St Jean de Cronstad,DE LA NECESSITE DE COMBATTRE ET DE VAINCRE SES PASSIONS
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( Extrait du journal de Saint Jean de Cronstadt )
Dieu a tout créé pour toi, mais toi, que fais-tu pour toi-même ? Dieu t’a fait don de la raison, du libre arbitre, de la conscience, des forces nécessaires à la piété, des biens matériels. Et toi, tu n’en fais rien, tu détériores ta nature, et tu utilises les dons de Dieu pour ta propre perdition !
La vie présente est destinée au combat et à l’exploit spirituel ininterrompu. La vie future sera le temps du repos, du triomphe, de la joie, et de la béatitude. Il y a là matière à lutter jusqu’au sang !
Le Royaume de Dieu, de la sainteté, de la justice et de la miséricorde grandit chez le croyant qui se repent, qui prie, et qui fait le bien. Il croît régulièrement jusqu’à atteindre la pleine maturité, tel le grain de sénévé qui devient un arbre puissant aux branches abondantes. De la même façon, le royaume du diable, de l’injustice, de la malignité, de l’orgueil, de l’envie, de l’impureté, de la méchanceté, de l’acédie, se développe jusqu’à devenir un arbre du mal qui écrase totalement l’homme, ce qui advint à Judas le traître.
« Le Royaume des Cieux est au-dedans de vous » (Luc17,21), c’est-à-dire la justice, la pureté, la sainteté, l’amour, la miséricorde, la douceur, l’humilité, la mansuétude, la patience, le courage, la simplicité et les autres vertus. De la même façon, le royaume de l’ennemi peut aussi être au-dedans de nous. Le devoir de chaque chrétien est de lutter constamment contre ses passions et ses mauvaises tendances. Avec l’aide de Dieu, il parviendra à déraciner de son coeur les différentes passions et à planter dans son âme la prière incessante, la pensée de Dieu, l’humilité, la douceur, la mansuétude et toutes les autres vertus.
Il faut constamment résister à la violence des passions, surtout à l’amour de soi, au plaisir, à l’attrait des choses extérieures, au repos de la chair qui incite l’homme à ne vivre que pour lui-même et pour sa maison, en oubliant d’assister son prochain.
Un même homme est capable des pensées, des sentiments et des actes les plus élevés, les plus pieux et les plus saints, mais également des plus stupides, des plus bas, des plus iniques et des plus impurs. Du plus élevé au plus bas, du plus fondamental au plus futile, de la vertu au péché, il n’y a souvent qu’un pas. C’est ainsi que l’homme, pourtant créé à l’image de Dieu, peut, à cause de la corruption de sa nature déchue, être double, inconséquent, sans plus de fermeté qu’un roseau agité par le vent des esprits malins et des passions. Suivant les circonstances, un même homme peut être courageux ou timide, bon ou méchant, simple ou malin, noble ou vil, zélé ou paresseux, compatissant ou insensible, généreux ou avare (jusqu’à devenir stupide, tatillon et larde), respectueux ou insolent, tendre ou grossier, obéissant ou têtu. Comment pourrait-on être dirigé par un tel homme? Il faut d’abord apprendre à se diriger soi-même, puis ensuite, si nécessaire, diriger les autres.
Dans le chrétien cohabitent deux ennemis : l’ancien Adam et l’homme nouveau du Christ. Ce sont plus exactement deux directions de l’esprit, du coeur et de la volonté. D’un côté, le monde terrestre, pécheur, passionné et mortel, de l’autre le monde céleste, saint, paisible et destiné à la Vie. Le libre arbitre peut se tourner vers la sagesse et l’intelligence, ou bien se montrer insensé et stupide. Il peut se montrer raisonnable ou fuir toute bonne entreprise. En bref, il peut se plier à la volonté du Créateur, et à Ses bons et sages préceptes, ou au contraire s’associer aux complots méchants, malins et pernicieux du diable.
Certains hommes, même des spirituels, sont volontiers prêts à rendre des services contre une bonne rétribution, mais murmurent et s’irritent si le salaire est minime. Ils rendent volontiers visite à des gens bien portants et de belle apparence, mais fréquentent à contre coeur et parfois même avec dégoût les infirmes, les malades ou les gens laids, alors qu’ils devraient se rendre chez eux avec amour et compassion. Ils saluent leurs bonnes et aimables connaissances mais évitent les inconnus ou les gens désagréables. Ils embrassent leurs amis mais méprisent leurs ennemis. Ils prêtent attention aux beaux mais se détournent des laids.
En règle générale, l’homme passe son temps à se contredire, à contredire son esprit, sa conscience et Dieu Lui-même. Il pense d’une façon et agit d’une autre, et se rend désagréable à Dieu. Voilà la maladie de l’homme. Sa tâche consiste donc à s’amender, à rechercher le bien, la simplicité, la bonté, la justice, l’impartialité, la pureté du coeur et une volonté ferme qui ne se laissera pas fléchir par le mal.
Qu’est-ce que l’attachement de l’âme aux biens matériels, à l’or, à l’argent, aux pierres précieuses, aux tissus chatoyants, aux beaux visages ? C’est un adultère qui rend indigne de Dieu. Si l’âme ne repousse pas tout cela, si elle ne le considère pas comme poussière, elle cessera d’aimer Dieu, se refroidira, se négligera et finira par s’éloigner du Seigneur.
