Infos du 28 Juin .
| 28/06/2008 12:45 |
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| CITE DU VATICAN, 28 juin 2008 (AFP) - Benoît XVI a reçu en audience Bartholomée Ier et le président portugais Le pape Benoît XVI a reçu samedi en audience au Vatican le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, chef spirituel des orthodoxes, ainsi que le président portugais Anibal Cavaco Silva et le maire de Rome Gianni Alemanno, a indiqué le Saint-Siège. Dans son allocution à Bartholomée Ier, le pape a notamment souligné "les racines de notre vocation chrétienne commune" et a rappelé la nécessité de la recherche "d'une pleine unité entre les chrétiens", selon le texte publié par le Vatican. Le chef de l'Eglise catholique et le patriarche oecuménique se sont vus à plusieurs reprises depuis le début du pontificat de Benoît XVI en avril 2005, leur dernière rencontre remontant au mois de mars dernier. Dans la matinée, Benoît XVI s'est également entretenu une vingtaine de minutes avec le président portugais Anibal Cavaco Silva avant de recevoir sa suite de quinze personnes, dont son épouse. Le pape a également reçu en audience le nouveau maire de droite de Rome, Gianni Alemanno, élu fin avril. |
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| Russie-Estonie: les présidents s'attellent à assainir le dialogue | |||||
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KHANTY-MANSIISK, 28 juin - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev et son homologue estonien Toomas Hendrik Ilves, qui se sont rencontrés samedi à Khanty-Mansiisk (Sibérie), ont espéré une avancée dans le règlement des problèmes qui pèsent sur les relations bilatérales.
"Nous nous voyons rarement, et c'est ce qui explique pourquoi beaucoup de problèmes se sont accumulés dans nos relations", a indiqué M. Medvedev pour commencer son entretien avec le président estonien.
M. Ilves, qui est arrivé à Khanty-Mansiisk à l'occasion du 5e Congrès des peuples finno-ougriens, a pour sa part salué "cette occasion d'assainir les relations bilatérales". "Un énorme travail est devant nous", a-t-il constaté.
Indissociable de son noeud papillon, le président estonien s'exprimait en anglais.
| Droits de l'homme: les positions du judaïsme proches de celles de l'Eglise orthodoxe russe (FEOR) | |||||||
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MOSCOU, 27 juin - RIA Novosti. La vision des droits de l'homme par la Fédération des communautés juives de Russie (FEOR) se distingue peu de la position de l'Eglise orthodoxe russe sur cette question, a déclaré vendredi à RIA Novosti le chef du département des Relations publiques de la FEOR Boroukh Gorine.
M. Gorine a fait cette déclaration en commentant le document intitulé "Enseignements de l'Eglise orthodoxe russe sur la dignité, la liberté et les droits de l'homme", adopté récemment à Moscou par le Concile épiscopal de l'Eglise orthodoxe russe.
"La liberté de choix existe dans le monde, mais le judaïsme exhorte les hommes à faire un choix exclusif en faveur du bien qui est le seul bon choix possible", a indiqué M. Gorine.
Le document de l'Eglise orthodoxe russe qui reconnaît la valeur de la liberté de choix dit que les droits de l'homme ne doivent pas contredire l'amour de la Patrie et ne peuvent être supérieurs aux valeurs du monde spirituel. Ils ne doivent pas, non plus, entrer en contradiction avec les normes de la morale.
"Le judaïsme professe la liberté, y compris la liberté du choix en faveur du mal. Mais la Torah existe justement pour que l'homme puisse comprendre quel choix est bon et lequel ne l'est pas", a dit M. Gorine.
Par conséquent, la Torah ne laisse à l'homme que la possibilité de choisir en faveur du bien, a conclu le représentant de la Fédération des communautés juives de Russie.
Adresse du concile épiscopal à tous les enfants fidèles de l'Église orthodoxe russe
Le saint concile épiscopal qui s'est réuni du 24 au 29 juin 2008 dans la ville de Moscou vous adresse les paroles de la salutation apostolique : « Grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Seigneur » (2 Tm 1, 2) !
L'actuel concile épiscopal est marqué par une date symbolique. Cette année, nous fêtons le 1020e anniversaire de la conversion de nos ancêtres à la sainte orthodoxie et de leur adhésion au peuple de Dieu dans le baptistère de Kiev, grâce aux efforts du saint et grand prince Vladimir de Kiev.
Bien que plus de mille ans se soient écoulés depuis la christianisation de la Russie, les devoirs de notre Église demeurent inchangés. Comme avant, elle est appelée à sanctifier et à transfigurer ce monde en le conduisant vers l'unité avec son Seigneur et Sauveur et en communiquant à la communauté humaine les fruits vivifiants du Saint-Esprit : « charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23).
Malgré les nombreuses tentations et obstacles, les hommes continuent à chercher Dieu, parfois inconsciemment, et le troisième millénaire, comme les siècles précédents, nous révèle la valeur éternelle de la Bonne Nouvelle du Christ.
Ce concile épiscopal élève à la vénération de toute l'Église plusieurs saints, canonisés auparavant localement. Ils ont vécu à des époques différentes et éloignés les uns des autres, mais ils ont manifesté au monde la victoire de l'annonce évangélique et la destruction du péché et de la mort par le Sauveur ressuscité. Ce sont saint Antoine (Smirnitski) de Voronej, saint Jean (Maximovitch) de Shanghai et de San Francisco, les saintes Juliane hégoumène et Eupraxie moniale de Moscou.
