Grand Samedi : 18 avril 2009
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Grand Samedi : 18 avril 2009
| | Le Vendredi soir, célébration des Matines du Samedi Saint avec l'Office de l'Epitaphion (Image du Christ mis au Tombeau): A travers les textes liturgiques on perçoit la descente aux enfers comme une blessure dans la plénitude divine; blessure dans laquelle s'engouffre toute la détresse, toute la révolte, tout le désespoir de ce monde qui abandonne Dieu et se sent abandonné par Lui. Pour élever Adam déchu, le Christ doit aller le chercher jusque dans la mort, car tel est le sens de cet Office: Dieu atteint la limite extrême de l'abaissement devant le néant des libertés déchues. |
| L'Office de l'Epitaphion, composé en grande partie par une femme, la poétesse byzantine Cassia, développe trois thèmes : l'abaissement extrême de Dieu dans un contexte cosmique, la descente aux enfers et l'accomplissement du sabbat où l'Eglise naîtra du sommeil (extase du Christ) comme Eve naquit du sommeil (extase d'Adam). Du point de vue du déroulement liturgique, le psaume 119 (118) est entrecoupé de trois stances avec des strophes intercalées entre chaque verset et suivi d'un canon. Nous donnons ici le début de chacune de ces trois stances : Toi, la Vie, Tu as été mis au sépulcre, ô Christ, et les armées des anges dans la stupeur glorifient ta condescendance. Il est juste de Texalter, Toi, Source de Vie : Tu as étendu les mains sur la Croix et brisé la puissance de l'ennemi. Toutes les générations apportent leur hymne à ton sépulcre, ô mon Christ. Tu as, ô Vierge, libéré Adam du péché, en engendrant le Donateur de Vie; Tu as d'Eve changé en joie la tristesse ; Il a rendu à la vie ceux qui s'en étaient écartés, Celui qui, Dieu et Homme, s'est incarné en Toi. Le lendemain matin, la Liturgie de Saint Basile est précédée des Vêpres. Jadis on baptisait alors les catéchumènes, d'où la longue lecture des quinze prophéties. Lors de la célébration liturgique, on chante déjà : «Lève-toi, ô Dieu, et juge la terre, car Tu hériteras de toutes les nations.» Cette ancienne vigile pascale est ainsi l'icône de la Résurrection, celle de la descente victorieuse du Christ dans le royaume infernal. A la Grande Entrée, on chante : Que toute chair humaine fasse silence et se tienne dans la crainte et le tremblement. Qu'elle éloigne toute pensée terrestre. Car le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs s'avance afin d'être immolé et de Se donner en nourriture aux fidèles. Les chœurs angéliques le précèdent avec les Principautés, les Puissances, les Chérubins aux innombrables yeux et les Séraphins aux six ailes, se voilant la face et chantant : Alleluia, alleluia, alleluia. Au moment de la Communion on chante : "Le Seigneur s'est éveillé comme un homme qui dort; il s'est relevé pour nous sauver." | |
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