en hébreu). Là, les soldats clouèrent Jésus sur la croix. En même temps, ils mirent aussi deux autres hommes sur des croix, de chaque côté de Jésus qui se trouvait au milieu. Pilate ordonna aussi de faire un écriteau et de le mettre sur la croix ; il portait cette inscription : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car l’endroit où l’on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Cléopas, et Marie de la ville de Magdala. Jésus vit sa mère et, auprès d’elle, le disciple qu’Il aimait. Il dit à sa mère : « Voici ton fils, femme ! » Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère ! » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela, comme Jésus savait que, maintenant, tout était achevé, Il dit pour accomplir le texte de l’Ecriture : « J’ai soif ! » Quand Il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé ! » Puis Il baissa la tête et rendit l’esprit. C’était un vendredi et les chefs juifs ne voulaient pas que les corps restent sur les croix durant le sabbat, car ce sabbat-là était une journée importante. Ils demandèrent donc à Pilate de faire briser les jambes des crucifiés et de faire enlever les corps. Alors les soldats vinrent et brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qu’on avait mis en croix en même temps que Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils virent qu’Il était déjà mort ; c’est pourquoi ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et du sang et de l’eau en sortirent aussitôt. L’homme qui rapporte ces faits les a vus, et ce qu’il rapporte est vrai. Il sait, lui, qu’il dit la vérité, afin que vous aussi vous croyiez.
Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions.
Koinonikon (chant de communion) : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face, tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !
A la place de : Nous avons la lumière véritable, on chante, selon l’usage grec, le tropaire de la fête.
Catéchèse et homélie : la sainte et vivifiante Croix est le signe sacramentel de la transfiguration que le Christ Dieu a opérée de la souffrance et de la mort. De l’une et de l’autre, Il a fait le lieu de la rencontre de Dieu et de l’Homme en lui le Fils du Père par la grâce de l’obéissance. Par sa Passion voulue, Il les a transfigurées en théophanies de l’amour absolu. Il a initié ses disciples au grand et divin sacrifice de soi.
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-133
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1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.
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DIMANCHES ET FETES n° 133
Dimanche 16 septembre 2007. Dimanche après la Croix. Ton 7. Sainte martyre Euphémie
Tropaire de la Résurrection en ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher :// « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //
Troparul Învierii, glas 7 : Stricat-ai cu Crucea Ta moartea, deschis-ai tâlharului raiul. Plângerea mironositelor a ai schimbat si Apostolilor a propovàduit le-ai poruncit, cà ai înviat, Hristoase Dumnezeule, dàruind lumii mare milà.
Tropaire de la Croix, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent !
Troparul Crucii, glas 1 : Mântuieste, Doamne, poporul Tàu si binecuvânteazà mostenirea Ta. Biruintà binecredinciosilor crestini asupra celui potrivnic dàruieste, si cu Crucea Ta pàzeste pe poporul Tàu !
Tropaire (s) de l’église. Gloire…
Kondakion (a) de l’église. Et maintenant…
Kondakion de la Croix, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix,+ au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance,/ ô Christ notre Dieu !// Donne force à tes fidèles serviteurs,+ les protégeant de toute adversité:/ que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !//
Prokimenon de la Croix en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu,/ prosternez-vous devant son trône, car il est saint !// V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !
Epître du dimanche après la Croix : Galates 2, 16-20 (n. trad. )
Frères, nous savons qu’une personne est reconnue juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ et non parce qu’elle accomplit ce qu’ordonne la loi de Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi.
Alléluia de la Croix en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.
Evangile du dimanche : Marc 8, 34-9, 1 (n. trad. )
En ce temps-là Jésus appela la foule et ses disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à soi, qu’il porte sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile la sauvera. A quoi sert-il à quelqu’un de gagner le monde entier, s’il perd sa vie ? Que peut-on donner en échange de sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des gens d’aujourd’hui, infidèles et pécheurs, le Fils de l’Homme également aura honte de lui, quand Il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »
Jésus leur dit encore : « Amen, en vérité, Je vous le déclare, quelques uns de ceux qui sont ici ne goûteront pas la mort avant de voir le Royaume de Dieu venu avec puissance. »
In vremea aceea, chemând la Sine multimea, împreunà cu ucenicii Sài, le-a zis : « Oricine voieste sà vinà dupà Mine sà se lepede de sine, sà-si ia crucea si sà-Mi urmeze Mie. Càci cine va vois à-si scape sufletul îl va pierde, iar cine va pierde sufletul sàu pentru Mine si pentru Evanghelie, acela îl va scapà. Càci ce-i foloseste omului sà câstige lumea întreagà, dacà-si pierde sufletul ? Sau ce ar putea sà dea omul, în schimb, pentru sufletul sàu ? Càci de cel ce se va rusina de Mine si de cuvântele Mele, în neamul acesta desfrânat si pàcàtos, si Fiul Omului se va rusina de el, când va veni întru slava Tatàlui Sàu cu sfintii îngeri ». Si Iisus le zicea lor : « Adevàrat gràiesc vouà cà sînt unii, din cei ce stau aici, care nu vor gusta moartea, pânà ce nu vor vedea împàràtia lui Dumnezeu, venând întru putere ».
Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions !
Koinonikon du dimanche (« Louez … ») et de la Croix: Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face ; Tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !
Catéchèse et homélie : le charisme du renoncement et son actualité dans le monde d’aujourd’hui.
1. Le principe de la vie : « vouloir suivre Jésus-Christ ». C’est la volonté libre, « volonté naturelle » (st Maxime) et originelle, restaurée en l’Homme par l’Incarnation du Fils de Dieu. Le Verbe appelle: « Suis-moi ! » (Matt 19, 22). Il est naturel à l’humain de dire oui et d’être chrétien, parce que Jésus est le modèle selon qui il fut créé. L’icône de ce consentement paradisiaque est le « qu’il m’advienne selon ta volonté ! » de la Mère de Dieu. Cette liberté naturelle est appelée obéissance par les saints Pères.
2. La liberté d’origine apparaît dans le renoncement, par amour pour le Christ, à soi, à sa volonté propre et arbitraire, caprice, hésitation, ou indécision - renoncer à avoir raison, à la captivité du plaisir, à l’amour idolâtre de soi. Au lieu du slogan contemporain, renoncer à « se faire plaisir », afin de jouir de la béatitude de qui répond à l’invitation divine : épanouissement des saints qui, avant même la mort, connaissent la joie du Royaume.
3. La « vie » ici est, non l’existence biologique (), ou la vie en général (), mais la vie de la personne, capable d’éternité, appelée « âme » (). Ce mode charismatique – et non psychique - de l’existence créée, à l’image de la vie hypostatique de la Divinité, s’épanouit en ressemblance. Au Paradis, l’Homme est créé « âme vivante » (, Gen 2, 7) par la grâce du saint Esprit qui veut la conformer à son modèle, le Christ.
4. « Le chrétien est celui qui imite le Christ, autant qu’il est possible à l’être humain, en paroles, en œuvres et en pensées, et qui croit à la sainte Trinité d’une foi droite et exempte d’erreur » (Saint Jean Climaque, L’Echelle sainte, I, 7, Du renoncement ).