S.O.P:PARIS : OBSÈQUES D'OLIVIER CLÉMENT,(discours)
20 JAN 2009 - PARIS : OBSÈQUES D'OLIVIER CLÉMENT
Lors des obsèques d'Olivier CLÉMENT, célébrées, le 20 janvier, dans l'église Saint-Serge, à Paris, sous la présidence du métropolite EMMANUEL, évêque du diocèse du patriarcat oecuménique en France et président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, et de l'archevêque GABRIEL, qui est à la tête de l'archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale (patriarcat oecuménique), dont dépend l'Institut Saint-Serge, plusieurs interventions ont donné l'occasion de rendre un vibrant hommage au théologien défunt, en présence d'une foule nombreuse de clercs, d'amis et de fidèles, parmi lesquels le métropolite JEAN (patriarcat d'Antioche, Paris) et une importante délégation du patriarcat de Roumanie, composée des métropolites THÉOPHANE (Iasi), SÉRAPHIN (Berlin) et JOSEPH (Paris), qui tous trois furent les élèves d'Olivier CLÉMENT lors de leurs études à l'Institut Saint-Serge, et l'évêque ATHÉNAGORAS (Peckstadt), venu de Belgique (patriarcat oecuménique), ainsi que plusieurs représentants de l'Eglise catholique, entre autres, le nonce apostolique en France, Mgr BALDINI, Mgr Gerard DAUCOURT, évêque de Nanterre, et le père Michel MALLÈVRE, délégué national à l'oecuménisme.
Dans son homélie au cours de la liturgie, l'archevêque GABRIEL a affirmé : " Nous enterrons aujourd'hui un apôtre du Christ qui a rendu témoignage de la foi chrétienne dans ce monde, qui a travaillé toute sa vie pour l'implantation de l'orthodoxie en Occident ". Dans l'éloge funèbre qu'il devait prononcer au début de l'absoute, le père Boris BOBRINSKOY, doyen honoraire de l'Institut Saint-Serge, a rappelé le parcours et l'oeuvre d'Olivier CLÉMENT, " une longue vie consacrée à l'annonce du message évangélique, enrobé dans une tradition ecclésiale bimillénaire " qu'il avait découverte à l'âge adulte. Reprenant l'adage d'un apologète du 3e siècle qui disait " on ne naît pas chrétien, on le devient ", le père Boris a poursuivit : " Olivier l'est véritablement devenu ! ". A la fin de la célébration, le métropolite EMMANUEL a donné lecture d'un message de condoléances du patriarche oecuménique BARTHOLOMÉE Ier exprimant la " peine ressentie dans tout le monde orthodoxe pour la perte d'une figure marquante de l'orthodoxie dans la 2e moitié du 20e siècle " qui fut un " véritable diacre de la parole et un chantre de la beauté ". " Nous lui sommes tous redevables et reconnaissants pour ce qu'il a fait. Que sa mémoire soit éternelle ", poursuit-il.
Dans un autre message, le patriarche DANIEL de Roumanie insiste quant à lui sur les " charismes particuliers " d'un " grand confesseur de la foi chrétienne, en général, et de l'orthodoxie, en particulier, dans le monde sécularisé ". Saluant le " théologien inspiré " qui a su" articler la foi et la culture, le sacré et le social ", il souligne le mérite d'une oeuvre centré sur " le mystère de la personne en communion divino-humaine " qui a " annoncé le Christ ressuscité comme sens ultime de l'homme et de l'univers ". Le dernier à prendre la parole fut Andrea RICCARDI, fondateur de la communauté Sant'Egidio, qui avait tenu à venir de Rome, pour " s'incliner devant une vie, celle de son ami, Olivier CLÉMENt, et devant l'Eglise orthodoxe qui l'a nourri ", avant de rappeler une " boutade " que lui avait dite un jour le pape JEAN-PAUL II en évoquant la France et le théologien orthodoxe français : " C'est comme lui qu'il faut être !".