Infos du 12 Mai

Publié le par Père Jean-Pierre

Le Kosovo-Métochie et l’Union Européenne au centre des législatives serbes

dimanche 11 mai 2008

Quelques 7 millions d’électeurs sont appelés aux urnes en Serbie aujourd’hui à l’occasion d’élections municipales et d’élections législatives anticipées.

Ces législatives interviennent tout juste deux mois après la démission du Premier Ministre, Vojislav Kostunica. Le chef du gouvernement avait en effet fait valoir qu’il ne voulait et qu’il ne pouvait travailler davantage avec des ministres laissant passer la question du Kosovo-Métochie au second plan, faisant ainsi voler en éclats la fragile coalition qui réunissait – pour l’essentiel - son parti, le DSS (Parti Démocrate de Serbie, centre droite), au DS (Parti Démocrate, centre gauche), parti du Président Boris Tadic.

L’affaire de l’ASA

Depuis, les relations n’ont cessé de se détériorer entre les anciens partenaires de coalition, pour finalement atteindre un point de non-retour le 29 avril dernier lors de la signature de l’ASA (Accord de Stabilisation et d’Association) avec l’Union Européenne par le Vice-Premier Ministre Djelic (DS), faisant fît de l’opposition de Kostunica, pourtant toujours chef du gouvernement dans l’attente des nouvelles élections.

Cet accord, première étape sur la longue route qui mène à l’adhésion à l’UE, est considéré par le Premier Ministre comme une « trahison » alors que plusieurs Etats membres de l’Union Européenne ont soutenu et reconnu l’indépendance autoproclamée de la province du Kosovo-Métochie. Il est rejoint sur cette position par ses alliés traditionnels du NS (Nouvelle Serbie) dont le président, Velimir Ilic, par ailleurs Ministre des Investissements, considère ceux qui ont signé cet accord comme des « traîtres qui ont vendu le Kosovo ». Selon eux, la signature de ce traité avec l’UE entérine la perte du Kosovo-Métochie. Ce dont se défendent les ministres DS et le Président Tadic, qui affirment que l’accord n’implique aucunement la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, lequel aurait un statut « neutre ».

Mais à peine la polémique enclenchée, une autre déclaration, celle du Ministre belge des Affaires Etrangères, Karel De Gucht, venait prendre de court les justifications de Djelic et Tadic. Interrogé par l’agence de presse Tanjug, De Gucht a précisé que l’accord signé par la Belgique portait uniquement sur la Serbie amputée du Kosovo et de la Métochie. De quoi entraîner des réactions en chaîne en Serbie, à commencer par Kostunica qui a immédiatement dénoncé « l’imposture de l’ASA ». Slobodan Samardzic, Ministre en charge du Kosovo-Métochie, a déclaré quant à lui que « si, après les remarques de De Gucht, certains officiels continuent de nier ou prétendent ne pas voir la réalité, c’est une affaire de morale. Mais aujourd’hui, il est devenu complètement clair pour le public serbe que l’accord fait partie de la stratégie électorale de Boris Tadic ». Ce à quoi Vuk Jeremic, Ministre des Affaires Etrangères DS, a préféré répondre qu’il fallait relativiser les propos de De Gucht, émettant l’hypothèse qu’il ne s’agissait là que d’une « question de politique interne belge ».

L’heure des premiers calculs politiques

Alors que la plupart des analystes s’accordent à dire qu’aucun des partis en lice ne devrait réussir à obtenir une majorité au Parlement, l’heure est aux premiers « pronostics » sur les possibles rapprochements politiques en vue de former le prochain gouvernement.

Selon les derniers sondages, l’opposition radicale (SRS) arriverait en tête aux alentours de 36%, à un point de la coalition pro-européenne conduite par le DS et le G17+ (parti libéral). En troisième position, la coalition DSS-NS de Kostunica, n’obtiendrait que 12 à 13%, ce qui serait néanmoins suffisant pour en faire un partenaire incontournable pour la formation d’un gouvernement majoritaire. Deux autres partis obtiendraient entre 5 et 7% : le LDP (Parti Libéral Démocrate) de Cedomir Jovanovic, seul parti prônant l’indépendance du Kosovo, et le SPS (Parti Socialiste de Serbie) d’Ivica Dacic.

Selon toute vraisemblance, une éventuelle coalition rassemblant DSS-NS et DS-G17+ est d’ores et déjà à exclure compte-tenu des propos très virulents que se sont échangés les personnalités de ces différents partis durant la campagne, Boris Tadic étant même allé jusqu’à jurer que « plus jamais Vojislav Kostunica ne dirigera le pays ». Et Velimir Ilic de renchérir : « Nous ne formerons plus jamais un gouvernement avec des traîtres comme Tadic. Les radicaux sont la meilleure solution, alors pourquoi pas ? »

Le DS et le G17+ ne peuvent compter que sur leurs confrères du LDP, ce qui ne suffirait pas, selon les sondages, à former un gouvernement majoritaire. A moins peut-être d’une alliance avec le Parti Socialiste, à laquelle le LDP ne s’opposerait pas. Ivica Dacic a cependant fait savoir qu’il préfèrerait discuter en priorité avec Kostunica, avec qui il partage une position ferme sur le statut du Kosovo, question de « survie nationale » qui doit dépasser les anciens clivages politiques.

