Temps liturgique

Publié le par Père Jean-Pierre

Samedi du Saint et Juste Lazare

Liturgie de St Jean Chrysostome : Epître Hb 12, 28 - 13, 8 ; Evangile Jn 11, 1-45

C'est avec cet éclatant miracle que nous entrons dans les solennités la Semaine Sainte. L'office de ce jour, en comportant quelques unes des particularités de l'office de la Résurrection du Seigneur, nous préfigure ce que sera la propre Résurrection de Jésus et nous annonce la grand joie qui suivra, après la Passion et la Crucifixion. Mais aussi, nous voyons ce que sera notre propre résurrection, une fois rachetés par le sacrifice du Christ.

TROPAIRE
Voulant, avant ta Passion, fonder notre foi en la commune résurrection, Tu as ressuscité Lazare d'entre les morts, ô Christ Dieu. C'est pourquoi, comme les enfants d'alors, nous portons les symboles de la victoire et Te chantons, à Toi, vainqueur de la mort: "Hosanna au plus haut des cieux! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !"

 

Dimanche avant Pâques

Dimanche des Rameaux, Entrée de Notre Seigneur à Jérusalem

Epître : Ph 4, 4-9 ; Evangile : Jn 12, 1-18

1er TROPAIRE
C'est celui du Samedi de Lazare.
2è TROPAIRE
Ensevelis avec Toi par le baptême, Christ notre Dieu, nous avons été rendus, par Ta Résurrection, clignes de la vie immortelle. Avec des hymnes nous Te chantons: "Hosanna au plus haut des cieux! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur."
KONDAKION
Au Ciel assis sur un trône, ici-bas sur un ânon, Christ Dieu, reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui Te crient: " Tu es béni, Toi qui viens rappeler Adam".
CHANT DE COMMUNION
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Le Seigneur est Dieu, Il nous est apparu. Alléluia.
HYMNE à la VIERGE chanté durant la Liturgie après la Consécration des Saints Dons
Le Seigneur est Dieu, Il nous est apparu. Organisez une fête et, pleins d'allégresse, allons magnifier le Christ avec des palmes et des rameaux chantant cet hymne: "Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur, notre Sauveur"

Etrange manière pour un roi de prendre possession de sa ville, assis sur le dos d'un ânon et marchant volontairement vers l'infâme supplice de la Croix. Etrange explosion d'enthousiasme d'une foule qui, cinq jours plus tard, va crier. " Crucifiez-le".
Etrange dessein de Dieu qui, dans son amour des hommes, change le cours de l'histoire, intervertissant même l'ordre logique des humains : la Transfiguration qui précède la Passion et la Résurrection, la prise de possession de la Jérusalem céleste avant que l'heure n'arrive, l'onction du corps par Marie avant que la mort n'arrive sur la Croix.
Le Christ entre en roi dans la capitale de son royaume céleste, Lui qui tant de fois a fui les populaces prêtes à l'acclamer comme Messie, il accepte l'humble hommage de toutes ces personnes qui viennent l'accueillir.
Il est roi parce qu'il réunit en lui l'humanité tout entière, parce que, par lui, l'homme et tous les hommes retrouveront leur état naturel d'avant le péché, dans la sainteté initiale. C'est ce miracle-là qui construira la Jérusalem céleste, nouvelle capitale pour l'humanité.
Et puis, il y a les disciples, ceux qu'il a préparés mais qui ne comprennent pas encore; il leur faudra voir aujourd'hui, avant la dégradation et la Passion, ce que sera la gloire de demain; pour eux aussi, Jésus se montre en gloire. Mais pour nous aussi, pour affermir notre foi, relever nos doutes, renforcer notre courage. Autrement, comment pourrons-nous être citoyens de ce royaume nouveau ? Comment pourrons nous vivre notre vocation d'enfants de Dieu, si nous ne nous sentons pas entièrement solidaires du Christ, Sauveur et Roi ?
Déjà tinte le glas de la Passion. Mais lorsque "tout sera accompli", alors nous saurons que notre foi se fonde dans sa Résurrection
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Publié dans Théologie

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