Une rencontre orthodoxe à Bruxelles, 21-22 juin
http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/
Le quotidien internet « Ejednevny Journal » publie un article de Nikita Krivochéine consacré à la récente rencontre orthodoxe de Bruxelles (20 et 21 juin dernier). Y étaient présents l'archevêque Marc de Berlin et d’Allemagne (Église russe hors frontières), Mgr Théophane de Berlin (Patriarcat de Moscou), Mgr Simon de Bruxelles et de Belgique (Patriarcat de Moscou), de nombreux clercs, plusieurs laïcs. Le succès de cette rencontre est pour beaucoup dû à la participation de l’archiprêtre Georges Riabykh, adjoint de Mgr Hilarion, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. L’association OLTR était représentée par M.M., Rehbinder, Troubetzkoi et Krivochéine .Étaient également présents des représentants du Département « des compatriotes à l’étranger » du ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie.
A l’issue de deux jours de débats portant sur la situation ecclésiale et matérielle des centaines de milliers d’orthodoxes ayant migré dans les pays de l’U.E. une résolution fut adoptée. Il s’y agit de l’indispensable et encore insuffisant effort des paroisses de l’Eglise orthodoxe russe dans les pays de l’Union en vue de catéchiser les migrants orthodoxes récemment installés. La résolution appelle à une meilleure prise de conscience de cette nécessité par les recteurs et le clergé ainsi que par les « anciens » paroissiens. Bien des choses se font déjà : plusieurs prêtres en Italie ont été accrédités visiteurs de prisons, en France le hiéromoine Alexis (Dumond) a été nommé aumônier de la Légion Étrangère… Il a été proposé de renouveler l’expérience des « jumelages », non pas des municipalités mais des paroisses en Russie avec celles de l’étranger. Le soutien social, linguistique, et, cela va sans dire, l’aide spirituelle ne relèvent pas de la compétence des services consulaires. Seules les paroisses sont susceptibles de prendre tout ceci en charge.
Des moyens budgétaires considérables sont requis, l’Eglise n’en dispose pas, l’effort d’assistance qu’elle fournit dans le pays étant plus qu’important. La conférence de Bruxelles a aussi posé la question d’une éventuelle contribution budgétaire de la Fédération à ces dépenses. Cette suggestion a suscité une véritable tempête d’indignation chez l’intelligentsia russe agnostique et violemment anticléricale qui voit dans le retour de la foi, dans l’esprit d’entente qui existe entre l’Eglise et de nombreux dirigeants politiques la menace d’une dictature idéologique ecclésiale, d’une orthodoxie devenant idéologie officielle. Ces auteurs s’opposent à l’introduction dans les programmes scolaires de l’enseignement religieux facultatif.
L’article de « Ejednevny Journal » qui suit (en version non abrégée) est une réponse à ces réactions.
A l’issue de deux jours de débats portant sur la situation ecclésiale et matérielle des centaines de milliers d’orthodoxes ayant migré dans les pays de l’U.E. une résolution fut adoptée. Il s’y agit de l’indispensable et encore insuffisant effort des paroisses de l’Eglise orthodoxe russe dans les pays de l’Union en vue de catéchiser les migrants orthodoxes récemment installés. La résolution appelle à une meilleure prise de conscience de cette nécessité par les recteurs et le clergé ainsi que par les « anciens » paroissiens. Bien des choses se font déjà : plusieurs prêtres en Italie ont été accrédités visiteurs de prisons, en France le hiéromoine Alexis (Dumond) a été nommé aumônier de la Légion Étrangère… Il a été proposé de renouveler l’expérience des « jumelages », non pas des municipalités mais des paroisses en Russie avec celles de l’étranger. Le soutien social, linguistique, et, cela va sans dire, l’aide spirituelle ne relèvent pas de la compétence des services consulaires. Seules les paroisses sont susceptibles de prendre tout ceci en charge.
Des moyens budgétaires considérables sont requis, l’Eglise n’en dispose pas, l’effort d’assistance qu’elle fournit dans le pays étant plus qu’important. La conférence de Bruxelles a aussi posé la question d’une éventuelle contribution budgétaire de la Fédération à ces dépenses. Cette suggestion a suscité une véritable tempête d’indignation chez l’intelligentsia russe agnostique et violemment anticléricale qui voit dans le retour de la foi, dans l’esprit d’entente qui existe entre l’Eglise et de nombreux dirigeants politiques la menace d’une dictature idéologique ecclésiale, d’une orthodoxie devenant idéologie officielle. Ces auteurs s’opposent à l’introduction dans les programmes scolaires de l’enseignement religieux facultatif.
L’article de « Ejednevny Journal » qui suit (en version non abrégée) est une réponse à ces réactions.
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