Histoire Lausiaque ,Par ptit moine.
Histoire Lausiaque : extrait XVI
Par ptit moine le dimanche 23 novembre 2008, 06:00
Benjamin
Etant donc partis chez Benjamin, nous vîmes une enflure de corps si grande que d’une main on ne pouvait faire le tour d’un de ses doigts. Or, ne pouvant fixer nos regards sur l’étrangeté de cette maladie, nous détournâmes les yeux. Alors ce bienheureux Benjamin nous dit : « Priez, enfants, afin qu’en moi l’homme intérieur ne devienne pas hydropique. Car ce corps, se portant bien, ne m’a servi, ni, étant malade, ne m’a causé de dommage. » Étant ainsi atteint, il guérissait les autres. J’ai raconté en détail cette maladie afin que nous ne soyons pas déconcertés lorsqu'il arrive aux hommes justes quelque contretemps.
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert
Histoire Lausiaque : extrait XV
Par ptit moine le samedi 22 novembre 2008, 06:00
Benjamin
Sur la montagne de Nitrie, Benjamin, ayant vécu pendant quatre-vingts ans et pratiqué l’ascétisme au plus haut degré, fut jugé digne du don des guérisons, de sorte que toute personne à qui il avait imposé la main ou donné de l’huile qu’il avait bénite, était débarrassée de son infirmité. Or donc, lui qui avait été jugé digne d’un tel don, devint hydropique huit mois avant sa mort, et son corps s’enfla à un tel point qu’il paraissait un autre Job. Cela étant, Dioscore qui était alors prêtre de la montagne de Nitrie, nous dit : « Venez voir un nouveau Job qui, dans une si grande enflure de corps et une maladie incurable, garde une action de grâce sans mesure. »
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert
Histoire Lausiaque : extrait XIV
Par ptit moine le vendredi 21 novembre 2008, 06:00
Amoun le Nitriote
Le bienheureux évêque Athanase raconta un miracle de lui dans la Vie de saint Antoine : traversant le fleuve Lycus avec Théodore son disciple, et ayant scrupule de se dévêtir pour qu’il ne le vît pas nu, il fut transporté de l’autre côté, sans bac, par un ange. Cet Amoun vécut et se rendit parfait de telle sorte que le bienheureux Antoine vit son âme enlevée par des anges.
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert
Histoire Lausiaque : extrait XIII
Par ptit moine le jeudi 20 novembre 2008, 06:00
Amoun le Nitriote
Chaque jour Amoun vaquait au jardin et à la plantation de baumiers, car il était fabricant de baume. Donc, quand il rentrait le soir dans la maison, il faisait des prières et mangeait avec elle, puis, ayant fait de nouveau une prière pour la nuit, il sortait. Tous deux étant parvenus à l’impassibilité, les prières d'Amoun produisirent leur effet, et elle lui dit enfin : « J’ai à te dire quelque chose, mon maître. C’est pour que, s’il arrive que tu m’écoutes, je sois convaincue que tu m’aimes selon Dieu. »
Histoire Lausiaque : extrait XII
Par ptit moine le mercredi 19 novembre 2008, 06:00
Amoun le Nitriote
Amoun, qui était orphelin, fut marié de force, à l’âge de vingt-deux ans, par son oncle. N’ayant pu résister à la contrainte de cet oncle, il jugea bon de se laisser couronner, de s’asseoir dans la chambre nuptiale et de supporter avec patience toute la cérémonie des noces. Or, lorsque tous se furent retirés, les jeunes époux étaient couchés dans la chambre nuptiale et dans le lit. Amoun se leva alors, ferma la porte à clef et s’assit. Il appela près de lui sa bienheureuse compagne et lui dit :
Histoire Lausiaque : extrait XI
Par ptit moine le mardi 18 novembre 2008, 06:00
Didyme
Сomme Didyme me pressait un jour de faire une prière dans sa cellule et que je m’y refusais, il me raconta ceci : « Dans cette cellule entra pour la troisième fois le bienheureux Antoine qui m’a rendu visite. Invité par moi à faire une prière, il fléchit le genou dans la cellule sans attendre et ne m’obligea pas à répéter ma demande, me donnant ainsi une leçon d’obéissance. Si, donc, tu marches sur la trace de son observance, en te vouant à la solitude et en recevant l’hospitalité par motif de vertu, cesse de contester. »
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert
Histoire Lausiaque : extrait X
Par ptit moine le lundi 17 novembre 2008, 06:00
Didyme
Un très grand nombre de tous ceux et de toutes celles qui arrivèrent à la perfection dans l’Eglise des Alexandrins sont dignes de la terre des doux. Parmi eux, il y a Didyme l’écrivain. Il finit ses jours à quatre-vingt-cinq ans. Il était aveugle, ayant perdu la vue à quatre ans, et n’avait pas étudié d’écrits ni fréquenté de maîtres. Par contre, il avait puissant un maître selon la nature, sa propre conscience. Il était orné d’une telle grâce de science que, d’après ce qu’on raconte, s’accomplit sur lui ce qui est écrit : Le Seigneur rend savants les aveugles. En effet, il interpréta mot à mot l’Ancien et le Nouveau Testament. Et il s’appliqua tellement aux doctrines, exposant avec finesse et solidité son commentaire sur elles, qu’il surpasse en science tous les anciens.
évêque Pallade : vies d'ascètes et de Pères du désert