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Histoire Lausiaque,Par p'tit moine .

Publié le par Père Jean-Pierre

sentences

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Histoire Lausiaque : extrait XXII

монахMacaire le Jeune
Ayant beaucoup séjourné avec Macaire le Jeune, je lui demandai quel était son sentiment au sujet de son péché du meurtre. Il disait qu’il était loin de s’en désoler, au point même d’en rendre grâce, car le meurtre involontaire était devenu pour lui un principe de salut. Et il disait, en se rapportant au témoignage des Écritures, que Moïse n’aurait pas été jugé digne de la vision de Dieu et de ce don si grand et de la rédaction des saintes paroles, si par crainte du Pharaon, à cause du meurtre qu’il avait commis en Egypte, il n’avait pas gagné la montagne du Sinaï. Je ne dis pas cela pour favoriser le meurtre, mais pour montrer qu’il y a aussi des vertus dues aux circonstances, si l’on ne se porte pas volontairement au bien. En effet, parmi les vertus, les unes sont volontaires, les autres sont dues aux circonstances.
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert

Histoire Lausiaque : extrait XXI

монахMacaire le Jeune
Un nommé Macaire le Jeune, à dix-huit ans environ, en jouant avec ses compagnons d’âge le long du lac appelé Maria, tout en faisant paître son troupeau, commit un meurtre involontaire. Et sans rien dire à personne, il gagna le désert et il se plongea dans une telle crainte de Dieu et des hommes qu’il ne tenait plus compte de ce qu’il éprouvait et, pendant trois ans, demeura sans toit dans le désert. Or la terre y est sans pluie. Plus tard, il se bâtit une cellule et, y ayant vécu vingt-cinq autres années, il fut jugé digne du don de conspuer les démons, tout en faisant ses délices de la solitude.
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert

Histoire Lausiaque : extrait XX

монахPaïssios et Isaïe
Alors les moines lui dirent : « Comment est-il possible que Païssios et Isaïe soient égaux ? Il en est qui préfèrent l’ascète et disent qu’il a fait une action évangélique, ayant vendu et donné tout aux pauvres, portant la croix jour et nuit et se mettant à la suite du Sauveur dans la prière. Mais ceux qui sont de l’autre parti disent ceci : Celui-ci en a montré tout autant à ceux qui sont dans le besoin, au point qu’il s’est posté sur les grands chemins pour rassembler les affligés. Et non seulement il a réconforté sa propre âme, mais celles de beaucoup d’autres, en traitant les malades et en donnant des secours. » Le bienheureux Pambo leur dit : « Encore une fois je vous dirai : tous deux sont égaux. Et je certifie à chacun de vous que celui-ci, s’il n’avait pas fait tant d’ascétisme, ne serait pas devenu digne d’être comparé pour la bonté à celui-là. D’un autre côté celui-là, en réconfortant les étrangers, y trouvait aussi du réconfort et, quand même il paraissait porter la charge de la fatigue, du moins avait-il encore le réconfort qui s’y rattache. Mais attendez, afin que j’en reçoive de Dieu la révélation, et après cela vous viendrez l’apprendre. » Quand donc ils vinrent plusieurs jours après, ils lui firent de nouveau leur demande, et il leur dit en quelque sorte devant Dieu : « Je les ai vus tous deux à la fois établis dans le paradis. »
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert

Histoire Lausiaque : extrait XIX

монахPaïssios et Isaïe
Lorsque Païssios et Isaïe moururent, différents éloges funèbres se faisaient d'eux, comme de deux personnages accomplis. Celui-ci plaisait aux uns, celui-là aux autres. Une discussion se produisit dans la communauté des frères à partir de ces éloges, aussi allèrent-ils visiter le bienheureux Pambo pour lui soumettre le différend en lui demandant de désigner le genre de vie qui était supérieur. Pambo leur dit : « Tous deux sont parfaits, car l’un a montré une œuvre d’Abraham, l’autre, d’Elie. »
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert

Histoire Lausiaque : extrait XVIII

монахPaïssios et Isaïe
Païssios et Isaïe, des frères, avaient pour père un marchand. Le père étant mort, ils se partagèrent ce que leurs immeubles contenaient : cinq mille pièces d’or, des vêtements et des domestiques. Puis ils se consultèrent : « Vers quelle règle de vie nous faut-il aller, frère ? Si nous allons au commerce que notre père a suivi, nous aussi nous avons à laisser le fruit de nos labeurs à d’autres. Et peut-être même succomberons-nous aux risques des voleurs ou de la mer. Eh bien, voici, allons à la vie monastique, afin que nous mettions à profit les biens de notre père et que nous ne perdions pas nos âmes. » Le but de la vie monastique leur plut donc. Mais ils se trouvèrent en désaccord sur un point. Lorsqu’ils se furent partagé les biens, ils s’appliquèrent chacun à plaire à Dieu, mais par des voies opposées.  L’un, ayant distribué tous ses biens aux centres d’ascétisme, aux églises et aux prisons, apprit un métier grâce auquel il gagnait son pain et il s’appliqua à l’ascèse et à la prière. Quant à l’autre, n’ayant rien distribué, il se bâtit un monastère et reçut quelques frères. Il recueillait tout étranger, tout infirme, tout vieillard, tout pauvre, dressant trois ou quatre tables le dimanche et le samedi : c'est ainsi qu’il dépensa ses richesses.
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert

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Publié dans Enseignement

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