St Jean Climaque

Publié le par Père Jean-Pierre

Dimanche 18 mars 2007: 4è dimanche du Grand Carème

Dimanche de St Jean Climaque

Ton 8 ; Matines : 8è Evangile

Liturgie de St Basile : Hb 6, 13-20 ; Mc 9, 17-31

Saint Jean dont nous commémorons aujourd'hui la mémoire, est appelé "Climaque" à cause du titre de son célèbre ouvrage ascétique : "L'Echelle (en grec, Klimax ) des vertus". Saint Jean Climaque est fêté le 30 mars. C'est seulement vers le 14ème siècle, semble-t-il, qu'on fixa à ce 4ème dimanche du Carême la commémoraison de ce saint ascète, comme modèle de pénitence, et aussi parce que, dans les monastères, on a coutume de lire son ouvrage en temps de Carême.
A l'âge de 16 ans, St Jean Climaque entra au couvent du Sinaï, où il eut pour maître Anastase, le futur Patriarche d'Antioche. Dix-neuf ans après, il entra dans le stade de la vie contemplative, appelé hésychasme. Après 40 ans de cette vie, il devint higoumène de la Sainte Montagne du Sinaï, mais se retira à nouveau quelques années plus tard dans la solitude.
Son traité des vertus comprend 30 chapitres. Partant des vertus pratiques pour arriver aux vertus théoriques ou mystiques, cette étude fait monter l'homme, comme par autant de degrés, jusqu'aux hauteurs célestes (d'où le titre de KLIMAX ou ECHELLE des vertus). Saint Jean Climaque mourut vers 649.

TROPAIRE
Par les flots de tes larmes, tu as fait fleurir le désert aride; par tes profonds gémissements, tu as fait rendre à tes souffrances des fruits au centuple. Tu es devenu par tes miracles un brillant flambeau pour l'univers. Prie le Christ Dieu, ô bienheureux Père Jean, de sauver nos âmes.

Extrait des prières secrètes de la Liturgie des Présanctifiés :

" Fais luire, Seigneur, ton visage sur ceux qui se préparent à la Sainte Illumination et qui désirent secouer la souillure du péché. Eclaire leur esprit. Confirme-les dans la foi. Affermis-les dans (espérance. Perfectionne-les dans la charité. Fais-en des membres précieux de ton Christ, qui s'est donné en rançon pour nos âmes. Car Tu es notre illumination et nous Te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. "

Textes bibliques de la Divine Liturgie : Hébr. 6/13-20 et Marc 9 /17-31.

Jésus est attristé par l'incrédulité de la foule. Il y avait certes le père du possédé qui demandait un miracle, mais c'était à tout hasard, sans être bien assuré du pouvoir dé Jésus. Quant à la foule, amusée, elle se promettait un spectacle peu ordinaire.
Jésus reste impassible devant tant d'indifférence. Il souffre de voir tous ces gens agir de la sorte, mais il veut réveiller dans l'âme du père de l'enfant malade la petite flamme nécessaire pour que le miracle ait un sens véritable, la petite flamme de la foi.Il ne guérit que pour fonder la foi ; il exige d'abord la foi et c'est par elle que le miracle arrive.
"Je crois, Seigneur, viens en aide à mon peu de foi".
Ce récit, nous pouvons facilement le transposer pour nous. Nous pouvons nous demander si nous sommes réellement l'image de ce père ou de la foule avide de spectacle et, au fond, indifférente. Car c'est là qu'est pour nous le fond du problème.
L'Eglise, en effet, nous présente le Christ, homme et Dieu à la fois, tantôt roi de l'univers, tantôt étiré comme un malfaiteur sur la Croix. Elle nous le montre tantôt outragé, battu, insulté, et tantôt glorieux dans sa Résurrection. Elle nous affirme que l'entrée du Royaume nous a été ouverte par le Sauveur Jésus-Christ, en qui s'est réalisée la promesse de Dieu à Abraham. Mais elle nous rappelle aussi que, sans la foi, rien de tout cela n'est possible.
Ainsi l'essentiel pour nous, à travers les témoignages incontestables des Saintes Ecritures, à travers l'attente des prophètes de l'Ancien Testament, à travers le Fiat de la Vierge Marie, à travers les Apôtres et la continuité de l'Eglise, à travers aussi les constatations et les découvertes scientifiques, l'essentiel est la foi, au niveau de notre intelligence, certes, mais aussi au niveau de notre coeur, ce coeur de pierre que Jésus veut changer en coeur de chair. Sans la foi, rien n'est possible; sans la foi, Jésus est le fruit d'une judicieuse machination. Sans la foi, Dieu n'existe pas.

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Publié dans Saints orthodoxes

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