Infos du 29 Mai
-
pas très catholique ou trop catholique ?
Par ptit moine le jeudi 29 mai 2008, 10:24 - d'accord; pas d'accord !
Je voulais revenir sur mon commentaire d'hier à propos d'une information en soi un peu invraisemblable :
Le métropolite Nicolas (Corneanu) du patriarcat orthodoxe de Roumanie aurait communié dimanche dernier dans une église de rite catholique uniate à Timisoara (Roumanie). Les photos ci-dessous (source : www.greco-catolica.org) le montrent clairement. Il est vrai qu'un ecclésiastique ne communie jamais en simple soutane mais en vêtements liturgiques avec — au minimum — l'étole.
On comprend en tout cas l'existence dans ce pays d'une Église orthodoxe ancien-calendariste, avec laquelle l'Église hors frontières était en communion il n'y a pas si longtemps...
Le patriarcat de Roumanie a cependant publié un communiqué précisant que cette «affaire» serait évoquée lors de la prochaine réunion du Saint Synode de l'Église orthodoxe de Roumanie, qui aura lieu début juillet (source : http://tinyurl.com/3ssopo).
In legatura cu informatia aparuta in mass-media, potrivit careia, duminica, 25 mai 2008, in biserica greco-catolica din Timisoara cu hramul Sfanta Maria – Regina Pacii si a Unitatii, Inaltpreasfintitul Nicolae, Mitropolitul Banatului, a cerut permisiunea de a se impartasi, facem urmatoarele precizari:Patriarhia Romana nu detine date concrete si verificate despre eveniment. Ca atare, la proxima sedinta a Sfantului Sinod al Bisericii Ortodoxe Romane, care va avea loc la inceputul lunii iulie 2008, Inaltpreasfintitul Mitropolit Nicolae poate fi solicitat sa ofere explicatiile cuvenite Sfantului Sinod in legatura cu subiectul in cauza. Pana atunci, Arhiepiscopia Timisoarei poate oferi explicatiile de rigoare.
Totusi, in principiu, Patriarhia Romana precizeaza faptul ca dialogul actual al Ortodoxiei cu Biserica Romano – Catolica, deja destul de fragil, nu poate fi ajutat, ci mai degraba complicat prin gesturi considerate de unii "profetice", iar de altii problematice.
Este de dorit sa cultivam nu miraculosul sau senzationalul, ci seriozitatea si credibilitatea in relatiile dintre Biserici aflate in dialog pentru refacerea unitatii crestine.
Biroul de presa al Patriarhiei Romane
MARQUE-PAGE
SPIRITUALITÉ
DUMITRU STANILOAE
« Ose comprendre que je t’aime »
de Marc-Antoine Costa de Beauregard
Cerf, coll. « Patrimoines », 220 p., 20 €
« Je suis né, en 1903, dans un village qui s’appelle Vladeni, près de Brachov, en Transylvanie. »
Grande figure de l’orthodoxie roumaine, Dumitru Staniloae fut le témoin d’une spiritualité nourrie de liturgie et des écrits des Pères, mais également ouverte à la culture latine, qu’il apprit à connaître grâce à sa fréquentation des universités d’Europe occidentale. «Nous sommes latins et, en même temps, orthodoxes. Il y a là une synthèse originale» : une synthèse roumaine qui ne va pas sans tensions. Après une évocation de sa vie, le présent volume développe les axes de sa spiritualité, à partir d’entretiens en 1981 avec Costa de Beauregard, prêtre de l’Église orthodoxe de Roumanie, qui fut son étudiant. Une spiritualité dont le maître mot est communion.
M. N.
Ce vendredi 30 mai 2008 à 20 heures, à Luxembourg-ville, en l’église Saint-Michel (Marché-aux-Poissons) le Chœur Branko, de la cathédrale de Niš (Serbie), placé sous la direction de Sara Sincarevic, donnera un concert public, avec, au programme, des chants liturgiques mis en musique par des compositeurs serbes, russes, bulgares et géorgiens des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Ce concert est organisé par l’Église orthodoxe serbe au Luxembourg, en partenariat avec l’Église catholique au Luxembourg et avec le patronage du Ministère de la Culture du Luxembourg, du Fonds Culturel National luxembourgeois et du Cercle culturel serbe.