Si les sondages se confirment dans les urnes ce soir, alors une grande coalition d’union nationale est envisageable, rassemblant autour du Kosovo-Métochie, le SRS, actuellement premier parti de Serbie, le SPS, et le DSS-NS. Tomislav Nikolic l’affirme : « en étant réaliste, c’est soit ça, soit rien du tout ».

J.S.

© www.collectif-kosovo.com




L'Eglise russe hors frontières élit son nouveau primat 
L'Eglise russe hors frontières élit le 12 mai 2008 son nouveau primat qui succédera au métropolite Laure (Shkurla) décédé le 16 mars dernier. Le président du Synode de l'Eglise russe hors frontières est élu par le concile des évêques qui s'est ouvert le dimanche 11 mai par une liturgie solennelle à l'église cathédrale Notre-Dame-du-Signe à New York.

Selon l'acte rétablissant la communion canonique entre le patriarcat de Moscou et l'Eglise russe hors frontières, il devra être confirmé par le patriarche de Moscou et le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe russe.

L'intronisation du nouveau primat est prévue le dimanche 18 mai. Le patriarcat de Moscou y sera représenté par l'archevêque Innocent de Chersonèse qui lira la lettre de confirmation du patriarche Alexis. Mgr Innocent a été, du côté de l'Eglise russe, président de la commission pour le dialogue avec le Synode russe hors frontières.

L'Eglise russe hors frontières compte actuellement 11 évêques. Depuis le décès de Mgr Laure, le Synode a été présidé de façon intérimaire par l'archevêque Hilarion d'Australie et de Nouvelle-Zélande, premier vice-président.

Lundi 12 Mai 2008

dim. 11 mai 2008

Podcast audio de l’émission « l’église orthodoxe aujourd’hui » du 11 mai 2008 : « Les femmes myrrophores »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche 11 mai 2008, Bogdan-Florin Vlaïcu propose un entretien avec le père Noël Tanazacq, recteur de la paroisse francophone Sainte Geneviève et Saint Martin à Paris, sur la signification de ce dimanche consacré aux femmes myrrophores. Ensuite Olga Lossky, présente dans l'émission, en tant que co-présentatrice et invitée, la personnalité et l'œuvre de la théologienne orthodoxe Elisabeth Behr-Siegel, dont elle a écrit la biographie "Vers le jour sans déclin. Une vie d’Elisabeth Behr-Siegel" parue au Cerf".

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier audio en cliquant sur le logo "podcast".

Bartholomé Ier et Mgr Ieronymos rencontrent le préfet d'Istanbul

[infogrece] • Publié le 10 mai 2008 à 22:25:46 CEST Le patriarche oecuménique, Vartholomeos Ier, et l'archevêque d'Athènes et primat de Grèce, Mgr Ieronymos, à l'occasion de la visite officielle de ce dernier au Patriarcat œcuménique de Constantinople, ont rencontré vendredi le préfet d'Istanbul, Muammer Güler, a qui ils ont transmis un message de paix et d'amitié entre les peuples.

"L'Eglise de Grèce dans le cadre de ses devoirs contribue à ce que les peuples vivent en paix et sereinement. C'est pourquoi, avec la contribution des peuples et des premiers ministres, les peuples pourront se rapprocher et l'amitié sera de plus en plus cultivée", a souligné Mgr Ieronymos, à l'adresse du préfet d'Istanbul.

Mgr Ieronymos était accompagné du métropolite de Zakynthos, Mgr Chryssostomos, du métropolite de Trikkis et Stagon, Mgr Alexios, et du vicaire du Patriarcat, M. Stephanos.

De son côté, M. Güler a exprimé sa joie pour cette rencontre et mentionné les relations gréco-turques, notamment la coopération des premiers ministres de Grèce et de Turquie, Costas Caramanlis et Recep Tayyip Erdogan, qui, a-t-il dit, "contribue à la coexistence pacifique des deux peuples".

Par ailleurs, Mgr Ieronymos a assisté à la réception organisée en son honneur au Phanar et, dans une brève allocution, a évoqué l'histoire du trône patriarcal, tout en soulignant que "l'Eglise de Grèce restera ferme sur ses principes ecclésiologiques", tandis que pour sa part Bartholomé a loué la personnalité et "le respect de Mgr Ieronymos envers notre Sainte mère l'Eglise".

i-GR/ANA-MPA


L'Hellénisme et l'Orthodoxie ont fêté Pâques

L'Hellénisme tout entier, ainsi que des millions de Chrétiens orthodoxes, ont fêté la résurrection du Christ ce dimanche de Pâques ; dans un climat d'émotion et de piété, des foules de fidèles se sont pressées dans les églises dans la nuit de samedi à dimanche pour assister à la messe et clamer "Christ est ressuscité !"

