LA CONSCIENCE,Saint Ignace Evêque.

(Saint Ignace Evêque du Caucase et de la Mer Noi)
La conscience est un sentiment de l’esprit, humain, subtil, lucide, qui distingue le bien du mal.
Ce sentiment distingue plus clairement le bien du mal que ne le fait l’intellect. Il est plus difficile de séduire l’intellect que la conscience. La conscience lutte longtemps avec l’intellect, car il est séduit et dominé par la volonté qui aime le péché.
La conscience est une loi naturelle (Saint Abba Dorothé, ens.3 sur la conscience).
Avant la loi écrite, la conscience guidait l’homme. L’humanité déchue, progressivement, a fait sienne l’injuste façon de penser à Dieu, au bien et au mal ; la fausse intelligence communiqua son irrégularité à la conscience. La loi écrite devint une nécessité absolue pour être guidé vers la vraie connaissance de Dieu et une activité qui Lui soit agréable.
L’enseignement du Christ, scellé par le saint baptême, guérit la conscience de la malignité par laquelle le péché l’a contaminée (Hebr.10/22) ; la juste action de la conscience qui nous a été rendue, est soutenue, élevée, lorsqu’on suit le Christ.
Un état sain et une action juste de la conscience ne sont possibles que dans le sein de l’Eglise parce que toute pensée injuste (ou fausse) acceptée, a une influence sur la conscience : elle détourne d’une action juste.
Les péchés volontaires enténèbrent, affaiblissent, étouffent, assoupissent la conscience. Tout péché qui n’a pas été purifié par le repentir, laisse une impression qui nuit à la conscience.
Une vie de péché constante et volontaire, met comme à mort la conscience mais il n’est pas possible de la détruire complètement. Elle accompagnera l’homme jusqu’au terrible tribunal du Christ : là elle dénoncera celui qui lui a désobéi.
Selon le commentaire des Saints Pères, « L’adversaire » de l’homme, mentionné dans l’Evangile, c’est la conscience (Matt.5/25). C’est exact, elle est l’adversaire ! Parce qu’elle résiste à toute action contraire à la loi.
Pendant ta vie terrestre, garde la paix avec cet adversaire sur ton chemin vers le ciel, afin qu’il ne devienne pas ton accusateur au moment où ton destin se décidera.
A SUIVRE....
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