Infos du 16 juin

Publié le par Père Jean-Pierre

Selon Mgr Hilarion Alfeyev, l’espoir d’une restauration de la pleine communion entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique au cours de ce troisième millénaire n’est pas réaliste.

Dans une interview accordée au journal «Soyuznoye Veche», Mgr Hilarion Alfeyev, archevêque de Vienne et d’Autriche et représentant du Patriarcat de Mosocu aurpès des Institutions internationnales européennes à Bruxelles, a affirmé que l’espoir d’une complète restauration de la communion eucharistique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine n’est pas réaliste. «Il me semble que nous ne devrions pas perdre notre temps à parler d’une complète restauration de la communion sacramentelle entre les confessions orthodoxe et catholique. La division s’est produite il y a presque mille ans, et en termes pratiques, elle est irréductible. Je ne crois pas qu’il puisse jamais y avoir une complète solution de ce problème», a-t-il déclaré.

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Radio Notre-Dame : le grand débat du 13 juin 2008

Chaque vendredi sur Radio Notre-Dame de 7h22 à 8h30, "Le grand débat" présenté par Louis Daufresne (Radio Notre-Dame) avec Jean-François Colosimo Orthodoxie.com, essayiste, professeur à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Jean-Luc Mouton, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Réforme.

Invité : père Michel Kubler, rédacteur en chef religieux au journal « la Croix »

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dim. 15 juin 2008

Podcast audio de l’émission « L’Eglise orthodoxe aujourd’hui » du 15 juin 2008 : « La Pentecôte »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche de Pentecôte, 15 juin 2008, Bogdan-Florin Vlaïcu proposera des entretiens avec le père Aurel Grigoras, recteur de la paroisse roumaine "Le Descente du Saint Esprit", et avec le père archimandrite Syméon, du monastère Saint-Silouane près du Mans, sur l'évènement de la Pentecôte et sa relation avec l’Ascension.

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L'évêque du patriarcat de Moscou aux Etats-Unis a adhéré à la SCOBA


 
L'évêque représentant du patriarcat de Moscou aux Etats-Unis a adhéré à la SCOBA (Standing Conference of the Canonical Orthodox Bishops of the Americas) qui réunit les évêques orthodoxes de différentes juridictions orthodoxes présentes en Amérique du Nord. Cette décision a été prise à la dernière réunion de la SCOBA le 12 juin à New York.

L'archevêque Dimitri d'Amérique, actuellement président de la SCOBA, a rappelé d'ailleurs que le patriarcat de Moscou a été signataire de la charte constitutive de la SCOBA en 1960. Il s'est ensuite retiré de cette conférence, en accordant l'autocéphalie à sa métropole en Amérique, devenue Eglise orthodoxe d'Amérique (OCA), une des Eglises locales autocéphales de la communion orthodoxe. Depuis, l'évêque qui représente le pariarcat de Moscou aux Etats-Unis est un auxiliaire du diocèse de Moscou qui n'a pas de juridiction propre.

Aujourd'hui, la SCOBA compte des représentants des patriarcats de Constantinople, d'Antioche, de Moscou, de Serbie, de Bulgarie, ainsi que de l'Eglise orthodoxe autocéphale d'Amérique. Contrairement à l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, les statuts de la SCOBA prévoient l'élection du président. Actuellement, c'est l'archevêque Dimitri (patriacat de Constantinople) qui a été désigné à ce poste par tous les membres de la SCOBA.

Dimanche 15 Juin 2008

LE CAIRE, 15 juin 2008 (AFP) - Appel de l'église copte au président Moubarak après l'attaque d'un monastère

L'Eglise copte a exhorté dimanche en termes rares le président Hosni Moubarak à se porter garant de la sécurité des chrétiens d'Egypte après une violente attaque contre un monastère.

Dans un communiqué publié dans la presse, le conseil ecclésiastique copte presse le président égyptien d'empêcher "de nouvelles attaques armées contre des moines" et que "la croix soit insultée".

Lors d'un assaut fin mai contre un monastère à Malaoui, en Haute Egypte, quatre coptes, dont deux moines, avaient été blessés par balles, trois autres moines avaient été séquestrés pendant une nuit, et un assaillant musulman tué.

Minimisée par les autorités, cette attaque est intervenue dans un climat de regain de tensions confessionnelles alors que les coptes, munis d'une autorisation, érigeaient un mur autour de l'antique monastère d'Abou Fena.

Les coptes d'Egypte sont la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Leur nombre est estimé entre 6 et 10% de la population totale du pays qui compte près de 80 millions d'habitants.

Ce communiqué en six points, signé par l'évêque Bichoï, secrétaire du conseil, en l'absence du pape Chenouda actuellement hospitalisé aux Etats-Unis exige l'arrestation des agresseurs, et la libération des coptes emprisonnés.

L'entrepreneur copte, auteur présumé du coup de feu mortel contre un assaillant musulman, et son frère ont été arrêtés.

Le journal copte Watani accuse dimanche avec virulence les autorités égyptiennes de fermer les yeux devant la "dure réalité" des "violences répétées contre la communauté copte".

Son éditorialiste, Youssef Sidhom, estime que les autorités placent sur un pied d'égalité victimes et coupables, cherchant à épargner la justice à ces derniers par des "simulacres de réconciliation".

Pour lui, "s'ajoute ainsi un terrorisme d'Etat au terrorisme des criminels". Les autorités nient d'habitude la nature confessionnelle de ces incidents pour les qualifier de "querelles de voisinage".

