Infos du 21 Juillet

Publié le par Père Jean-Pierre

21/07/2008 12:45
 
BERLIN, 21 juil 2008 (AFP) - La plus ancienne Bible consultable en partie dès jeudi sur internet

Le premier fragment de la plus ancienne des bibles, le "Codex Sinaiticus", ramené d'Egypte par un savant allemand au 19ème siècle puis dispersé dans quatre pays va être consultable dès jeudi sur internet, a indiqué lundi la bibliothèque universitaire de Leipzig (est).

Il s'agit d'un "premier pas décisif" dans le projet de présenter d'ici juillet 2009 une reconstitution virtuelle et complète sur internet de l'ensemble du "Codex Sinaiticus", considéré par les experts comme la plus ancienne Bible du monde, indique la bibliothèque dans un communiqué.

Le "Codex Sinaiticus", qui contient la version complète du Nouveau Testament, a été rédigé en grec entre 330 et 350 sur des peaux de boeuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï en Egypte.

Les 400 pages recto-verso ont été ramenées au cours du 19ème siècle par le savant allemand Konstantin von Tischendorf, originaire de Leipzig, lors de trois voyages successifs.

Sur ces 400 pages, 43 sont conservées à la Bibliothèque universitaire de Leipzig depuis 1844, le reste étant dispersé à la British Library de Londres, la bibliothèque nationale russe de Saint-Pétersbourg et au monastère Sainte-Catherine en Egypte.

A partir de jeudi, "plus de 100 pages, dont celles de Leipzig et 67 de la British Library, seront en ligne à l'adresse www.codex-sinaiticus.net", a indiqué à l'AFP le directeur de la bibliothèque, Ulrich Johannes Schneider.

Chaque photographie haute définition du manuscrit est complétée par une transcription du texte en grec. Le lecteur peut en grossir des éléments, cliquer sur un mot de la transcription grecque, obtenir la traduction en allemand ou en anglais de certains passages.

La prochaine tranche de cette édition en ligne de la Sainte écriture, fruit d'une coopération internationale des quatre institutions concernées, sera accessible sur internet en novembre, a annoncé M. Schneider.

Un grand mystère plane toujours sur les raisons pour lesquelles le manuscrit a été dispersé au 19ème siècle.


HÉRITIERS DES ÉPÎTRES DE SAINT PAUL (1/6)
« La Croix » a voyagé à la rencontre des communautés auxquelles s’adressaient en leur temps les épîtres de saint Paul. Que sont-elles devenues ? Qu’ont-elles à répondre aujourd’hui aux lettres de l’apôtre ?
Reportage chez les Galates, chrétiens de Turquie, qui écrivent à leur tour une épître

Les Galates d’aujourd’hui rêvent de liberté et d’unité

Les chrétiens de l’ancienne Galatie vivent aujourd’hui à Ankara et dans quelques villes du centre de la Turquie.
Ils souffrent d’être minoritaires et surveillés, mais surtout d’être divisés, et en appellent à un nouveau Paul qui viendrait prêcher l’unité des chrétiens

ANKARA (Turquie)

