Infos du 01 Juillet

Publié le par Père Jean-Pierre

Les chrétiens de Damas célèbrent Saint Paul, dans l'unité

A Damas, qui est la ville de la conversion de saint Paul, l’ouverture de l’Année Paulinienne a été faite en pleine syntonie avec les célébrations de l’Église catholique. Elle concernera toutes les communautés chrétiennes, catholiques, orthodoxes et protestantes. La proclamation officielle a été faite, en leur nom et en présence des autorités gouvernementales, dans l’après-midi du samedi 28 juin par le patriarche gréco-orthodoxe d’Antioche Sa Béatitude Ignace IV.

A ce moment, le patriarche gréco-melkite catholique d’Antioche, Sa Béatitude Grégoire III, est à Rome, dans la basilique papale de Saint-Paul-hors-les-Murs, en compagnie du pape Benoît XVI.

A Damas, le dimanche 29 solennité des saints apôtres Pierre et Paul, a eu lieu un pèlerinage de fidèles chrétiens parti de la Grande Mosquée des Omeyades, est passé par la Voie Droite, s’est arrêté devant le patriarcat gréco-orthodoxe, à l’église latine de saint Ananie, à l’église gréco-melkite catholique de Saint-Paul-sur-les-Murs, pour se terminer au patriarcat gréco-melkite catholique où les participants ont été reçus par le vicaire patriarcal, l’archevêque Joseph Absi. Dans l’après-midi, la Divine Liturgie pontificale a été célébrée dans l’église de Saint-Paul-sur-les-Murs et une exposition de photographies sur les sites chrétiens de Syrie a été inaugurée dans le salon de la paroisse gréco-orthodoxe de la Sainte-Croix. Dans la soirée, un concert symphonique, organisé par le Ministère du tourisme et par les Églises chrétiennes de Damas, a été donné dans le palais Azim.

Toujours à l’enseigne du désir d’unité de tous les chrétiens, aura lieu, le lundi 30 juin, un autre pèlerinage, en autobus cette fois, qui partira de Damas pour la localité de Maara, où se trouve le monastère siro-orthodoxe de Saint-Ephrem. Là, les fidèles participeront à la célébration de la Divine Liturgie en syriaque et seront ensuite reçus par sa sainteté le patriarche Zakka I Iwas. Ils poursuivront ensuite leur route jusqu’à Maalula (localité chrétienne où on parle toujours l’araméen, la langue de Jésus) et le sanctuaire marial très vénéré de Saidnaya.

Année Paulinienne, 28 juin 2008 - 29 juin 2009

Benoît XVI et Bartholomée Ier discutent du dialogue avec l'Eglise orthodoxe russe
 
16:03 | 30/ 06/ 2008
Version imprimée

ATHÈNES, 30 juin - RIA Novosti. Le pape Benoît XVI a reçu au Vatican le patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée Ier pour examiner, entre autres, les relations avec l'Eglise orthodoxe russe, a annoncé lundi le journal grec Ethnos.

Dimanche, le souverain pontife a célébré une messe aux côtés du patriarche de Constantinople, qui contrairement au pape n'a qu'une prééminence honorifique sur les autres Eglises orthodoxes. Les deux dignitaires religieux ne se sont pas séparés pendant l'office malgré les fortes divergences dogmatiques qui persistent entre catholiques et orthodoxes.

Selon le journal grec, Benoît XVI et Bartholomée Ier se sont ensuite retirés dans la bibliothèque du Palais apostolique du Vatican pour examiner les relations tendues avec l'Eglise orthodoxe russe.

"Les discussions ont porté essentiellement sur les difficultés auxquelles se heurte le dialogue oeucuménque en raison de la position du Patriarcat de Moscou. On sait que l'Eglise orthodoxe russe entretient des relations tendues avec le Patriarcat oecuménique et qu'elle ne participe pas de facto au dialogue avec l'Eglise catholique", écrit l'Ethnos.

