L'offrande Liturgique

Publié le par Père Jean-Pierre

L'Offrande Liturgique : Notes sur la Liturgie

Un Moine de l’Église d’Orient
(Père Lev Gillet)

Fresque de la Sainte Communion Fresque de la Sainte Communion

Fresque de la Sainte Communion
Chapelle de la Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu,
Atelier d'Iconographie Saint-Jean-Damascène

 

PRÉFACE

Ces pages ne sont pas une traduction nouvelle de la liturgie de saint Jean Chrysostome, ni un commentaire suivi de cette liturgie. Elles ne contiennent ni explications historiques ni développements théologiques. Ce sont de simples " notes ", c’est-à-dire de brèves remarques, mettant en relief certains passages du texte de la liturgie, certains thèmes principaux de cette longue et très riche prière que saint Jean Chrysostome apporta d’Antioche à Constantinople au IVe siècle et qui, dans ses grandes lignes, se trouve fixée dans des manuscrits grecs du VIIIe siècle. Nous avons voulu " orienter " l’attention et la réflexion des fidèles vers quelques sommets spirituels de ce texte. Nous n’avons pas écrit pour les doctes, mais pour des laïcs, hommes et femmes, et même pour des écoliers, pour les âmes les moins familières avec les discussions dogmatiques et cependant désireuses de notions élémentaires précises.

Quelques mots sur la structure générale de la liturgie de saint Jean Chrysostome ne seront peut-être pas inutiles. Comme toutes les anciennes liturgies chrétiennes, celle que nous avons maintenant en vue juxtapose deux types d’assemblée liturgique : la liturgie de la Parole et la liturgie de l’Eucharistie. D’abord vient la liturgie de la Parole, centrée sur la double " parole " de l’homme s’adressant à Dieu et de Dieu s’adressant à l’homme. L’homme s’adresse à Dieu à travers les " litanies ", séries de demandes exprimées par le prêtre ou le diacre au nom de l’assemblée et entrecoupées de chants et de fragments bibliques (surtout de psaumes) et aussi par les prières dites " secrètes " que fait le prêtre. La " petite entrée " du prêtre avec le livre des Évangiles indique déjà que cette partie de la liturgie converge vers la Parole divine écrite. De fait, après la prière de glorification de Dieu (" trisagion ", répété trois fois) l’Épître et l’Évangile du jour sont lus et suivis ou non par une homélie. Puis commence la liturgie eucharistique. Le pain et le vin sont apportés à la sainte Table. C’est la " grande entrée ", suivie de la récitation du symbole de foi. Après cela le prêtre lit la grande prière eucharistique qui inclut l’action de grâces pour tous les dons divins, le rappel évangélique de l’institution du sacrement de la Cène du Seigneur, l’invocation du Saint-Esprit sur nous-mêmes et sur les éléments offerts ; cette longue prière, coupée par quelques intercessions et commémorations, culmine avec l’oraison dominicale (" Notre Père... "). La communion est alors distribuée aux fidèles. La liturgie s’achève sur des intercessions et des bénédictions assez courtes.

Telles sont les grandes lignes de la liturgie de saint Jean Chrysostome dont le présent opuscule va isoler quelques éléments pour les mieux proposer à l’attention et à la piété des lecteurs.

Beaucoup ont fait ce que nous avons ici essayé de faire. Ils l’ont fait beaucoup mieux que nous. Les seuls mérites de ce petit ouvrage, s’il en a, sont sa simplicité et sa concision. Dieu veuille que notre écrit, si pauvre soit-il, puisse aider quelques âmes à adorer en esprit et en vérité !

Un moine de l’Église d’Orient
Beyrouth, Noël 1971 


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Publié dans Théologie

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