Cette année est marquée par une autre date : le 90e anniversaire du martyre de la famille impériale. En rendant hommage aux martyrs royaux, nous devons puiser dans leur vénération la force et le courage et imiter leur foi, contemplant l'humilité et la douceur avec lesquelles ils ont fait face au mal. Nous sommes convaincus que la société et l'État actuels doivent donner une évaluation éthique du crime commis en 1918.
La communion de l'épiscopat, du clergé et des fidèles devenue possible grâce au rétablissement l'année dernière de l'unité de l'Église russe est un magnifique exemple du soutien mutuel et de l'amour fraternel. Puissent la joie et le bien spirituel trouvés dans les prières et les œuvres communes être le gage et le fondement de l'unité inébranlable de l'Église, malgré toutes les épreuves et les disputes, suscitées par l'ennemi du genre humain qui cherche à diviser le Corps unique du Christ. Notre Église comprend des personnes de nationalités, de générations et de cultures différentes. Beaucoup ont des visions divergentes de certains aspects de la vie ecclésiale. Pourtant, nous avons à l'esprit les paroles du Seigneur : « Qu'ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi » (Jn 17, 21). Que ni les frontières, ni les différences humaines, ni les divergences de points de vue - naturelles chez les chrétiens - ne puissent nous séparer. Le saint apôtre Paul écrit en effet : « Que tout se passe chez vous dans la charité » (1 Co 16, 14). Que l'amour fraternel anime toutes nos discussions et toute notre vie.
Le chemin par lequel nous sommes appelés à suivre le Seigneur et Sauveur est difficile et exige de la part des disciples du Christ une ferme fidélité à la foi. La vérité divine n'est pas toujours perçue positivement par le monde qui gît dans le mal. En effet, selon la parole de l'Écriture, « nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23).
La notion des droits de l'homme est à l'origine des lois et de la politique de nombreux États. Quelquefois, cette notion est utilisée pour la justification du péché et pour la marginalisation de la religion dans la vie de la société. Elle sert parfois à priver des personnes de la possibilité de vivre selon leurs convictions religieuses. Le concile a exposé la vision orthodoxe de cette notion, en adoptant les Fondements de l'enseignement de l'Église orthodoxe russe sur la dignité, la liberté et les droits de l'homme. Ce document souligne notamment le lien inséparable entre les droits de l'homme d'une part et les valeurs éthiques et la responsabilité de la personne envers Dieu et les autres hommes d'autre part.
Par sa nature, l'orthodoxie n'est ni une idéologie, ni une forme culturelle, ni un programme de quelque force politique que ce soit, mais le mode de vie dans le Christ qui a dit dans l'Évangile : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). Nous ne devons pas oublier que le chrétien doit chercher avant tout « le Royaume de Dieu et sa justice » (Mt 6, 33). Il doit agir dans le monde en se fondant sur cette conception de la vie chrétienne.
En suivant fermement les principes de l'Évangile, l'Église demeure inébranlable dans son ministère et évite tout extrême. Les pasteurs et les fidèles doivent fuir l'auto-isolation et ne pas esquiver les défis que notre époque lance à l'orthodoxie. Nous devons fuir par ailleurs l'adhésion silencieuse à « l'esprit de ce siècle » (cf. 1 Co 2, 12) pour ne pas nous trouver sous son emprise. Le concile épiscopal exhorte tout le peuple de Dieu à partager le même esprit, à rester ferme dans la foi et à vivre selon l'Évangile, pour qu'en nous voyant, tous glorifient notre Père céleste (cf. Mt 5, 16).
Le concile s'adresse avec un amour paternel à tous les chrétiens orthodoxes qui n'ont pas résisté à la tentation de la division et se sont trouvés hors de l'Église sainte, catholique et apostolique, en suivant les faux maîtres. Fidèle au commandement du Sauveur de pardonner celui qui se repent, l'Église est prête à recevoir avec douceur et humilité tous ceux qui, se détournant des communautés schismatiques néfastes, accourrons vers son sein maternel.
Pour préserver l'unité, la paix, la concorde et la discipline dans l'Église, le concile a décidé de recréer les tribunaux ecclésiastiques qui sont appelés à veiller sur la pureté de la foi, sur l'ordre canonique et la fidélité aux principes éthiques de l'orthodoxie.
Nous prions pour que chacun de nous parvienne à la pleine connaissance de la volonté de Dieu, « en toute sagesse et intelligence spirituelle. Vous pourrez ainsi mener une vie digne du Seigneur et qui lui plaise en tout : vous produirez toutes sortes de bonnes œuvres et grandirez dans la connaissance de Dieu » (Col 1, 9-10).
Nous vous adressons, chers pères, frères et sœurs, les paroles de la joie et de l'espérance : « Que le Dieu de la paix, qui a ramené de chez les morts celui qui est devenu par le sang d'une alliance éternelle le grand Pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, vous rende aptes à accomplir sa volonté en toute sorte de bien, produisant en nous ce qui lui est agréable par Jésus-Christ, à qui soit la gloire pour les siècles des siècles ! (He 13, 20-21).
Radio : les saints locaux
Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche de saints locaux, 29 juin, à partir de 17 heures, sur Radio Notre-Dame, Bogdan-Florin Vlaïcu proposera un entretien avec le père archimandrite Syméon, higoumène du monastère Saint Silouane près du Mans, sur l’Eglise orthodoxe en France et ses saints locaux.
Hier, le concile épiscopal, réuni à Moscou, a condamné l’évêque Diomède d'Anadyr et de Tchoukotka.
Lire la suite "Moscou : condamnation d’un évêque par le concile épiscopal" »
L’archevêque Démétrios (archidiocèse grec en Amérique) conduit une délégation américaine qui accompagne le patriarche œcuménique Bartholomée à Rome pour la célébration de la fête des saints Pierre et Paul et l’ouverture de l’année saint Paul.