Le saint Archevêque Jean de Changhaï, Bruxelles et San Francisco
www.orthodoxologie.blogspot.com/MARDI 22 SEPTEMBRE 2009
Saint Jean de Changaï ( fêté le 2 juillet)
L’archevêque Jean naquit dans le sud de la Russie, dans le village d’Adambora, province de Karkhov. Saint Jean de Tobolsk était parmi ses ancêtres de la famille Maximovitch. Il reçut une excellente éducation.
à 15 ans
Dès son enfance, le jeune Michel (il avait pour protecteur l’Archange) mangeait peu et avait une petite santé, mais il était fasciné par les exploits ascétiques de l’archevêque Mélèce Léontovitch dont les reliques se trouvaient au monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Kharkov. Le saint homme passait, avant sa mort survenue en 1814, des nuits entières en prière, immobile, les bras levés vers le ciel. Il connaissait le jour de son trépas et était renommé pour dormir peu. Le premier biographe de saint Jean mentionne que le saint archevêque ressemblait à son modèle en toutes choses : il n’avait pas dormi dans un lit depuis quarante ans, il savait l’heure de sa mort et il reposait dans la crypte d’une cathédrale où on célébrait des pannikhides1 et où l’on récitait quotidiennement le psautier pour demander son intercession.
Saint Mélèce de Kharkov
Excellent étudiant en Droit, il passait plus de temps à lire la vie des saints qu’à ses études. Il rencontra le métropolite Antoine Khrapovitsky, l’éminent théologien et candidat au Patriarcat, qui décela immédiatement ses dispositions spirituelles éminentes.
En 1921, pendant la guerre civile, sa famille partit pour Belgrade et le saint ascète obtint un diplôme en Théologie. Il avait payé une partie de ses études en vendant des journaux.
En 1924, il fut ordonné lecteur et, en 1926, on le tonsura moine et l’ordonna diacre, lui donnant le nom de son lointain ancêtre, Jean de Tobolsk.
Le 21 novembre de la même année, il devint hiéromoine. De 1925 à 1927, il enseigna la religion dans un collège serbe ; de 1929 à 1934, il passa au séminaire serbe de Bitol. Il officiait alors en grec pour les Grecs du lieu qui l’estimaient beaucoup. Le Chrysostome serbe, le saint évêque Nicolas Véliminovitch, comme le métropolite Antoine, appréciait beaucoup ses qualités spirituelles. Souventes fois, on l’entendit déclarer : «Si vous voulez voir un saint vivant, allez à Bitol voir le père Jean» ! Plus tard, en France, des prêtres catholiques dirent à leurs ouailles qu’il y avait encore des saints, dans les rues même de Paris, faisant allusion à «Saint Jean Pieds-nus» qui avait alors sa cathédrale dans un garage de Versailles !
Ce fut au séminaire où il enseignait que l’on découvrit qu’il dormait peu, assis ou prostré devant ses icônes. De même qu’il mangeait également peu, une fois par jour avant minuit et se nourrissait en carême de prosphores, s’abstenant de nourriture la première et dernière semaine du quadragésime. Il célébrait chaque jour la Divine Liturgie.
En 1934, on décida de le faire évêque. Ayant reçu une convocation du Synode, il s’y rendait quand il rencontra quelqu'un à qui il raconta qu’il avait été envoyé par erreur à Belgrade, à la place d’un autre hiéromoine Jean. La même personne ayant vérifié, lui annonça que la situation était encore pire : c’était lui qui devait être ordonné évêque !
Il fut alors envoyé en Chine, rétablit l’unité de l’Église orthodoxe et fut très actif dans l’organisation de la vie de ses paroissiens, allant partout dans les prisons, les hôpitaux, les asiles d’aliénés, rassemblant les orphelins des rues pour leur donner un abri et se dépensant inlassablement pour tous, Russes, Serbes, Ukrainiens, Juifs, Chinois. Il célébrait chaque jour, à la cathédrale de Changaï, et puisait dans les Saints Dons une force incommensurable que l’on en s’attendait pas à trouver dans ce petit corps épuisé.
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Cathédrale de Changhaï
Vladika Jean à Changhaï
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