Infos du 18 Juin

Publié le par Père Jean-Pierre

18 juin 2008

 

 

 

Le futur patriarche latin de Jérusalem affiche sa différence


Mgr Fouad Twal présente ses objectifs dans un entretien que diffuse l’agence d’information de la Custodie de Terre sainte

I
l n’est pas silencieux, mais pèse ses mots. Mgr Fouad Twal, qui sera installé dimanche comme patriarche latin de Jérusalem, ne descend pas pour rien d’une tribu de nomades jordaniens. Sans compter qu’il a été formé par la diplomatie du Saint-Siège:
«Dans les services diplomatiques, on se fait parfois le reproche d’avoir parlé trop ou trop tôt… On ne se fait jamais le reproche d’avoir gardé le silence » , ex­plique-t-il. Cette volonté de parler à bon escient vient de se manifester dans un entretien que l’ancien évê­que de Tunis a accordé à l’agence de la Custodie de Terre sainte, CTS News, à quelques jours de la prise de ses nouvelles fonctions de patriarche latin de Jérusalem. Il va succéder à Mgr Michel Sabbah, 75 ans, un Palestinien qui quitte ce poste, près de vingt et une années après sa nomination.
S’il ne cache pas, par ailleurs,
qu’il entend améliorer les rela­tions avec Israël, Mgr Twal confie sa différence: «Dans l’Église, il n’y a pas de clonage. La diversité est une richesse.» Le nouveau patriarche n’arrive donc pas à ce poste en homme politique, mais en homme d’Église : « J’aime souligner l’aspect pastoral et spirituel de notre Patriarcat , confie-t-il. (…) La poli­tique me concerne dans la mesure où elle affecte la vie des hommes, leur dignité et leur sécurité. Mais je veux faire bien attention. Nous avons trois ou quatre groupes de croyants devant nous. Des chrétiens et des non-chrétiens, juifs et musulmans. Parmi les chrétiens, il y a des chré­tiens jordaniens, des chrétiens pales­tiniens (ce sont ceux qui souffrent le plus), des chrétiens européens (…) , et il y a aussi des chrétiens israéliens arabes ou d’origine juive. Tous ces groupes ne partagent pas la même sensibilité, y compris dans leur vision du conflit. De là la difficulté à parler. Car l’évêque est l’évêque de tous, ab­solument tous. Ou nous voulons que le discours touche tout le monde, ou nous privilégions un groupe – ce qui est le plus facile –, ou nous faisons autant de discours que de groupes, ce qui n’est pas possible. Mais si vous voulez toucher ensemble juifs, musulmans, chrétiens, jordaniens, palestiniens, chypriotes, européens… alors il faut penser chaque virgule. »
Il ajoute :
« Dans la situation actuelle qui est si compliquée, il vaut peut­être mieux aimer plus, prier plus et parler moins. »
Mgr Twal se dit bien sûr
« choqué »
par le mur de séparation autour de Jérusalem et des Territoires palesti­niens, et il voit
« tous les efforts qui sont faits de tous les côtés» . Mais il remarque «que l’on fait beaucoup de discours, de promesses, d’inter­ventions, et en même temps, nous n’avançons pas beaucoup. La si­tuation est à peu près toujours la même. »
Celui qui a servi dans la diplo­
matie pontificale au Honduras, à la Secrétairerie d’État où il suivait l’Afrique francophone, puis au Caire, en Allemagne, au Pérou, avant d’être nommé par Jean­Paul II à Tunis en 1992 (il en était parti en 2005 pour devenir le coad­juteur de Mgr Sabbah), veut aider à sortir de cette situation «par le spirituel » . Sur le plan pastoral, son grand souci est de se concentrer sur l’ensemble des territoires dont il a la charge et « consacrer du temps aussi bien à la Jordanie qu’à la Palestine et à Israël». La Jordanie, son pays d’origine, donne 80 % des sémi­naristes du Patriarcat. « D’un autre côté , ajoute-t-il, il est bien normal de donner une attention particulière au membre le plus blessé du diocèse : la Palestine. Mais le diocèse patriarcal de Jérusalem, c’est la Palestine, Is­raël, Chypre et la Jordanie. Il y a des besoins partout. »
JEAN-MARIE GUÉNOIS

SUR WWW-LA-CROIX.COM

Retrouvez l’intégralité de l’entretien de CTS News dans la Navette.