Le dimanche 1er juin à 10h, en l ‘église de Schuttrange (Grand Duché du Luxembourg), le chœur Branko chantera la Divine liturgie célébrée par S. E. Monseigneur Luka à l’occasion de la fête de la paroisse orthodoxe serbe Saints Constantin et Hélène.
Le communiqué du conseil de l’Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale, qui vient d’être mis en ligne, évoque notamment l'assemblée générale extraordinaire, le 31 mai, qui doit statuer sur le projet de Fondation Saint-Serge.
Lire la suite "Réunions et communiqué du
| 29/05/2008 15:03 |
| |
|
| MOSCOU, 29 mai 2008 (AFP) - Le cardinal Kasper (Vatican) appelle au dialogue avec les orthodoxes Le cardinal Walter Kasper, chargé des relations entre l'Eglise catholique et les autres confessions chrétiennes, a appelé jeudi à Moscou à "poursuivre le dialogue" entre catholiques et orthodoxes afin que les Eglises chrétiennes parlent d'"une seule voix". "J'espère que ce dialogue va se poursuivre car il est très important que le monde séculier entende des Eglises une seule voix", a déclaré le cardinal Kasper, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II. "Aucune discussion concrète n'a été menée" sur une rencontre entre le pape Benoît XVI et le patriarche de Russie, a toutefois indiqué une source au patriarcat. Le patriarche Alexis II a seulement évoqué "la possibilité en principe" d'une telle rencontre tout en soulignant qu'elle devait être "bien préparée afin qu'il ne s'agisse pas seulement d'une réunion pour les caméras de télévision", a précisé cette source. Le cardinal Kasper, qui a entamé le 21 mai une visite de dix jours en Russie, a remis au chef de l'Eglise orthodoxe russe un message du pape Benoît XVI. Le pape y "a exprimé son respect pour l'Eglise orthodoxe russe et fait savoir qu'il appréciait les efforts d'Alexis II pour le développement des relations entre catholiques et orthodoxes", a indiqué la source au patriarcat citée plus haut. Le cardinal Kasper s'était félicité fin 2007 du "dégel" des relations de l'Eglise catholique avec l'Eglise orthodoxe russe, longtemps envenimées par les accusations de prosélytisme portées par le patriarcat de Moscou contre le Vatican. L'ouest de l'Ukraine, un des lieux de frictions entre les deux Eglises notamment en raison de la concentration dans cette région des gréco-catholiques (uniates) ukrainiens, a été néanmoins évoqué jeudi, a précisé la source du patriarcat. L'Eglise orthodoxe russe considère la renaissance de cette Eglise comme une invasion de son "territoire canonique". Interdite par Staline en 1946 et sortie de la clandestinité en 1990, l'Eglise uniate ukrainienne revendique actuellement 7% de la population de 48 millions d'habitants, concentrés principalement dans l'ouest de cette ex-république soviétique, majoritairement orthodoxe. |
Erythrée : Des pasteurs risquent la peine de mort
par Rédaction | mercredi 28 mai 2008 | article lu 37 fois
Nous venons d’apprendre que plusieurs pasteurs pourraient être accusés de haute trahison, un crime passible de la peine de mort en Erythrée. Haile Naizghi et Kifle Gebremeskel, pasteurs de l’église du Plein Evangile, ainsi que Tesfatsion Hagos de l’église évangélique Rema, seraient concernés. Les trois pasteurs sont emprisonnés en raison de leur foi, de même que plus de 2000 autres chrétiens.
Ces prisonniers, pour la plupart détenus de manière arbitraire, subissent la torture et les coups, sont parfois enfermés dans des conteneurs métalliques et des cellules souterraines pour les forcer à renoncer à leur foi.