Toujours selon l'Ethnos, le pape s'est déclaré optimiste sur l'avenir des relations avec l'Eglise orthodoxe russe et s'est félicité des signaux positifs venant de Moscou au sujet de la possibilité d'une rencontre avec le patriarche Alexis II.

L'oecuménisme, mouvement pour la réunification des Eglises chrétiennes, est la politique officielle appliquée par le Patriarcat de Constantinople qui bénéficie du soutien des catholiques.

L'Eglise orthodoxe russe et le Vatican ont antérieurement déclaré leur intention d'élargir la coopération en matière de promotion des valeurs chrétiennes en Europe, sans évoquer explicitement le dialogue oecuménique.

La semaine dernière, le Concile épiscopal de l'Eglise orthodoxe russe a cependant déchu de sa dignité l'évêque Diomède d'Anadyr et de la Tchoukotka pour ses appels à condamner "l'hérésie de l'oecuménisme". 

01/07/2008 04:53
 
LONDRES, 1 juil 2008 (AFP) - Femmes évêques; des Anglicans menacent de quitter l'Eglise d'Angleterre

Plus de 1.3000 religieux anglicans, dont 11 évêques, ont adressé une lettre à l'archevêque de Canterbury et celui de York dans laquelle ils menacent de faire défection si les femmes sont consacrées évêques.

Citant une copie de la lettre, le quotidien britannique rapporte que ses signataires, parmi lesquels on compte 60% officiants, n'accepteront cette nouvelle mesure concernant les femmes que si ces dernières officient séparées des hommes.

"Nous nous demanderons inévitablement si nous pouvons en conscience continuer à être pasteurs, évêques, prêtres et diacres dans l'Eglise d'Angleterre qui a été notre maison", écrivent les 1.333 signataires à Rowan Williams et John Sentamu, respectivement, chef et numéro deux de l'Eglise anglicane qui compte 80 millions de fidèles dans le monde.

L'Eglise anglicane, par ailleurs, est profondément divisée depuis que sa branche américaine a ordonné en 2003 un ecclésiastique ouvertement homosexuel, Gene Robinson, évêque du New Hampshire (nord-est).


  Les anglicans « orthodoxes » dénoncent la dérive libérale de leur Eglise


À moins d’un mois de la Conférence de Lambeth, la conférence globale sur l’avenir de l’anglicanisme a accru la division de la Communion anglicane

JÉRUSALEM

De notre correspondant

«
Si l’archevêque de Cantorbéry ne suit pas le Christ, pour­quoi devrais-je le suivre ? »

Bible en main, le Dr Peter Onekpe, évêque de Benin City (Nigeria), n’a pas de mots assez durs à l’égard du Dr Rowan Williams. Comme lui, plus d’un millier d’anglicans, dont près de 300 évêques, représentant 35 millions des 80 millions de fidè­les de la Communion anglicane, ont assisté à la conférence globale sur l’avenir de l’anglicanisme (Gafcon), à Jérusalem. Convoqué à l’initiative de l’archevêque du Ni­geria, le Dr Peter Akinola, chef de file de la branche « orthodoxe », ce rassemblement entendait dénoncer les
« dérives » de certains membres du clergé anglican, accusés de s’écarter des Écritures. « La Bible est notre Constitution. Les musul­mans n’acceptent aucune critique du Coran, sous peine de mort. Nous ne devons pas accepter qu’un archevê­que ne respecte pas l’autorité de la Bible » , poursuit Peter Onekpe.
Ce rassemblement de Jérusalem

« sur les lieux où la Bible a été écrite »

