S.O.P,PARIS : CÉLÉBRATION DU DIMANCHE DE L'ORTHODOXIE

Publié le par Père Jean-Pierre

08 MAR 2009 - PARIS : CÉLÉBRATION DU DIMANCHE DE L'ORTHODOXIE

Selon la tradition établie depuis de nombreuses années, le Dimanche de l'orthodoxie a été marqué à Paris, le 8 mars dernier, par le rassemblement de nombreux fidèles de la région parisienne dans la cathédrale grecque Saint-Étienne, pour la liturgie eucharistique. Célébrée et chantée en grec, en arabe, en géorgien, en slavon, en roumain et en français, la liturgie était présidée par le métropolite EMMANUEL, évêque du diocèse du patriarcat oecuménique en France et président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, entouré de cinq prêtres et de deux diacres des différents diocèses de France. Près de deux cent cinquante fidèles et invités, parmi lesquels le père Michel MALLÈVRE, délégué catholique à l'oecuménisme, participaient à cette célébration.  Dans l'homélie prononcée lors de la liturgie, le père Nicolas OZOLINE, professeur d'iconologie à l'Institut Saint-Serge, a tout d'abord expliqué le sens de l'évangile du jour (Jn 1,43-51) qui relate l'appel de Nathanaël par Jésus (" Viens et vois "), avant de rappeler le sens de la théologie de l'icône, à l'origine de l'institution du Dimanche de l'orthodoxie. " Si les iconoclastes avaient eu raison, Philippe n'aurait pas pu dire à Nathanaël "Viens et vois", car il n'aurait rien eu à représenter ", a-t-il dit. Lors de la crise de l'arianisme au 4e siècle, saint Athanase d'Alexandrie avait montré que" le Fils est l'image consubstantielle du Père ", a-t-il expliqué, dans la mesure où " le Fils a la même nature ("ousia") que le Père et donc est véritablement son image, une image certes invisible "" Mais cette image invisible s'est faite homme dans ce monde et est alors devenue visible par l'Incarnation qui est la venue personnelle du Verbe de Dieu, lequel assume dans son hypostase la nature humaine et rend ainsi cette nature accessible à la divinité ", a-t-il poursuivi.  Dans ces conditions, " le Dimanche de l'orthodoxie, ce n'est pas le triomphe des arts dans l'Eglise, mais la victoire de l'image spécifiquement chrétienne et orthodoxe qui exprime ce que l'Eglise dit sur le sujet représenté ", car " les icônes sont des images liturgiques qui doivent prêcher [et] nous montrer l'enseignement de l'Eglise sur le Christ, sur la Mère de Dieu, sur les saints ". C'est ainsi que s'accomplit la promesse que Jésus a faite à Philippe et Nathanaël (" Vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme "), dans la mesure où " les saintes icônes sont pour nous une anticipation de ce ciel ouvert ", devait-il ajouter en conclusion. Dans l'après-midi, une assistance nombreuse s'est retrouvée dans les locaux de la paroisse serbe Saint-Sava, rue du Simplon (18e), pour participer à une rencontre commémorative marquant le 60e anniversaire de la revue Contacts, autour du père Boris BOBRINSKOY, ancien doyen de l'Institut Saint-Serge, Michel STAVROU, professeur de théologie dogmatique à ce même Institut et secrétaire de la rédaction de Contacts, et Olga LOSSKY-LAHAM, écrivain et catéchète orthodoxe.
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