Dimanche 14 septembre 2008 : 13è dimanche après la Pentecôte

Publié le par Père Jean-Pierre

Dimanche 14 septembre 2008 : 13è dimanche après la Pentecôte

Exaltation de la vénérable Croix

Jour de jeûne rigoureux

Epître : 1 Co 1, 18-24 ; Evangile : Jn 19, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35

Textes liturgiques

Quand Tu étais élevé en croix, Maître, Tu as relevé toute la nature tombée par Adam. Salut, précieuse Croix, guide des aveugles, médecin des malades, résurrection de tous les morts, qui nous as tous relevés lorsque nous étions tombés dans la pourriture. C'est par toi qu'il a été mis fin à la corruption et qu'a fleuri l'immortalité ; par toi que, mortels, nous avons été divinisés, et le diable complètement terrassé.

Dans le paradis autrefois, le bois m'avait dépouillé, puisque c'est en donnant à goûter son fruit que l'ennemi introduisit la mort ; le bois de la Croix qui apportait aux hommes le vêtement de vie fut enfoncé en terre et le monde entier fut rempli d'une joie sans bornes En la voyant élevée, peuples, adressons nous d'une seule voix à Dieu avec foi : Pleine de gloire est ta maison.

La prière des Eglises de rite byzantin

Le Synaxaire

Le 14 de ce mois, nous fêtons l'universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix.
Alors qu'il s'apprêtait à marcher sur Rome pour s'opposer à son rival, Maxence, qui avait des forces bien supérieures, Constantin le Grand vit une nuit le signe de la vivifiante Croix lui apparaître sous forme lumineuse dans le ciel, entouré de l'inscription: " Par ce signe, tu vaincras". Il fit alors orner ses étendards du signe de la Croix et remporta une brillante victoire, qui lui permit de prendre le pouvoir sur tout le monde romain et d'assurer le triomphe du Christianisme. La vingtième année de son règne, Constantin envoya sa mère Hélène à Jérusalem pour y vénérer les Saints-Lieux, y retrouver l'emplacement du Saint Sépulcre et de la Croix, que des travaux d'agrandissement de la ville, effectués sous Hadrien, avaient cachés sous les décombres. Grâce aux renseignements transmis par la tradition orale, Sainte Hélène retrouva le précieux trophée avec les deux croix sur lesquelles avaient été suspendus les deux larrons et les trois clous qui avaient servi à attacher le corps vivifiant du Sauveur. Mais la reine se trouva embarrassée de ne pouvoir discerner quelle était la Croix du Christ. La guérison d'une femme mourante à l'approche du saint bois permit au patriarche de Jérusalem, Macaire, de la reconnaître, car les deux autres croix n'opérèrent aucun miracle. La reine et toute sa cour vénérèrent alors et embrassèrent pieusement la Sainte Croix. Le peuple, qui était rassemblé nombreux sur les lieux, désirait lui aussi bénéficier de cette grâce, ou au moins voir de loin l'instrument de notre rédemption, tant son amour pour le Christ était ardent. Le patriarche monta alors sur l'ambon et, prenant la Croix à deux mains, il l'éleva bien haut à la vue de tous, pendant que la foule s'écriait: " Kyrie eleison ".

C'est depuis ce jour que les saints Pères instituèrent de commémorer chaque année l'Exaltation de la Précieuse Croix dans toutes les églises, non seulement en commémoration de cet événement, mais aussi pour manifester que cet instrument de honte est devenu notre fierté et notre joie. En rappelant le geste du patriarche et élevant la Croix dans les quatre directions de l'espace au chant du Kyrie eleison, les chrétiens montrent aujourd'hui qu'en montant sur la Croix le Christ a voulu réconcilier en Lui toutes choses, unir toutes les extrémités de la création, la hauteur et la profondeur, dans son corps, afin de nous permettre d'avoir accès auprès du Père.

 

 

Paroles à méditer

Où pourrait-on trouver un père qui accepterait de mourir sur une croix pour les crimes de ses enfants ? Habituellement, un père est attristé et plaint son fils qui doit être châtié à cause de ses crimes ; mais, bien qu'il ait pitié de son fils, il lui dira tout de même: " Tu n'as pas bien agi ; il est juste que tu sois puni pour tes mauvaises actions. "
Le Seigneur, Lui, ne nous dira jamais cela. A nous aussi, comme à l'apôtre Pierre, Il dira : " M'aimes-tu ? " De même, au Paradis, Il demandera à tout le monde: "M'aimez-vous ?" Et tous répondront : "Oui, Seigneur, nous T'aimons. Tu nous as sauvés par tes souffrances sur la Croix, et maintenant Tu nous as donné le Royaume des Cieux."

Starets SILOUANE

 

 


"Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie à cause de moi et de l'Evangile la sauvera." Ici se trouve la conclusion pratique de la fête. Ce n'est pas seulement à quelques disciples choisis que Jésus adresse ces paroles, mais à nous tous : " Appelant la foule, en même temps que ses disciples, il leur dit... " Notre Seigneur établit une gradation instructive, si nous savons la méditer, entre ces trois actes : renoncer à soi-même, prendre sa croix, suivre le Christ. Chacun doit prendre sa croix ; non point une croix qu'il aurait arbitrairement choisie, mais la croix, c'est-à-dire la part de souffrance et d'épreuve, que Dieu lui a assignée d'une manière spéciale et qui est l'un des aspects de la croix de Jésus lui même. Dans la fête de l'exaltation de la croix, exaltons et intronisons dans notre cœur la croix de Jésus, en appliquant à la Passion de Notre Seigneur et même à nos pauvres efforts (qui sont notre participation à la Passion) cette parole par laquelle le mystère de la Croix reçoit son interprétation la plus haute et la plus complète : " Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie... "
Un moine de L'EGLISE D'ORIENT
L'An de grâce du Seigneur

 

 

 

 

 

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