De notre envoyé spécial

L
a messe a lieu le dimanche à 11h. Dès 10h20, deux hommes attendent devant la porte. Ces deux-là ne sont pas chrétiens, mais musulmans. Le premier, un sim­ple d’esprit qui vient régulièrement, se signera des deux mains à tout instant pendant la messe puis ira répéter à la police ce qu’il a vu. L’autre est sûrement un indicateur de la police. Aurait-elle su, cette police qui surveille les moindres faits et gestes des chrétiens de la capitale turque, qu’un journaliste enquêtait sur les nouveaux Galates ? Probable, pense le P. Julien, chargé de la paroisse.
Le P. Julien apprécie peu cette présence imposée d’un jeune musulman, mais il ne peut le mettre à la porte puisqu’il dit vouloir devenir chrétien.
« J’ai mis huit ans pour obtenir que les policiers n’assis­tent pas à la messe, mais ils viennent de temps en temps et je ne peux pas prêcher librement car tout se saurait. Pourtant je n’ai rien à cacher.» D’un geste il mon­tre, sur la colline d’en face, un cabanon blanc où les policiers regardent qui entre et sort de la vaste maison. Car Sainte­Thérèse n’est pas une église classique, mais une belle bâtisse de trente mètres de long sur trois étages, dans le vieux quartier d’Ankara. Elle servait jadis de chancellerie à l’ambassade de France, qui y laisse flotter en permanence le drapeau tricolore, histoire d’assurer une protection à ceux qui y vivent comme à ceux qui y viennent suivre, depuis deux décennies, une liturgie en langue turque. La chapelle, vaste, sobre et claire, avec cinq vitraux de chaque côté et une belle rosace dans le chœur (le tout invisible de l’extérieur) se trouve au premier étage. C’est la seule, à An­kara, où la messe est dite en turc. C’est l’église des Galates, celle des anciens et des nouveaux.
Mais qui sont-ils aujourd’hui ces Galates, descendants des premiers chrétiens qui ont reçu de saint Paul une «lettre» expédiée d’Éphèse? Qui sont ces chrétiens de Turquie qui ne représentent plus que 1 % de la popu­lation, alors qu’ils étaient 25 % en 1918 ? Ce sont d’abord des Arméniens qui ont survécu au génocide. Maltraités dans leur foi, ils le sont jusqu’à leur cime­tière, où de nombreuses tombes sont profanées, éventrées, les croix brisées, pour signifier que le corps d’un chrétien n’a pas à reposer en terre turque. Tout cela dans la plus grande indifférence et la souffrance de ceux qui restent en Turquie et qui se sentent abandonnés de tous.
Les «Galates» actuels ne sont plus dans les petits villages – Tavium, Pes­simonte, Germa – où prêchait Paul, mais à Ankara, l’ancienne Ancyre: quelques centaines, de rite arménien, syrien, latin ou chaldéen, ainsi qu’une poignée de convertis, la plupart par des évangéliques aux méthodes douteuses, contestées par les autorités et déplorées par les autres chrétiens.
« Ils ont un culot que nous n’avons pas, constate le P. Ju­lien. Mais ce n’est pas de la foi, c’est de l’imprudence et même de la provocation. Moi je n’entre pas dans ce jeu-là.» Il a même renvoyé à ces « sectes » les bibles laissées chez lui en dépôt.
Nous avons rencontré une dizaine d’entre eux, à quelques heures d’autocar d’Ankara. À Konya, l’ancienne Iconium, à 250 km d’Ankara, au cœur des villages de l’ancienne Galatie. Dix jeunes chré­tiens – sept filles et trois garçons de 20 à 30 ans –, dont la moitié de convertis, au sous-sol d’une petite maison de cette ville du centre de la Turquie. Ce sont eux les nouveaux Galates, heureux, terriblement heureux d’être chrétiens. Car c’est la première chose qu’ils ont envie de dire, leur joie – qui se lit sur leur visage – d’être dans une religion de liberté. « C’est bien cela l’esprit de la
Lettre de Paul aux Galates, commence Emre.
Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres. Dans mon ancienne religion musulmane, j’étais obligé d’appliquer des règles. Saint Paul, lui, a mis les convictions avant les règles. » Chrétiens de l’ombre, chrétiens dis­crets, certains de ces convertis n’ont pas dit à leurs parents qu’ils avaient opté pour le christianisme. « Nous sommes dans un pays musulman et les chrétiens sont vus comme des traîtres, des ennemis potentiels, des espions. Un peu comme les premiers chrétiens à qui Paul écrivait. Nous sommes sur la même terre que lui et dans la même situation minoritaire.» «Moins de dix personnes savent que je suis convertie au christia­nisme. Si je suis devenue chrétienne, c’est parce que j’y trouve l’amour, la liberté et la possibilité de parler librement à tout le monde », lâche timidement Ozlem, une toute jeune fille. Quant à Gül, étudiante, elle ne veut pas que l’on compare les religions entre elles. «Je n’ai pas de problème avec l’islam de mes parents. J’ai cherché à entendre la voix de Dieu, et avec l’islam je ne l’ai pas entendue. En devenant chrétienne, j’ai senti un lien vi­vant qui me relie à Dieu. C’est pour cela que nous sommes heureux et joyeux: parce qu’on nous parle de l’amour. Nous n’avons plus rien à perdre. C’est ce bonheur qu’on a pris quand il nous a dit que c’est la paix qu’il nous donnait. »
Dans la foulée, une autre jeune Galate s’adresse directement à nous.
« Si vous écrivez aux chrétiens, dites-leur d’arrê­ter de critiquer l’islam de l’extérieur, car nous, ici, nous voulons la paix. Il faut arriver à vivre ensemble et non pas se faire la guerre. Bien sûr, nous sommes surveillés, parfois suivis, écoutés au téléphone… Mais si nous ne cherchons pas à faire de nouveaux convertis, on nous laisse libres de venir à la messe,»
dit Elif.
Dans ce petit groupe, un jeune syrien-orthodoxe a suivi trois ans de formation catéchuménale, et ce qui le choque par-dessus tout, c’est la division des chrétiens. Voilà leur grande souffrance, à tous ces Galates : la division des chrétiens, encore plus insupportable et absurde en situation minoritaire.
« Au secours Paul, reviens ! »
lâche Gül. L’Apôtre n’est-il pas venu en Turquie plaider l’unité entre les chré­tiens d’origine juive, qui pratiquaient la circoncision, et ceux d’origine païenne ?

