Le patriarche de moscou dénonce le prosélytisme catholique

Publié le par Père Jean-Pierre

24/06/2008 18:55
 

Le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II a estimé mardi que le "prosélytisme" catholique demeurait un "problème" en ex-URSS.

"Il reste encore des problèmes qui nécessitent un règlement réel, parmi eux la question du prosélytisme des catholiques sur les terres traditionnellement orthodoxes de la Russie et d'autres pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants, ex-URSS moins les pays baltes)", a-t-il dit à l'ouverture d'un concile des archevêques de l'Eglise orthodoxe russe à Moscou.

"Nous aimerions voir un progrès dans l'attitude des gréco-catholiques (uniates) à l'égard des orthodoxes dans les régions d'Ukraine occidentale où ils représentent la majorité. Malheureusement, nous n'observons pas d'évolution positive sur cette question", a-t-il relevé.

"Les orthodoxes continuent à subir des persécutions de la part des milieux gréco-catholiques", a affirmé Alexis II.

Le patriarche russe a cependant fait état d'un "dialogue positif ces derniers temps avec l'Eglise catholique sur nombre de questions, en particulier la protection des valeurs traditionnelles chrétiennes, le rôle de la religion dans la société, les problèmes moraux, l'attitude envers la famille".

Les relations entre les deux Eglises, longtemps envenimées par les accusations de prosélytisme portées par le patriarcat de Moscou contre le Vatican et la création de quatre diocèses catholiques en Russie en 2002, ont connu un "dégel" l'année dernière.

Alexis II, qui avait refusé pendant des années de rencontrer le pape Jean-Paul II, n'a pas exclu en octobre 2007 la possibilité d'une rencontre avec Benoît XVI, "dans un an ou deux".

Interdite par Staline en 1946 et sortie de la clandestinité en 1990, l'Eglise uniate revendique actuellement 7% de la population ukrainienne (48 millions d'habitants), concentrés principalement dans l'ouest de cette ex-république soviétique, majoritairement orthodoxe.

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