30 décembre, mémoire du Saint Néomartyr GÉDÉON
calendrier.egliseorthodoxe.com | Le 30 décembre, mémoire du Saint Néomartyr GÉDÉON, moine de Caracallou Parvenu à Vélestinon le Jeudi Saint, il se rendit à la demeure de son ancien maître musulman après s'être orné la chevelure et tout le corps d'une quantité de fleurs multicolores. Il rappela au Turc, qui ne le reconnaissait pas, qu'il était ce jeune Chrétien qu'autrefois il avait forcé à trahir sa foi. Aussitôt arrêté, il fut présenté au juge le lendemain, Vendredi Saint. Toujours revêtu de cet accoutrement bizarre, il s'avança vers le juge, deux oeufs de Pâques à la main, et lui dit d'un ton assuré: «Le Christ est ressuscité! » Comme on lui servait un café, il le jeta au visage du juge, en raillant l'apparence trompeuse de la religion de Mahomet. Il semblait tout faire pour attirer sur lui la fureur des Turcs et les pires châtiments; mais, pris pour un fou, il fut soumis à une violente bastonnade et put être recueilli, à demi-mort par des Chrétiens des environs. Un peu plus tard, comme des soldats turcs venaient à passer dans levillage, le bienheureux Gédéon, désirant toujours le Martyre comme le cerf altéré court vers les sources vives (cf. Ps 41:2), les provoqua effrontément et ne craignit pas de garder en main un charbon ardent pour leur montrer que sa foi était plus ardente que les brûlures les plus vives. De là, il alla se retirer pendant quelque temps dans une grotte pour s'y consacrer sans distraction à la prière, puis retourna un an à l'Athos, dans son monastère. Une nuit, pendant l'Office à l'église, il entendit une voix venant l'Icône du Christ dire: «Quiconque se déclarera pour Moi devant les hommes, Moi aussi Je Me déclarerai pour lui devant Mon Père qui est dans les cieux; mais celui qui M'aura renié devant les hommes, à Mon tour Je le renierai devant Mon Père qui est dans les cieux». (Mat. 10:33). Aussitôt décidé par cet appel divin, il repartit pour Vélestinon, où il confessa avec audace sa conversion. Livré au pacha de Tymavos près de Larissa, en Thessalie, il relata sans crainte son histoire, confessa le Christ et couvrit d'invectives les Agaréniens. On le promena nu sur un âne avec une peau de brebis sur la tête, mais ce spectacle grotesque devint pour lui un cortège triomphale, semblable à l'entrée du Christ à Jérusalem. Finalement condamné à avoir les membres tranchés à la hache, Gédéon accueillit la sentence avec joie, étendit lui-même le premier la jambe, et encouragea avec douceur le bourreau qui hésitait, effrayé par son assurance. L'âme déjà fixée en Dieu, le Martyr ne prononça pas un seul cri ou un seul gémissement pendant qu'on lui tranchait un à un les quatre membres. Vers le soir, comme il vivait encore, le gouverneur fit venir quatre Chrétiens pour le jeter dans la fosse d'aisance du palais, où il trouva la mort. C'était le 30 décembre 1818. Le lendemain, ayant pu racheter le corps, les Chrétiens, dans un grand concours de peuple, s'apprêtaient à lui donner une digne sépulture, quand, deux heures durant, du sang frais se mit à couler de son corps mutilé et accomplit un grand nombre de miracles. En 1837, après plusieurs révélations miraculeuses du Saint, le Monastère de Caracallou put acquérir la plus grande part de ses Saintes Reliques. 1. St André (26 mai) et St Syméon (21 juillet) sont les deux plus illustres représentants de cette forme de sainteté: la folie par amour du Christ (voir aussi au 11 septembre, Sainte Xénie de Saint-Pétersbourg; plus haut St Procope de Vyatsk, 21 décembre etc.). |
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