«On aurait bien besoin de Paul,
lance Mikaël. Pendant longtemps, on ne tolérait pas les mariages mixtes entre confessions chrétiennes et cela portait tort à nos communautés. Oui, l’unité de l’Église, faisons-la, car les filles arménien­nes qui ne peuvent pas se marier avec un syriaque finissent par épouser un musul­man. » Un autre de ces jeunes chrétiens revient sur la Lettre aux Galates. « Il faut qu’un nouveau Paul vienne, en Europe ou ici, faire parler les évêques et recréer l’unité de l’Église entre les rites, >>>>
« C’est pour cela que nous sommes heureux et joyeux : parce qu’on nous parle de l’amour.
Nous n’avons plus rien à perdre. »

 
 
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Norvège : une visite de Mgr Gabriel

L’archevêque Gabriel de Comane s’est rendu en visite pastoral en Norvège du 4 au 11 juillet. Au cours de celle-ci un lecteur, un diacre et deux prêtres ont été ordonnés. L’un des prêtres ordonnés, Olav Petter Lerseth, est un ancien pasteur et théologien luthérien. Un compte rendu de cette visite est en ligne ici.

La réunion de la commission russo-iranienne pour le dialogue entre l’orthodoxie et l’islam

Un bref compte rendu sur la réunion, le 15 et le 17 juillet à Moscou, de la commission russo-iranienne pour le dialogue entre l’orthodoxie et l’islam, a été publié sur le site du diocèse de Chersonèse. Le sujet abordé était « L'enseignement sur Dieu et sur l'homme dans l'orthodoxie et dans l'islam ». La traduction française du communiqué final sera publié dans un prochain numéro du Messager de l’Eglise orthodoxe russe. La prochaine rencontre se déroulera à Téhéran en 2010.

Sources : Eglise russe, Agence de presse de la République islamique d’Iran

Une lettre du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe ukrainienne au patriarche russe Alexis

Lors de sa réunion du 16 juillet, le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (autonome au sein du Patriarcat de Moscou) a examiné la question de l'introduction d'amendements dans les statuts de l’Eglise orthodoxe russe concernant les procédures juridiques pour les membres du clergé. Une lettre en ce sens a été envoyée au patriarche russe Alexis par le métropolite Volodymyr, à la suite des délibérations du Saint-Synode ukrainien.

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Podcast audio de l’émission « De clap et d’épée » du 19 juillet 2008

Deux animateurs de Radio Notre Dame - Bogdan Florin Vlaïcu et Bernard Médioni - débattent à bâtons rompus autour d'un à deux longs métrages à l'affiche et d'un film sorti en DVD. Le premier apporte un regard chrétien de croyant cinéphile et le second une approche de critique laïc, à la faveur d'un rendez-vous duelliste mais jovial.   Dans la première émission de la série De clap et d’épée le débat porte sur les films Parfum de femme de Dino Risi et L'affaire Thomas Crown de Norman Jewison, sorties en salles mercredi 16 juillet, et sur L’île de Pavel Lounguine, sorti récemment en DVD.

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