LE CAIRE, 17 juin 2008 (AFP) - Un incendie endommage une importante église copte en Egypte

Une importante église copte du delta du Nil, étape du pèlerinage de la fuite en Egypte de la "Sainte famille", a été endommagée par un incendie, a-t-on appris mardi d'une source de sécurité.

Le feu s'est déclaré lundi dans des circonstances qui restent à élucider, dans l'église de la "Sainte famille" à Sakha, au milieu du delta, près de la ville de Kafr el-Cheikh (135 km au nord du Caire), détruisant un des trois autels et une icône du 15e siècle.

Selon cette source, qui a requis l'anonymat, le gouverneur a imputé à un court-circuit électrique cet incendie, qui a provoqué une grande émotion parmi la population chrétienne de la ville.

Interrogé par l'AFP, un responsable de l'évêché, le père Boutros, a également exclu la piste d'un incendie d'origine criminelle. "Il n'y a pas de soupçons en ce sens", a-t-il.

Il n'a pas exclu que des lycéens coptes, qui étaient venus prier le matin avant d'aller passer un examen, aient par accident provoqué l'incendie en allumant des cierges.

Préventivement, des cordons de police ont été déployés devant l'église. Des incidents interconfessionnels se sont produits récemment en Egypte, le plus grave étant une attaque fin mai contre un monastère copte en Haute-Egypte.

Le nom copte de la ville de Sakha est "Pekha-Issous". L'église qu'elle abrite signifie "le pied de Jésus", parce qu'il y aurait fait halte, il y a 2.000 ans, fuyant le massacre des Innocents par Hérode, selon la tradition copte.

Le clergé copte affirme avoir retrouvé en 1984 une pierre avec une tâche brune qu'il affirme être l'empreinte d'un pied de Jésus.

Désormais présentée dans une vitrine comme une relique très sacrée, elle aurait été enterrée, selon lui, pendant des siècles sous cette église édifiée sur un monastère médiéval. "Grâce à dieu, la relique n'a pas été touchée par le feu", a dit le père Boutros.

Un nouveau métropolite pour les Grecs orthodoxes d’Antioche en Europe occidentale et centrale

De Carol Saba, secrétaire du conseil paroissial de la paroisse Saint-Etienne des Grecs orthodoxes d’Antioche à Paris :

Image001 Le Saint Synode du Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche réunit hier, 17 juin, en session extraordinaire au monastère de Notre Dame du Balamand, au Liban, sous la présidence de Sa Béatitude le patriarche Ignace IV d’Antioche, a procédé lors de sa session matinale à l’élection de Son Excellence, l’évêque Jean (Yazigi), au siège métropolitain du patriarcat en Europe occidentale et centrale. Son Eminence, le métropolite élu Jean, est actuellement l’évêque de Pyrgou, évêché connu sous le nom de Al Hosn (Wadi al Nasara), en Syrie, qui dépend du diocèse métropolitain du Akkar, aujourd’hui vacant en raison du rappel au Seigneur du métropolite Paul (Bandali) métropole du Akkar. Nous reviendrons sur la biographie du nouveau métropolite qui est connu pour être un pasteur d'expérience, un théologien et liturgiste de renom, un père spirituel et un mouddabbir.

Lire la suite "Un nouveau métropolite pour les Grecs orthodoxes d’Antioche en Europe occidentale et centrale" »

La lettre pastorale du métropolite Joseph pour la Pentecôte

La lettre pastorale du métropolite Joseph (Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale) est en ligne ici.

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