Samedi à 20 heures, la "Sainte Flamme" est arrivée à Athènes depuis Jérusalem à bord d'un vol d'Olympic Airlines et a été accueillie, comme le veut la tradition, avec les honneurs dus à un chef d'Etat.

La "Sainte Flamme" a été transportée par l'Exarque du Saint Sépulcre à Athènes, le métropolite Théophanis qui était accompagné d'une délégation gouvernementale et parlementaire, alors que le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Théodore Kassimis, représentait le gouvernement. A partir d'Athènes, elle devait ensuite être diffusée à toutes les églises de Grèce.

Tradition toujours, avec les chefs politiques à rendre visite aux soldats en service dans les postes frontaliers.

Ainsi, le premier ministre, Costas Caramanlis, a visité dimanche matin le poste de garde de Drymades situé à la frontière nord-ouest du pays à quelques kilomètres de la frontière greco-albanaise.

Dans une brève allocution à cette occasion, M. Caramanlis a souligné que "pour l'Orthodoxie et l'Hellénisme, la fête de la Résurrection est une fête de foi, d'espoir et d'optimisme. En cette période difficile pour le monde entier nous nous devons de garantir et de promouvoir la solidarité et la confiance entre nous. Tous ensemble nous pouvons livrer et gagner des batailles difficiles, trouver des solutions aux problèmes qui nous préoccupent et y faire face. Nous pouvons concrétiser nos rêves communs".

De son côté, le chef de l'état-major général des forces armées, le général Dimitris Grapsas, a reçu au Centre d'entraînement des blindés d'Avlona le secrétaire général du KKE (parti communiste), Aleka Papariga et ensuite le ministre de la Défense, Vanghelis Meïmarakis.

Quand au président de la République, Carolos Papoulias, c'est avec les soldats des casernes frontalières de Thesprotia (Epire) qu'il a fêté Pâques, visitant tout d'abord le poste de garde de Sayadas et ensuite la caserne de Philiates.

Prenant la parole, M. Papoulias a formulé le voeu que la paix règne en Grèce ainsi que dans les pays voisins, et adressé un message aux peuples voisins qui vivent dans la paix les invitant à coopérer et tracer eux-mêmes la voie de leur avenir sans l'intervention de tiers ou de forces étrangères. M. Papoulias était accompagné par le secrétaire d'Etat aux Finances, Antonis Bézas.

Le président du PASOK (parti socialiste), Georgios Papandreou, a formulé, lui, le voeu que cette fête de Pâques "représente le passage à une vie meilleure pour tous", dans un message dimanche à l'occasion de la fête de Pâques.

M. Papandreou souhaite également que "la Résurrection du Christ apporte à tous les Grecs ainsi qu'à l'Hellénisme de la Diaspora santé, amour et bonheur", soulignant que "pour tous les Grecs, Pâques a une importance toute spéciale et symbolise le passage vers la lumière, la résurrection des espoirs. L'espoir est la force motrice de tous les peuples".

A Paris, les deux églises grec-orthodoxes, Sts Constantin et Hélène dans le 9e arrondissement et St Stéphane dans le 16e, ont été prises d'assaut par des milliers de Grecs venus souvent avec des amis français et auxquels se sont joints des nombreux curieux. La foule étant trop nombreuse pour entrer dans l'église, des centaines des personnes ont attendu dans la rue que la flamme des cierges propagée de proche en proche arrive jusqu'elles.

La rue Georges Bizet dans le 16e, siège de la métropole grec-orthodoxe de France, était pleine à craquer. Aux Grecs-Parisiens et des alentours, s'étaient joins, ici, des nombreux touristes venus de Grèce et des dizaines des cars avaient littéralement ceinturé le quartier. Les nombreux policiers chargés de la sécurité ont vite été débordés par le désordre grec, mais un désordre tellement bon enfant qu'aucun signe de nervosité n'était décelable.

Des nombreux fidèles renonçaient à frayer un chemin pour pénétrer dans l'église. Le métropolite Emmanuel après avoir appelé les fidèles à recevoir le Feu sacré psalmodiant le "Defte lavete fos" a entonné ensuite le Christos Anesti (Christ ressuscité) à 23h00 heures précises (heure de Paris) de sorte que la célébration ait lieu en même temps que en Grèce, c'est-à-dire à minuit, heure d'Athènes. Lorsque le clergé et la foule ont repris en cœur derrière le métropolite, une jolie Française, qui visiblement assistait pour la première fois à la messe pascale grecque, a résumé les sentiments s'écriant : "j'adore !"

i-GR/ANA-MPA

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Publié dans infos diverses

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