Le pape Chenouda, qui a dû quitter jeudi l'Egypte en urgence après s'être cassé une jambe, avait dénoncé l'absence de sécurité dans cette région de Haute Egypte à population mixte, à 300 km au sud du Caire.

Il avait affirmé que ceux qui ont commis l'assaut, selon lui des bédouins musulmans, "ne trouvent en face d'eux aucune force de dissuasion", qualifiant cette agression "d'inadmissible".

Pour sa part, un groupe islamiste, la Jamaa Islamiyya, a accusé l'Eglise copte d'Egypte de tenter de "former un État parallèle" avec l'aide "de parties étrangères" afin "de changer la nature arabo-musulmane de l'Egypte

ROUMANIE Les symboles religieux resteront autorisés dans les écoles

La Cour suprême roumaine a admis mercredi le recours déposé par le ministère de l’éducation et 150 ONG grou­pées sous le nom « Coalition pour le respect du sentiment religieux », en autorisant le maintien de symboles religieux dans les écoles. Un premier procès avait donné raison au Conseil anti-discrimination (CNCD), qui souhaitait faire

« respecter le caractère laïque de l’État »
en limitant la présence de tels emblèmes dans les écoles aux heures d’instruction religieuse. L’Église orthodoxe roumaine s’est toujours exprimée pour un maintien de ces symboles.

Après la déclaration d’indépendance, le Kosovo s’organise


Après l’entrée en vigueur de la Constitution kosovare, hier, la présence internationale dans le territoire doit être reconfigurée au profit de l’Union européenne

Q
uatre mois, jour pour jour, après la déclaration d’in­dépendance du 17 février, la première Constitution du Kosovo indépendant, adop­tée début avril par le Parlement kosovar, est entrée en vigueur hier. Conforme en tout point au plan Ahtisaari, la proposition du négociateur de l’ONU accordant au Kosovo une indépendance sous supervision internationale, le texte définit le Kosovo, peuplé ma­joritairement d’Albanais, comme une république parlementaire et un
« État de tous ses citoyens » ,
«laïque et neutre en matière de convictions religieuses »
.
L’entrée en vigueur de ce texte, qui a reçu l’aval de Pieter Feith, re­présentant de l’Union européenne au Kosovo et chef du Bureau civil international
(lire l’entretien ci-des­sous) , déclenche un double trans­
fert de compétences. L’ONU, char­gée d’administrer le territoire avec l’aide de l’Otan depuis juin 1999, doit céder une large partie de son autorité au gouvernement et au Parlement kosovars. À deux ex­ceptions près : la supervision de la justice, de la police et des doua­nes est censée revenir à la mission européenne pour l’État de droit au Kosovo (Eulex), et la sécurité reste confiée aux 17 000 hommes de la force de l’Otan (Kfor).
Ce bel échafaudage se heurte cependant à un sérieux obstacle : l’opposition de la Serbie et de la Russie, hostiles à l’indépendance du Kosovo et, en conséquence, à
la mission de l’Union européenne. C’est précisément pour tenter de le contourner que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a remis la semaine dernière au Conseil de sécurité de l’ONU un rapport où il annonce son inten­tion de « reconfigurer » la mission de l’ONU au Kosovo (Minuk) en transférant progressivement à l’Union européenne ses respon­sabilités dans les domaines de la police, de la justice et des douanes sur tout le territoire du Kosovo. La responsabilité de l’ONU se limitera à des tâches de « supervision et de contrôle » , de « facilitation d’arran­gements pour que le Kosovo prenne

part à des accords internationaux »

et de
« facilitation du dialogue entre Pristina et Belgrade sur les questions d’intérêt commun » . « Mon but a été d’atteindre un modus operandi qui soit acceptable par tous et soutenu par les intervenants internatio­naux »
, explique le secrétaire gé­néral dont le projet sera discuté cette semaine à New York.
Concrètement, le transfert des responsabilités de l’ONU à l’Union européenne devrait se faire au plus tôt d’ici à la mi­septembre, ce qui repoussera d’autant les débuts opérationnels de la mission Eulex, dirigée par le général Yves de Kermabon, ancien
commandant de la Kfor. Seuls 300 des 2000 ex­perts européens prévus, policiers, juristes et doua­niers, sont actuellement sur place. Le déploiement de la mission européenne dans les enclaves serbes, en particulier dans le nord adossé à la Serbie où vivent environ 40 000 des 120000 Serbes res­tés au Kosovo après la guerre, n’est pas acquis. La mission de l’ONU devrait y conserver un rôle de supervision plus important.
Autre casse-tête, la pé­riode de transition qui s’ouvre risque de compli­quer la tâche des soldats de l’Otan. La Kfor, qui n’a ni vocation ni com­pétence pour des tâches policières ou des interventions antiémeute, ne veut pas avoir à s’occuper du maintien de l’ordre. En revanche, l’Otan a parrainé la création de la Force de sécurité du Kosovo (KSF), une force de 2 500 hommes, placée sous contrôle civil et équipée d’ar­mes légères, qui doit remplacer le Kosovo Protection Corps (KPC). Formé avec le soutien de l’Otan en 1999 et composé d’anciens membres de la guérilla de l’UCK, le KPC sera démantelé sous super­
vision de l’Otan.

F. d’A.

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Publié dans infos diverses

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