vient consacrer une division au sein de l’Église anglicane entre orthodoxes et libéraux, qualifiés ici de
« révisionnistes » . L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est la consécration en 2003 par l’Église épiscopalienne américaine (Ecusa) de Gene Robinson, un prêtre ouvertement homosexuel, comme évêque du New Hampshire. Les an­glicans orthodoxes ne pardonnent pas à l’archevêque de Cantorbéry de ne pas avoir sanctionné l’Ecusa dont l’invitation à la conférence de Lambeth, qui doit réunir en juillet prochain tous les évêques angli­cans, a été au contraire mainte­nue. Au-delà du cas Robinson, le débat qui agite l’anglicanisme est celui d’une lecture plus ou moins stricte de la Bible. « La question ho­mosexuelle n’est que la partie émer­gée de l’iceberg. Les fidèles présents ici pensent que l’interprétation des Écritures ne doit pas changer selon les modes et les mœurs de l’époque » , résume Gregory Whitaker, un par­ticipant américain dont la paroisse de Chicago s’est rattachée à l’Église du Rwanda.
Le continent noir est à la pointe de la contestation. Dans le hall de l’hôtel qui abrite la conférence, la plupart des participants sont afri­cains. Issus de sociétés où l’homo­sexualité est encore souvent consi­dérée comme un crime, ces fidèles comprennent mal le message de la branche nord-américaine selon lequel la foi anglicane doit s’adap­ter au XXI

e
siècle. « Certains évêques ont dit qu’ils doutaient de l’Imma­culée Conception, de la Résurrec­tion et même du salut par Jésus ! » , s’insurge Isaach, un Ougandais. Un postulat inacceptable pour son Église en compétition avec l’islam. Sur l’antenne de la radio qu’il dirige à Kampala, La voix de la Vie, Isaach refuse toute publicité pour les préservatifs, l’alcool ou le tabac et ne se donne qu’une règle de vie : « Suivre la Bible à 100 %. »
Tout en disant rester dans la Communion anglicane, la grande majorité des évêques présents à Jé­rusalem ont décidé de boycotter la conférence de Lambeth. Une nou­velle structure chargée d’offrir une solution de rechange à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les positions libérales va être formée.

« L’Église anglicane évolue vers une réalité postcoloniale dans laquelle l’archevêque de Cantorbéry demeure une figure historique, mais n’est plus le seul arbitre de la foi anglicane »
, précise le communiqué final de la Gafcon. « Nous sommes désormais comme une famille élargie, dans la­quelle certains cousins ne parlent pas aux autres, mais nous faisons toujours partie de la même famille » , justifie l’archevêque de Sydney, le Dr Peter Jensen, qui se refuse en­core à parler de schisme.
KARIM LEBHOUR

« Les fidèles présents ici pensent que l’interprétation des Écritures ne doit pas changer selon les modes et les mœurs de l’époque. »

 
 
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TRIBUNE
Solidarité avec les minorités religieuses persécutées


Appel lancé par le Réseau « Pluralisme des cultures et des religions » (lire « La Croix » du 30 juin)

D
ans le monde d’aujourd’hui et sin­gulièrement au Proche et au Moyen­Orient, les religions minoritaires sont menacées d’extinction. Au Liban, les chré­tiens de diverses appartenances continuent à fuir en nombre un pays victime des attentats et de l’insécurité permanente. En Égypte, les coptes souffrent de discriminations diverses, de menaces et d’agressions collectives. En Iran, les bahaïs sont persécutés, emprison­nés, assassinés. En Palestine, les Arabes chrétiens pourtant partie intégrante du peuple palestinien sont aujourd’hui victi­mes d’ostracisme et de menaces de la part
des fondamentalistes. Plus près de nous, en Algérie, les chrétiens souffrent de discrimi­nations inacceptables. C’est en Irak que la situation est la plus dramatique : les chrétiens y sont victimes de rackets, d’enlèvements, de tortures, de meurtres. Les églises sont in­cendiées. De nombreux prêtres et récem­ment encore l’évêque chaldéen de Mossoul, Mgr Paulos Faraj Rahho ont été assassinés. La communauté chrétienne, forte avant la guerre de plus d’un million de personnes, a été réduite de moitié.
Ces minorités religieuses ne sont pas des intruses ni au Proche ni au Moyen-Orient. El­les sont là, pour la plupart, depuis 2 000 ans. Elles sont chez elles. Et pourtant ce droit leur est contesté.
Chrétiens, musulmans, juifs ou agnosti­ques, nous ne pouvons rester insensibles aux souffrances de populations entières persécutées pour leurs croyances religieuses. Nous ne pouvons non plus accepter l’idée de l’uniformisation forcée d’une région qui est le berceau de quelques-unes des plus grandes religions de l’humanité. Nous ne pouvons enfin voir sans inquiétude se creuser le fossé entre un Occident acquis au pluralisme religieux et un Orient où régnerait le régime de la religion unique.
C’est pourquoi nous demandons aux gouvernements européens, à commencer par le gouvernement français, d’intervenir auprès des autorités des pays concernés pour qu’elles respectent et qu’elles fassent respec­ter sur leur territoire la liberté de croyance et de culte ; au besoin, de lier leur aide ma­térielle, financière et économique au respect de cette liberté.
Enfin, nous faisons appel aux hommes et aux femmes de tous pays et de toutes croyan­ces pour faire de la liberté de conscience et de religion des personnes, le fondement d’un monde pacifique et solidaire.


