Inde: deux morts sur fond de tensions entre hindous et chrétiens
| 26/08/2008 07:37 |
| BHUBANESWAR (Inde), 26 août 2008 (AFP) - Inde: deux morts sur fond de tensions entre hindous et chrétiens Deux personnes ont été tuées lundi soir dans l'est de l'Inde, parmi lesquelles une femme brûlée vive dans l'incendie criminel d'un orphelinat catholique, après l'assassinat ce week-end d'un dirigeant hindou, a indiqué la police. "Des émeutiers ont attaqué l'orphelinat, y ont mis le feu et la police a retrouvé le corps d'une jeune femme en partie brûlé", a raconté à l'AFP l'officier Amarendra Sandh, du département de Bargarh, à 400 kilomètres au nord de Bhubaneswar, la capitale de l'Etat d'Orissa. Les manifestants avait ordonné aux enfants de sortir de l'orphelinat, mais ils ne se sont pas rendu compte qu'une femme était restée dans le bâtiment, a assuré le policier. Pourtant, un prêtre employé de l'orphelinat a été tabassé par des émeutiers et a été hospitalisé. Dans un autre accès de violences dans l'Orissa, un homme, dont on ne connaît pas la confession, a trouvé la mort après qu'une foule en colère eut mis le feu à son logement dans le département de Kandhamal, à 300 km de Bhubaneswar, selon l'agence officielle Press Trust of India. Ces attaques sont survenues lundi lors d'un mouvement de protestation à l'appel du parti nationaliste hindou de l'opposition (Bharatiya Janata Party, BJP) et du Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial hindou) après l'assassinat d'un dignitaire du Conseil samedi. Swami Laxmanananda Saraswati et quatre autres hindous avaient été abattus par des inconnus. La police a laissé entendre que des rebelles maoïstes, très actifs dans l'Orissa, étaient impliqués. Mais des groupes hindous accusent des chrétiens. M. Saraswati faisait campagne contre ce qu'il appelait des "conversions forcées" de membres de basses castes au christianisme et avait déjà été la cible d'attaques. Des extrémistes hindous accusent régulièrement des missionnaires catholiques ou protestants de convertir des membres de tribus et des "Dalits" (les "intouchables") qui souffrent de graves discriminations |