Et ce week-end, de nouvelles arrestations ont eu lieu, alors que le pays fêtait l’anniversaire de son indépendance. Un groupe de chrétiens appartenant au mouvement de renouveau de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée s’était réuni secrètement dans le but de prier pour le pays, quand des policiers ont surgi dans la maison. Les 25 personnes présentes ont été arrêtées et sont actuellement détenues au commissariat d’Adi-Kuala, une ville située près de la frontière éthiopienne.
Ce même week-end, nous avons aussi appris une bonne nouvelle : La libération de 25 autres chrétiens, détenus depuis 3 mois, contre une caution de 80 000 nakfa (3400 euros) chacun.
Le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Issayas Afewerki, a fermé toutes les églises protestantes indépendantes du pays en mai 2002, interdisant également toutes leurs célébrations et emprisonnant tous ceux qui veulent continuer à se réunir.
Depuis cette date, seules les églises orthodoxe, catholique et luthérienne considérées comme églises historiques sont autorisées. Le gouvernement entend bien contrôler toute activité religieuse sur le territoire, et même ceux de l’Eglise orthodoxe qui ont laissé entendre leur désaccord sont aujourd’hui en prison.
Portes Ouvertes
Les articles de notre site peuvent être repris sur tout support intégralement ou partiellement à condition de mentionner le ou les auteurs et le site www.aleloo.com. Merci de nous le signaler à chaque fois.
de la «démocratie» russe
28/05/2008 | Mise à jour : 21:46 | Commentaires

Natalia Narotnitcheskaïa ne cache pas qu'elle est nationaliste, slavophile et orthodoxe. Elle veut se situer «hors des paradigmes de l'Occident»,qui, sous l'influence des marxisteset des libéraux, ont «la hainede la nation» (DR).
Pasionaria du nouveau nationalisme à la russe, redoutable dialecticienne, l'historienne Natalia Narotnitcheskaïa, ancienne députée du parti nationaliste russe Rodina, arrive à Paris pour y fonder l'Institut de la démocratie. Comme son frère jumeau, tout juste créé à New York, cet Institut se veut la réponse d'une Russie exaspérée par les accusations d'autoritarisme que l'Occident profère contre le régime politique peu démocratique de Vladimir Poutine et de son successeur, Dmitri Medvedev.
C'est un émissaire politique et intellectuel bien singulier que Moscou envoie prendre ses quartiers à Paris. L'ancienne députée de la fraction du parti nationaliste Rodina, Natalia Narotnitcheskaïa, cheveux roux brun, teint pâle, yeux verts en amande, lèvres minces, dialectique redoutable, n'a pas été réélue lors des législatives russes de décembre, son parti d'attache ne comptant plus parmi les «favoris» du Kremlin. Mais cette pasionaria du nouveau nationalisme à la russe, grande adepte du complot occidental qui viserait à isoler la Russie, semble avoir obtenu un «prix de consolation». Elle arrive en France avec pour mission d'y fonder un Institut de la démocratie censé explorer les problèmes que le système démocratique rencontre… en Europe occidentale ! Une sorte de réponse du berger russe à la bergère occidentale, qui n'est pas sans rappeler, dans la démarche, certains vieux films d'actualités soviétiques : pour démontrer que le socialisme réel n'était pas seul à générer d'interminables files d'attente, ils s'attardaient sur les queues dominicaines devant le magasin Poilâne à Paris.
Vladimir Poutine avait été le premier à évoquer la création de cet Institut, lors d'un sommet Russie-UE à Lisbonne, en octobre. Fustigeant les Occidentaux, donneurs de leçons, il avait estimé que l'Europe ferait mieux de se pencher sur ses problèmes de minorités et de démocratie plutôt que d'envoyer des observateurs juger les élections russes. Rompant avec les années 1990 quand les autorités russes érigeaient la démocratie occidentale en compas des réformes , Poutine avait ajouté que la Russie pourrait bien s'intéresser désormais à cette thématique des droits de l'homme à l'Ouest. Venant d'un gouvernant qui, en huit ans de présidence, a verrouillé les contre-pouvoirs et les libertés, l'initiative ne manquait pas de toupet.