Ces minorités religieuses ne sont pas des intruses ni au Proche ni au Moyen-Orient. Elles sont là, pour la plupart, depuis 2 000 ans.
Elles sont chez elles.

Les anglicans « orthodoxes » dénoncent la dérive libérale de leur Eglise


À moins d’un mois de la Conférence de Lambeth, la conférence globale sur l’avenir de l’anglicanisme a accru la division de la Communion anglicane

JÉRUSALEM

De notre correspondant

«
Si l’archevêque de Cantorbéry ne suit pas le Christ, pour­quoi devrais-je le suivre ? »

Bible en main, le Dr Peter Onekpe, évêque de Benin City (Nigeria), n’a pas de mots assez durs à l’égard du Dr Rowan Williams. Comme lui, plus d’un millier d’anglicans, dont près de 300 évêques, représentant 35 millions des 80 millions de fidè­les de la Communion anglicane, ont assisté à la conférence globale sur l’avenir de l’anglicanisme (Gafcon), à Jérusalem. Convoqué à l’initiative de l’archevêque du Ni­geria, le Dr Peter Akinola, chef de file de la branche « orthodoxe », ce rassemblement entendait dénoncer les
« dérives » de certains membres du clergé anglican, accusés de s’écarter des Écritures. « La Bible est notre Constitution. Les musul­mans n’acceptent aucune critique du Coran, sous peine de mort. Nous ne devons pas accepter qu’un archevê­que ne respecte pas l’autorité de la Bible » , poursuit Peter Onekpe.
Ce rassemblement de Jérusalem

« sur les lieux où la Bible a été écrite »

vient consacrer une division au sein de l’Église anglicane entre orthodoxes et libéraux, qualifiés ici de
« révisionnistes » . L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est la consécration en 2003 par l’Église épiscopalienne américaine (Ecusa) de Gene Robinson, un prêtre ouvertement homosexuel, comme évêque du New Hampshire. Les an­glicans orthodoxes ne pardonnent pas à l’archevêque de Cantorbéry de ne pas avoir sanctionné l’Ecusa dont l’invitation à la conférence de Lambeth, qui doit réunir en juillet prochain tous les évêques angli­cans, a été au contraire mainte­nue. Au-delà du cas Robinson, le débat qui agite l’anglicanisme est celui d’une lecture plus ou moins stricte de la Bible. « La question ho­mosexuelle n’est que la partie émer­gée de l’iceberg. Les fidèles présents ici pensent que l’interprétation des Écritures ne doit pas changer selon les modes et les mœurs de l’époque » , résume Gregory Whitaker, un par­ticipant américain dont la paroisse de Chicago s’est rattachée à l’Église du Rwanda.
Le continent noir est à la pointe de la contestation. Dans le hall de l’hôtel qui abrite la conférence, la plupart des participants sont afri­cains. Issus de sociétés où l’homo­sexualité est encore souvent consi­dérée comme un crime, ces fidèles comprennent mal le message de la branche nord-américaine selon lequel la foi anglicane doit s’adap­ter au XXI

e
siècle. « Certains évêques ont dit qu’ils doutaient de l’Imma­culée Conception, de la Résurrec­tion et même du salut par Jésus ! » , s’insurge Isaach, un Ougandais. Un postulat inacceptable pour son Église en compétition avec l’islam. Sur l’antenne de la radio qu’il dirige à Kampala, La voix de la Vie, Isaach refuse toute publicité pour les préservatifs, l’alcool ou le tabac et ne se donne qu’une règle de vie : « Suivre la Bible à 100 %. »
Tout en disant rester dans la Communion anglicane, la grande majorité des évêques présents à Jé­rusalem ont décidé de boycotter la conférence de Lambeth. Une nou­velle structure chargée d’offrir une solution de rechange à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les positions libérales va être formée.

