Dans la croix du jour.

Publié le par Père Jean-Pierre

23/05/2008 10:03
 
JERUSALEM, 23 mai 2008 (AFP) - Enquête sur un incendie d'Evangiles dont serait responsable un édile ultra

La police israélienne a été chargée d'enquêter sur l'incendie d'Evangiles dont serait responsable le maire adjoint ultra orthodoxe d'une ville proche de Tel-Aviv, apprend-on vendredi de source judiciaire.

Le maire adjoint de la ville d'Or Yehouda, Me Uzi Aharon, du parti Shass (représenté au gouvernement), est soupçonné d'avoir fait brûler des Nouveaux Testaments, lors d'un autodafé devant des centaines d'élèves d'une école religieuse juive de la ville.

"Le procureur de l'Etat Menahem Mazouz a demandé à la police d'enquêter pour atteinte aux sentiments religieux", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Moshé Cohen.

Interrogé par le quotidien Maariv qui avait révélé l'affaire, le maire adjoint a justifié cet autodafé, affirmant qu'il était en réaction "aux activités de missionnaires" chrétiens dans cette banlieue pauvre de la métropole d'Israël.

Par ailleurs, la police poursuit son enquête sur l'explosion d'un colis piégé qui avait grièvement blessé en mars un jeune israélien membre d'une secte judéo-chrétienne, résident de la colonie d'Ariel en Cisjordanie.

Sa famille fait partie d'un mouvement de juifs messianiques dont les membres croient en Jésus tout en se considérant juifs, alors qu'aux yeux du rabbinat ils sont des convertis. La famille avait reçu dans le passé des menaces de la part de milieux juifs ultra orthodoxes.

Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a indiqué que "l'enquête se poursuit et qu'un tribunal a imposé le black-out sur son déroulement".

Les chrétiens d’Orient


On recense dans le monde environ 200 millions de chrétiens dits « d’Orient », très majoritairement catholiques ou orthodoxes. Ces Églises sont nées au gré des querelles conciliaires qui ont émaillé l’histoire

Quelle est l’origine des chrétiens d’Orient ?

Les Églises d’Orient sont issues des grandes querelles autour de la définition de la nature du Christ, qui ont divisé l’Église tout au long de l’Antiquité chrétienne. Au début du V

e
siècle, l’évêque Nestorius de Constantinople (v. 382-451) s’op­pose à ce que Marie soit qualifiée de Mère de Dieu ( Theotokos ), pré­férant le titre de Mère du Christ ( Christotokos ): selon lui, en effet, il faut dissocier, dans la personne du Christ, les natures humaine et divine. Cette doctrine, dite «nes­torianisme», sera condamnée en 431 par le concile d’Éphèse: «Si quelqu’un ne confesse pas que l’Em­manuel est Dieu en vérité et que pour cette raison la Sainte Vierge est Mère de Dieu (car elle a engendré charnel­lement le Verbe de Dieu fait chair), qu’il soit anathème.» Refusant ces conclusions, l’Église assyrienne, qui rassemble les chrétiens vivant en Mésopotamie, se sépare de Byzance.
Quelques années plus tard, Euty­chès (v. 378-454), moine à Constan­tinople, développe à l’inverse une doctrine affirmant que la nature divine du Christ a absorbé sa na­ture humaine. Ce « monophysisme » (de
monos , « unique », et physis , « na­ture ») est condamné au concile de Chalcédoine (451) qui confesse « un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division, sans sé­paration, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union, la propriété de l’une et de l’autre nature étant bien plutôt sau­vegardée et concourant à une seule personne » . Les Églises d’Égypte et de Syrie refusent cette définition ; rompant à leur tour avec Byzance, elles forment les Églises copte-or­thodoxe et syrienne-orthodoxe. Par ailleurs, aux synodes de Dvin (506 et 551), l’Église arménienne, qui était absente de Chalcédoine, en rejettera les conclusions, esti­mant que ce concile n’allait pas assez loin dans sa condamnation du monophysisme. Toutes ces Égli­ses, séparées aux conciles d’Éphèse et de Chalcédoine, sont dites « pré­chalcédoniennes ».
Pourquoi la séparation entre Rome et Byzance ?

Les conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381), qui ont fixé le Credo, avaient défini la foi dans
« l’Esprit saint (qui) procède du Père » . En 589, le concile local de Tolède modifia cette définition et enseigna que « l’Esprit procède du Père et du Fils» . Cet ajout de
« et du Fils »
(en latin : Filioque ) se généralisera dans l’Église latine au IX
e
siècle avant de servir de prétexte aux Carolingiens (qui disputent aux Byzantins l’héritage de l’Empire romain) pour mettre en doute l’orthodoxie doctrinale de Constantinople. En 867, le pa­triarche Photios de Constantinople dénonce l’adjonction du « Filioque » comme « blasphème » . La rupture sera définitive au XI
e
siècle, lors­qu’en 1054 le cardinal Humbert de Silva Candida, légat de Léon IX, part à Constantinople et y excom­munie le patriarche MichelI Cérulaire (alors que le pape était mort dans l’intervalle). Le sac de Constantinople par les Croisés en 1204 ruinera pour longtemps toute chance de réconciliation.
Pourquoi des Églises orientales sont-elles unies à Rome ?