Fine mouche, Natalia Narotnitcheskaïa se garde bien de revendiquer ce label poutinien. «Contrairement à ce que colporte la rumeur journalistique, je ne suis pas l'envoyée du Kremlin ni de Poutine,et je ne bénéficie d'aucune manne financière miraculeuse», se défend-elle, évoquant vaguement la «fondation regroupant quinze ONG russes» qui la financera. Elle précise qu'elle a dû payer elle-même ses trois premiers voyages à Paris, où elle compte passer une semaine par mois. L'équipe des permanents de l'Institut sera d'ailleurs très réduite. Elle comprendra notamment l'un des amis britanniques de Natalia Narotnitcheskaïa, rencontré «à Belgrade, pendant les bombardements de l'Otan sur la Serbie en 1999». «Cela crée des liens forts», explique cette intellectuelle qui, sur son blog, fustige le diktat de l'Amérique, rend hommage au rôle de Milosevic dans les Balkans et «s'inquiète de la perte de souveraineté de l'Europe». Un sourire ironique aux lèvres, Natalia Narotnitcheskaïa, qui parle bien français, assure pourtant qu'elle n'est pas venue pour donner des leçons de démocratie à la France, «cette si vieille démocratie, qui a vu la Révolution, Robespierre, la Terreur…», ajoute-t-elle, un rien perfide.
Son rôle se limitera «à lancer un débat», qu'elle espère fructueux, sur les différentes conceptions de la démocratie. Une sorte d'enceinte à théoriser la notion de «démocratie souveraine» si chère à Poutine.
Pour entrer dans le vif du sujet, et situer d'emblée son propos dans les hautes sphères de l'histoire et de la géopolitique, Natalia Narotnitcheskaïa a fait coïncider son arrivée à Paris avec la publication d'un livre (*) qui devrait faire du bruit. Sous le titre émotionnel, Que reste-t-il de notre victoire, l'ouvrage s'attache à démontrer que les grandes puissances occidentales s'acharnent aujourd'hui à discréditer la victoire soviétique de 1945 pour mieux tenter d'exclure la Russie du concert des nations. Gommant avec une mauvaise foi presque révisionniste la nature fondamentalement agressive du communisme totalitaire, dont elle ne dit mot, passant allègrement sur le fait que l'URSS a établi des régimes d'occupation à travers toute l'Europe de l'Est après 1945, Narotnitcheskaïa s'attache à replacer la «mise à l'écart géopolitique de la Russie» dans un contexte historique plus ancien, remontant au cordon sanitaire organisé par Rome contre Byzance et son héritier, Moscou, puis par les grandes puissances européennes au XIXe siècle contre le géant «semi-asiatique» russe. «Si vous consultez, dans les archives, les cartes de l'Allemagne pangermaniste, comme je l'ai fait, vous verrez qu'elles collent exactement avec celle de l'élargissement de l'Otan vers l'Est», insiste-t-elle, exprimant la paranoïa obsidionale de l'élite poutinienne. Et oubliant que le désir d'Occident des Baltes, ou même de l'Ukraine, n'a rien à voir avec un complot géopolitique. Natalia Narotnitcheskaïa, qui est d'autant plus intéressante parce qu'elle exprime l'idéologie dominante en Russie, ne cache pas qu'elle est nationaliste, slavophile et orthodoxe. Elle veut se situer «hors des paradigmes de l'Occident», qui, sous l'influence des marxistes et des libéraux, ont «la haine de la nation». Sa définition des ennemis de la nation russe est plus gênante. Car la politicienne et historienne désigne avant tout les historiens et politiciens libéraux de la période gorbatchévienne et eltsinienne, qui, en se lançant dans la mise au jour des crimes du communisme, n'ont pu s'empêcher, dit-elle, «de hurler sur les tombes de leurs pères». Elle s'étonne que l'Occident dénonce les droits de l'homme sous Poutine, alors qu'il «applaudissait au bombardement du Parlement russe par Eltsine». «Je veux attirer votre attention sur toutes ces pseudo-ONG qui se sont attribué un rôle de juge politique, et qui font leurs rapports sur la démocratie russe en interrogeant des marginaux», dit-elle. On l'a compris. Madame Narotnitcheskaïa va s'employer à leur donner la réplique.






