temps liturgique
LE TEMPS LITURGIQUE DU GRAND CAREME
| NOTES LITURGIQUES Le lundi qui suit le Dimanche de l'abstinence de laitage est le premier jour du Grand Carême proprement dit. Pendant quarante jours l'Eglise nous invite à nous préparer au temps de la Passion et au temps de Pâques. 1) LE JEUNE On ne peut ignorer ou traiter à la légère la question du jeûne alimentaire, à laquelle s'attache une authentique valeur spirituelle. Car le jeûne est une "mise en disponibilité" envers le Christ et sa Parole. Mais il ne faut pas non plus le restreindre autour de la seule abstinence alimentaire. Le jeûne doit surtout nous aider à mieux contrôler nos actes, nos pensées, nos paroles ; à mieux concentrer notre attention sur les exigences du Seigneur, à nous ramener à nos vraies dimensions pour que le prochain soit rehaussé. Le jeûne est un "tout" dont on ne doit pas scinder les aspects intérieurs et les aspects extérieurs, mais où les premiers sont les plus importants. 2) LES LITURGIES EUCHARISTIQUES a) En semaine Selon notre discipline, les jours de jeûne (c'est-à-dire tous les jours de Carême, sauf le samedi et le Dimanche, jour de la Résurrection), il n'y a pas de célébration de la Divine Liturgie en signe de pénitence. Pour permettre cependant aux fidèles de communier, les Saintes Espèces son soigneusement conservées après la Liturgie du Dimanche et sont offert aux fidèles, les mercredis et vendredis, au cours d'une Liturgie dite des Présanctifiés, c'est-à-dire où les Saintes Espèces ont été consacré préalablement. Aussi cette Liturgie qui est plus exactement un office de Vêpres suivi de communion, ne comporte pas de consécration eucharistique. Le Samedi, on célèbre la Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostorme. b) Le Dimanche Durant tout le Carême, on célèbre la Liturgie de Saint Basile le Grand au lieu de celle de St Jean Chrysostome. Cette Liturgie est célébrée dans notre Eglise dix fois par an, comme suit : - les 5 premiers Dimanches de Carême, - le Jeudi Saint, le Samedi Saint, - la veille de Noël et de l'Epiphanie (mais si ces fêtes tombent un dimanche ou un lundi, la Liturgie de St Basile aura lieu le jour même de la fête), - le 1er janvier, fête de Saint Basile. 3) LES GRANDES COMPLIES C'est le dernier des offices du jour, que l'on dit les lundis, mardis, mercredis et jeudis du Grand Carême. Dans cet office on lit une grande prière biblique de pénitence, celle de Manassé, roi de Juda. 4) LE GRAND CANON DE ST ANDRE DE CRETE Il est lu par partie aux Grandes Complies, les lundi, mardi, mercredi et jeudi de la première semaine de Carême, et intégralement le mercredi soir de la cinquième semaine. C'est un grand poème de 250 strophes, réparties en neuf odes. 5) L'HYMNE DE L'ACATHISTE C'est un long poème de louange à la Sainte Vierge Marie, qui comprend 24 strophes, disposées selon un ordre alphabétique et divisées en quatre parties. Les quatre premiers vendredis de Carême, on en lit successivement une partie le soir à Complies. Le cinquième vendredi, on lit tout l'hymne. L'office s'appelle "acathiste" parce qu'on le chante debout. (Littéralement c'est l'hymne pendant le chant duquel on ne s'assoit pas). En 626, les Avares et les Perses assiégeaient Constantinople, dont l'Empereur était Héraclius. Le clergé et le peuple auraient alors passé la nuit entière en prière, chantant debout cet hymne à la Vierge. Et la ville fut sauvée. On ajouta par la suite le souvenir de deux autres délivrances de Constantinople, lorsque la ville eut à soutenir le siège des Arabes en 677 et 717. L'auteur de l'hymne serait pour les uns le Patriarche Serge de Constantinople, pour les autres son archiviste, Georges le Pisside. 6) LE PREMIER SAMEDI DE CAREME nous faisons mémoire du miracle des kolybes de St Théodore le conscrit, qui mourut martyr au 4è siècle de notre ère. Voici comment eut lieu ce miracle : Julien l'Apostat ayant ordonné d'exposer au marché des produits déjà offerts aux idoles et pollués par le sang des victimes, le saint martyr apparut au Patriarche de Constantinople Eudoxe pour avertir les chrétiens de ne se nourrir que de kolybes, grains de blé bouillis à l'eau et assaisonnés de sucreries, et que nous consommons encore quand nous célébrons nos requiem. |
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