Grégoire III Laham : "Pour moi, arabe et syrien, c’est une démarche difficile"
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Grégoire III Laham : "Pour moi, arabe et syrien, c’est une démarche difficile"
Grégoire III Laham : "Pour moi, arabe et syrien, c’est une démarche difficile"
Pour le patriarche d’Antioche des grecs-catholiques, il n’y a pas d’autre voie que le dialogue entre religions
Quel regard portez-vous sur cette rencontre de Cracovie ?
Le chrétien ne doit pas se placer sur une île. C’est un danger. Je répète souvent à mes séminaristes : « Pensez toujours à l’autre. » Il nous faut laisser dans notre discours un espace vide. Si quelqu’un vient, il ne doit pas se sentir étranger et doit pouvoir prendre place à vos côtés. Pour son message de la paix, en 2005, Jean-Paul II avait déclaré : « La substance de l’homme, c’est d’être “avec” et “pour”. » Chacun de nous est « avec ». Mais ce qui est important, c’est d’être « pour » l’autre, de s’en sentir responsable.
Est-ce vrai aussi pour les chrétiens du Proche-Orient ?
Chrétiens, musulmans ou juifs, si nous sommes incapables de dialoguer, nous sommes finis. Dialoguer signifie dire « toi et moi », et pas seulement « toi ou moi ». Même dans notre situation particulière de chrétiens arabes dans le monde arabe, les chrétiens et les musulmans doivent lutter ensemble contre la perte de la foi. Et le grand émiettement de l’islam peut l’empêcher de résister aux tentations du fanatisme.
En tant que chrétien arabe, comment comprenez-vous le pèlerinage de ce mardi à Auschwitz ?
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| Recueilli par Frédéric MOUNIER |
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