BIÉLORUSSIE : LE PÈRE ALEXANDRE CHRAMKO RÉINTÉGRÉ AU SEIN DU CLERGÉ
10 MAR 2009 - BIÉLORUSSIE : LE PÈRE ALEXANDRE CHRAMKO RÉINTÉGRÉ AU SEIN DU CLERGÉ
Le père Alexandre CHRAMKO, un prêtre orthodoxe biélorusse qui avait été interdit a divinis et exclu des rangs du clergé il y a près de deux ans, a été réintégré au sein du clergé, après avoir effectué, le 2 mars 2009, un acte de contrition public devant le métropolite PHILARÈTE de Minsk, primat de l'Eglise orthodoxe en Biélorussie (patriarcat de Moscou). Toutefois, son interdiction de célébration n'a pas été levée pour l'instant. En septembre 2008, le père CHRAMKO avait écrit au métropolite PHILARÈTE pour lui demander la levée des sanctions prises à son encontre. Cette mesure avait alors été conditionnée à l'arrêt par le prêtre de toute publication et interview ainsi que de toute participation à des forums ou à des blogs sur l'Internet, à la suite de quoi le prêtre avait annoncé qu'il mettait fin à ses activités de publiciste. Le tribunal ecclésiastique du diocèse de Minsk avait par la suite décrété que toute levée des sanctions ne pouvait être envisagée qu'après un acte de " repentir public ", ce qui a donc eu lieu le 2 mars, premier jour du carême préparatoire à la fête de Pâques, dans la cathédrale du Saint-Esprit, à Minsk. Le père Alexandre CHRAMKO a lu un texte d'aveux qui lui était proposé, après quoi le métropolite PHILARÈTE a récité une prière d'absolution. Prêtre d'une paroisse de la ville de Minsk, le père CHRAMKO, 51 ans, a acquis une large audience par son activité missionnaire sur Internet, notamment comme l'auteur du " Journal d'un prêtre ", dont les textes ont été réunis en un livre sous le même titre, publié en 2006 à Moscou, ainsi que comme rédacteur du site d'information orthodoxe Tsarkva (" L'Eglise "), en russe et en biélorusse. Il avait été sanctionné, le 15 mai 2007, après avoir participé, quelques semaines plus tôt, le 25 avril, à une conférence de presse pour " la défense du droit à la liberté de conscience ", aux côtés de représentants de toutes les confessions chrétiennes du pays. Lors de cette conférence de presse, le père CHRAMKO avait dénoncé le cadre restrictif de la loi d'octobre 2002 sur la liberté de conscience, qui interdit notamment la tenue de réunions de prière en dehors des églises (SOP 319.14).
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