À partir du XV

e
siècle, des tenta­tives ont lieu pour réunir Églises d’Orient et d’Occident. En 1439, le concile de Ferrare-Florence adoptera une union entre latins et orthodoxes que ces derniers dénoncent ensuite, invoquant un chantage à l’aide militaire au moment où Constantinople est menacée par les Turcs. Dans les siècles suivants, sous l’influence des missionnaires latins au Proche­Orient et dans les pays slaves, des parts plus ou moins importantes des Églises orientales vont s’unir à Rome, sur la base de ce qui avait été décidé à Florence.
En 1646, à Uzhgorod (aujourd’hui en Ukraine), des évêques ruthènes s’unissent ainsi à Rome pour former une Église catholique conservant le rite byzantin. En 1724, des évêques orthodoxes du Proche-Orient for­ment l’Église grecque-catholique (dite melkite). L’Église armé­nienne-catholique naît en 1740, et l’Église syrienne-catholique en 1783. Le mouvement continuera au XIX

e
siècle avec l’établissement d’un Patriarcat copte-catholique en 1824 et l’union d’une partie de l’Église assyrienne en 1830, deve­nue l’Église chaldéenne (présente principalement en Irak). De son côté, l’Église maronite (présente en majorité au Liban) a toujours proclamé ne s’être jamais sépa­rée de Rome.
Si la plupart de ces Églises ont conservé leur rite et leurs tradi­tions et bénéficient d’une certaine autonomie par rapport à Rome, ces unions restent une blessure pour les Églises dont elles sont issues. D’autant qu’elles ont parfois été forcées par le pouvoir politique. En 1993, à Balamand (Liban), ca­tholiques et orthodoxes sont con­venus que
« cette forme “d’apostolat missionnaire” (…) qui a été appelée “uniatisme”, ne peut plus être accep­tée ni en tant que méthode à suivre, ni en tant que modèle de l’unité re­cherchée par nos Églises » .
NICOLAS SENÈZE

IDÉ

 
 
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Les différents rites des Églises orientales


Rite alexandrin

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La principale Église orientale de rite alexandrin est l’Église copte­orthodoxe (8 à 10 millions de fidè­les), dont le siège est à Alexandrie. En sont issues l’Église éthiopienne­orthodoxe (née en 1959) et l’Église érythréenne-orthodoxe (1993). Une Église copte-catholique a vu le jour en 1741 (250 000 fidèles) et une Église éthiopienne-catholique en 1622 (1 million de fidèles).
Rite arménien

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Séparée en 451, l’Église armé­nienne apostolique (dite aussi grégorienne) compte actuelle­ment 6 millions de fidèles. Elle est dirigée par deux catholicos, l’un d’Etchmiadzine (Arménie), l’autre de Cilicie siégeant à Antélias (Liban). Une Église arménienne-catholique (600 000 fidèles) a vu le jour en 1742, dont le patriarche siège à Beyrouth (Liban).
Rite byzantin

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Le rite byzantin est quant à lui commun à la quinzaine d’Églises orthodoxes qui toutes reconnais­sent une primauté d’honneur au patriarche œcuménique de Cons­tantinople. Il y a aujourd’hui entre 125 et 180 millions d’orthodoxes dans le monde.
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Il existe plusieurs Églises ca­tholiques de rite byzantin, dites « uniates », dont les plus impor­tantes sont l’Église grecque­catholique d’Ukraine (7 millions de fidèles, siège à Kiev), l’Église gréco-catholique de Roumanie (1,7 million de fidèle, siège à Blaj), l’Église melkite (1,3 million de fidè­les, siège à Damas).
Rite syrien occidental (antiochien)

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La principale Église de rite syrien occidental est l’Église syrienne-orthodoxe (dite jacobite ou, improprement, « syriaque ») qui compte 250 000 fidèles et dont le siège est à Damas.
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En 1665, des fidèles de l’Église malabare-catholique (lire ci­dessous) , refusant la latinisation forcée de leur Église, sont entrés dans la communion de l’Église syrienne pour former l’Église malankare-orthodoxe (1,7 million de fidèles). Une partie de ses fi­dèles est revenue à Rome en 1930 pour former l’Église malankare­catholique (270 000 fidèles).
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Il existe également une Église syrienne-catholique, forte de 100 000 fidèles, unie à Rome en 1797 (siège à Damas). L’Église maronite (4 millions de fidèles), qui n’a jamais été formellement coupée de Rome, relève, elle aussi, du rite antio­chien.
Rite syrien oriental (chaldéen)

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Séparée aujourd’hui en deux juri­dictions (Bagdad et Chicago), l’Église assyrienne d’Orient rassemble entre 100 000 et 200 000 fidèles. La plus importante Église de cette famille demeure l’Église chaldéenne, unie à Rome en 1552 (1 million de fidèles, surtout en Irak).
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La tradition chaldéenne est présente en Inde avec l’Église malabare-catholique (6 millions de fidèles), unie à Rome en 1599, mais dont une partie des fidèles est revenue en 1907 dans la juridiction de l’Église assyrienne.

 
 
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