(AFP) - Affaire du Mont Athos : Costas Caramanlis fait son mea culpa
| 16/12/2008 14:19 |
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| ATHENES, 16 déc 2008 (AFP) - Affaire du Mont Athos : Costas Caramanlis fait son mea culpa Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a assumé mardi la responsabilité politique de l'affaire des transactions immobilières suspectes entre un monastère du Mont Athos (nord) et l'Etat grec, qui secoue depuis plusieurs mois son gouvernement. "Je sais que tous les scandales concernant le monastère Vatopedi (l'un des vingt monastères du Mont Athos) ont attristé les citoyens, j'assume donc avec sincérité la part de responsabilité qui nous revient", a déclaré M. Caramanlis dans un discours devant son groupe parlementaire, la Nouvelle-Démocratie (droite). M. Caramanlis a rappelé que toutes décisions ministérielles sur la cession controversée des terrains publics au monastère de Vatopédi avaient été annulées et a affirmé qu'il "mettait l'intérêt public avant tout". "Je ne vais tolérer aucune atteinte à l'intérêt public, c'est clair. Et je m'engage à procéder à l'adoption de toute mesure et à tout changement adéquat pour éviter la répétition de tels phénomènes", a dit M. Caramanlis. L'affaire du Mont Athos a terni considérablement l'image du gouvernement contribuant, selon les analystes, à nourrir la colère qui a fait descendre ces derniers jours la jeunesse grecque dans la rue après la mort d'un adolescent de 15 ans tué par la police le 6 décembre. Les moines d'un monastère du Mont Athos ont reçu un bâtiment du village olympique des Jeux de 2004, censé au départ abriter un ministère, qu'ils ont revendu avec bénéfice au secteur privé. Ils ont aussi reçu des terrains touristiques proches du Mont Athos. En échange les religieux ont cédé des étendues forestières protégées et inexploitables autour d'un lac dans le nord du pays. Cette transaction aurait, selon l'opposition de gauche, fait perdre des millions d'euros à l'Etat grec. Selon le rapport publié lundi par une commission parlementaire spéciale mise en place à la suite de cette affaire, deux ministres du gouvernement de droite sont mis en cause mais sans que des actes relevant du pénal ne leur soient reprochés. |
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