« L’Église anglicane évolue vers une réalité postcoloniale dans laquelle l’archevêque de Cantorbéry demeure une figure historique, mais n’est plus le seul arbitre de la foi anglicane »
, précise le communiqué final de la Gafcon. « Nous sommes désormais comme une famille élargie, dans la­quelle certains cousins ne parlent pas aux autres, mais nous faisons toujours partie de la même famille » , justifie l’archevêque de Sydney, le Dr Peter Jensen, qui se refuse en­core à parler de schisme.
KARIM LEBHOUR

« Les fidèles présents ici pensent que l’interprétation des Écritures ne doit pas changer selon les modes et les mœurs de l’époque. »

 
 
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juil. 2008
TRIBUNE
Solidarité avec les minorités religieuses persécutées


Appel lancé par le Réseau « Pluralisme des cultures et des religions » (lire « La Croix » du 30 juin)

D
ans le monde d’aujourd’hui et sin­gulièrement au Proche et au Moyen­Orient, les religions minoritaires sont menacées d’extinction. Au Liban, les chré­tiens de diverses appartenances continuent à fuir en nombre un pays victime des attentats et de l’insécurité permanente. En Égypte, les coptes souffrent de discriminations diverses, de menaces et d’agressions collectives. En Iran, les bahaïs sont persécutés, emprison­nés, assassinés. En Palestine, les Arabes chrétiens pourtant partie intégrante du peuple palestinien sont aujourd’hui victi­mes d’ostracisme et de menaces de la part
des fondamentalistes. Plus près de nous, en Algérie, les chrétiens souffrent de discrimi­nations inacceptables. C’est en Irak que la situation est la plus dramatique : les chrétiens y sont victimes de rackets, d’enlèvements, de tortures, de meurtres. Les églises sont in­cendiées. De nombreux prêtres et récem­ment encore l’évêque chaldéen de Mossoul, Mgr Paulos Faraj Rahho ont été assassinés. La communauté chrétienne, forte avant la guerre de plus d’un million de personnes, a été réduite de moitié.
Ces minorités religieuses ne sont pas des intruses ni au Proche ni au Moyen-Orient. El­les sont là, pour la plupart, depuis 2 000 ans. Elles sont chez elles. Et pourtant ce droit leur est contesté.
Chrétiens, musulmans, juifs ou agnosti­ques, nous ne pouvons rester insensibles aux souffrances de populations entières persécutées pour leurs croyances religieuses. Nous ne pouvons non plus accepter l’idée de l’uniformisation forcée d’une région qui est le berceau de quelques-unes des plus grandes religions de l’humanité. Nous ne pouvons enfin voir sans inquiétude se creuser le fossé entre un Occident acquis au pluralisme religieux et un Orient où régnerait le régime de la religion unique.
C’est pourquoi nous demandons aux gouvernements européens, à commencer par le gouvernement français, d’intervenir auprès des autorités des pays concernés pour qu’elles respectent et qu’elles fassent respec­ter sur leur territoire la liberté de croyance et de culte ; au besoin, de lier leur aide ma­térielle, financière et économique au respect de cette liberté.
Enfin, nous faisons appel aux hommes et aux femmes de tous pays et de toutes croyan­ces pour faire de la liberté de conscience et de religion des personnes, le fondement d’un monde pacifique et solidaire.

Ces minorités religieuses ne sont pas des intruses ni au Proche ni au Moyen-Orient. Elles sont là, pour la plupart, depuis 2 000 ans.
Elles sont chez elles.



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