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Publié le par Père Jean-Pierre





CHYPRE, PARTIE OCCUPEE

UNE EGLISE TRANSFORMEE EN HOTEL


Un des aspects les plus tragiques du problème chypriote, depuis l’invasion et l’occupation par les troupes turques de la partie septentrionale de Chypre, est la destruction, le pillage et la transformation des monuments religieux et historiques.

Cette politique de destruction et de pillage des trésors religieux et historiques chypriotes a commencé aussitôt après le débarquement des troupes turques sur les côtes du nord de l’île le 20 juillet 1974. Le saccage du patrimoine culturel s’est accompagné du nettoyage ethnique des Chypriotes grecs qui vivaient dans la zone occupée, remplacés par des colons turcs qui sont actuellement deux fois plus nombreux que les Chypriotes turcs (plus de 160 000 colons pour environ 80 000 Chypriotes turcs). Sites archéologiques, musées, églises, monastères, châteaux, bibliothèques, collections particulières d’œuvres d’art et d’antiquités : rien n’y a échappé.

Les ravages ont atteint un tel niveau qu’ils s’apparentent plus au « nettoyage culturel » qu’au simple pillage. Le nettoyage culturel, c’est le pillage systématique et complet du patrimoine de peuples et de pays entiers.

En l’occurrence, la Turquie veut, à travers cette politique, effacer tout ce qui rappelle le caractère millénaire de cette partie de Chypre, justifiant de la sorte sa politique des faits accomplis de l’invasion et de l’occupation.

Un exemple frappant et caractéristique de cette politique, qui a été récemment l’objet d’un reportage dans la presse britannique (The Financial Times du 14.09.07) est celui de l’Eglise de Sainte Anastasie, située près du village de Lapithos. Cette Eglise du 19ème siècle a été transformée en hôtel avec une piscine dans la cour et casino.

Le Service de Presse,
Charalambos PETINOS
Conseiller de Presse de l'Ambassade de Chypre à Paris.
 












Orthodoxie-Catholicisme: des alliés dans la protection des valeurs morales (dignitaire orthodoxe)
 
13:58 | 23/ 06/ 2008
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MOSCOU, 23 juin - RIA Novosti. L'Eglise orthodoxe russe considère l'Eglise catholique romaine comme son principal allié dans la lutte pour la protection des valeurs morales chrétiennes, a annoncé le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou.

"Le dialogue que nous menons avec l'Eglise catholique romaine me semble le plus prometteur sur ce plan", a-t-il affirmé dans une interview accordée à l'approche du Concile épiscopal de l'Eglise orthodoxe russe.

Selon le métropolite, ce dialogue "aide les deux Eglises à défendre conjointement les valeurs traditionnelles chrétiennes, à organiser correctement les relations sociales et familiales, et à protéger les droits de l'homme".

"Dans ces domaines, nos Eglises partagent une position commune", a constaté le porte-parole du patriarcat de Moscou.

Selon lui, la principale menace pour la morale chrétienne consiste actuellement dans "l'offensive lancée par l'idéologie séculière", dans l'éviction de la religion de la vie publique vers la vie privée, ainsi que dans la "libéralisation catastrophique de nombreuses communautés chrétiennes", en premier lieu des Eglises protestantes bénissant les mariages homosexuels.

Dans le même temps, le métropolite Cyrille a pointé une série de problèmes persistants dans les relations entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Eglise catholique romaine. Il s'agit notamment du conflit entre les diocèses orthodoxes et les communautés grecques catholiques d'Ukraine occidentale, et du prosélytisme pratiqué par certains représentants de l'Eglise catholique parmi les populations orthodoxes de Russie et de certains autres pays membres de la CEI (Communauté des Etats indépendants)


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Roumanie: l'Eglise orthodoxe à l'heure du multimédia

BUCAREST (AFP) — Chaîne de télévision, radio, un quotidien, plusieurs sites internet et, à partir de cette semaine, une agence de presse: critiquée par certains pour son conservatisme, l'Eglise orthodoxe roumaine se met à l'heure du multimédia.

"Si Saint Paul avait été notre contemporain, il aurait utilisé non seulement la nef, mais aussi l'avion", a déclaré le patriarche Daniel dans une interview, en expliquant que l'Eglise entendait préserver la tradition, mais "de manière dynamique".

Ainsi, si les fidèles veulent retrouver la paix intérieure en écoutant des prières ou la messe sans toutefois aller à l'église, c'est la radio Trinitas qui les porte sur ses ondes.

Entre l'"Atlas biblique", une émission qui se propose de faire découvrir au public la richesse de la Bible, et la messe du soir, Trinitas, une radio à couverture nationale, diffusée également sur internet, accueille ses fidèles avec des informations religieuses, mais aussi économiques, politiques ou sportives.

"L'Euro-2008 est en cours et il est normal que les auditeurs de Trinitas soient intéressés par les résultats", a déclaré à l'AFP le prêtre Constantin Stoica, porte-parole du patriarcat.

Selon lui, ce "centre de presse" représente en ce moment "le moyen missionnaire le plus important de l'Eglise, vu l'impact des médias".

Un click sur le site de l'agence Basilica permet ainsi aux fidèles de se mettre au courant des dernières informations religieuses, allant de la bénédiction du nouveau maire de Bucarest par le patriarche à la rencontre d'un archevêque grec avec le sénateur américain John McCain.

Ce courant "journalistique-religieux" avait été apporté au sein de l'Eglise orthodoxe par Mgr Daniel, 57 ans, docteur de l'Institut de théologie de Strasbourg et professeur entre 1980 et 1988 à l'Institut oecuménique de Bossey (Suisse), désigné patriarche en septembre dernier.

Fondateur d'une radio et d'un quotidien alors qu'il était métropolite de Moldavie, il avait décidé aussitôt après son intronisation de créer un vrai groupe de presse, Basilica, financé par le patriarcat ainsi que par les fidèles.

"Le fond reste le même, mais les formes de manifestation de l'Eglise dans la société changent pour être en consonance avec les temps que nous vivons", explique père Stoica.

Le théologien Petre Guran salue de son côté la création de Basilica, estimant que cela peut aider "à la récupération de la culture religieuse", que les Roumains ont perdue sous le communisme, quand de milliers de prêtres, orthodoxes ou appartenant à d'autres cultes, avaient été emprisonnés et des dizaines d'églises démolies.

Selon lui, cette forme moderne de missionnairisme touche un grand nombre de personnes et permet de mieux comprendre la parole de Dieu.

En revanche, le sociologue Mircea Kivu estime que l'impact de ce groupe de presse est "très limité", car "la relation avec la divinité est directe, surtout chez les orthodoxes". "Ecouter la messe à la radio ou à la télévision représente pour les fidèles une forme de désacralisation", dit-il.

Les Roumains, orthodoxes à 90%, "vont à l'Église pour prier dans la maison du Seigneur, pas devant la télé, un lieu profane", insiste-t-il.

Père Stoica assure néanmoins que les réactions des fidèles à la création du groupe de presse ont été très favorables et estime que cela permet d'une certaine manière à l'Eglise de récupérer sa "place et son rôle naturel" au sein de la société.

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