A SUIVRE......
Dieu a tout créé pour toi, mais toi, que fais-tu pour toi-même ? Dieu t’a fait don de la raison, du libre arbitre, de la conscience, des forces nécessaires à la piété, des biens matériels. Et toi, tu n’en fais rien, tu détériores ta nature, et tu utilises les dons de Dieu pour ta propre perdition !
La vie présente est destinée au combat et à l’exploit spirituel ininterrompu. La vie future sera le temps du repos, du triomphe, de la joie, et de la béatitude. Il y a là matière à lutter jusqu’au sang !
Le Royaume de Dieu, de la sainteté, de la justice et de la miséricorde grandit chez le croyant qui se repent, qui prie, et qui fait le bien. Il croît régulièrement jusqu’à atteindre la pleine maturité, tel le grain de sénévé qui devient un arbre puissant aux branches abondantes. De la même façon, le royaume du diable, de l’injustice, de la malignité, de l’orgueil, de l’envie, de l’impureté, de la méchanceté, de l’acédie, se développe jusqu’à devenir un arbre du mal qui écrase totalement l’homme, ce qui advint à Judas le traître.
« Le Royaume des Cieux est au-dedans de vous » (Luc17,21), c’est-à-dire la justice, la pureté, la sainteté, l’amour, la miséricorde, la douceur, l’humilité, la mansuétude, la patience, le courage, la simplicité et les autres vertus. De la même façon, le royaume de l’ennemi peut aussi être au-dedans de nous. Le devoir de chaque chrétien est de lutter constamment contre ses passions et ses mauvaises tendances. Avec l’aide de Dieu, il parviendra à déraciner de son coeur les différentes passions et à planter dans son âme la prière incessante, la pensée de Dieu, l’humilité, la douceur, la mansuétude et toutes les autres vertus.
Il faut constamment résister à la violence des passions, surtout à l’amour de soi, au plaisir, à l’attrait des choses extérieures, au repos de la chair qui incite l’homme à ne vivre que pour lui-même et pour sa maison, en oubliant d’assister son prochain.
Un même homme est capable des pensées, des sentiments et des actes les plus élevés, les plus pieux et les plus saints, mais également des plus stupides, des plus bas, des plus iniques et des plus impurs. Du plus élevé au plus bas, du plus fondamental au plus futile, de la vertu au péché, il n’y a souvent qu’un pas. C’est ainsi que l’homme, pourtant créé à l’image de Dieu, peut, à cause de la corruption de sa nature déchue, être double, inconséquent, sans plus de fermeté qu’un roseau agité par le vent des esprits malins et des passions. Suivant les circonstances, un même homme peut être courageux ou timide, bon ou méchant, simple ou malin, noble ou vil, zélé ou paresseux, compatissant ou insensible, généreux ou avare (jusqu’à devenir stupide, tatillon et larde), respectueux ou insolent, tendre ou grossier, obéissant ou têtu. Comment pourrait-on être dirigé par un tel homme? Il faut d’abord apprendre à se diriger soi-même, puis ensuite, si nécessaire, diriger les autres.
Dans le chrétien cohabitent deux ennemis : l’ancien Adam et l’homme nouveau du Christ. Ce sont plus exactement deux directions de l’esprit, du coeur et de la volonté. D’un côté, le monde terrestre, pécheur, passionné et mortel, de l’autre le monde céleste, saint, paisible et destiné à la Vie. Le libre arbitre peut se tourner vers la sagesse et l’intelligence, ou bien se montrer insensé et stupide. Il peut se montrer raisonnable ou fuir toute bonne entreprise. En bref, il peut se plier à la volonté du Créateur, et à Ses bons et sages préceptes, ou au contraire s’associer aux complots méchants, malins et pernicieux du diable.
Certains hommes, même des spirituels, sont volontiers prêts à rendre des services contre une bonne rétribution, mais murmurent et s’irritent si le salaire est minime. Ils rendent volontiers visite à des gens bien portants et de belle apparence, mais fréquentent à contre coeur et parfois même avec dégoût les infirmes, les malades ou les gens laids, alors qu’ils devraient se rendre chez eux avec amour et compassion. Ils saluent leurs bonnes et aimables connaissances mais évitent les inconnus ou les gens désagréables. Ils embrassent leurs amis mais méprisent leurs ennemis. Ils prêtent attention aux beaux mais se détournent des laids.
En règle générale, l’homme passe son temps à se contredire, à contredire son esprit, sa conscience et Dieu Lui-même. Il pense d’une façon et agit d’une autre, et se rend désagréable à Dieu. Voilà la maladie de l’homme. Sa tâche consiste donc à s’amender, à rechercher le bien, la simplicité, la bonté, la justice, l’impartialité, la pureté du coeur et une volonté ferme qui ne se laissera pas fléchir par le mal.
Qu’est-ce que l’attachement de l’âme aux biens matériels, à l’or, à l’argent, aux pierres précieuses, aux tissus chatoyants, aux beaux visages ? C’est un adultère qui rend indigne de Dieu. Si l’âme ne repousse pas tout cela, si elle ne le considère pas comme poussière, elle cessera d’aimer Dieu, se refroidira, se négligera et finira par s’éloigner du Seigneur.
A SUIVRE......
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