Infos du 25 Avril
« Toi qui es revêtu de la lumière comme d'un manteau - Joseph avec Nicodème Te descendit de la croix - Te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus - Quand il T'a vu suspendu à la croix le soleil s'est entouré de ténèbres - la terre a tremblé de peur, le voile du temple s'est déchiré - Maintenant je Te vois souffrir de Toi-même la mort pour moi - Comment T'ensevelirai-je, mon Dieu ? - Comment Te roulerai-je dans un linceul ? - Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? - Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ?- J'exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection - proclamant : Seigneur, gloire à Toi. »
(dernière stichère des apostiches, vêpres du vendredi saint)
Illustration: épitaphion ou épitaphios (source)
Que se passe-t-il?
Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille.
La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu S'est endormi dans la chair et Il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines.
Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler. C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort.
Pourquoi le Christ est-il "descendu aux enfers" avant Sa résurrection ?
Oui c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu Se dirige, et Son Fils avec Lui, pour les délivrer de leurs douleurs. Le Seigneur S'est avancé vers eux, muni de la croix, l'arme de Sa victoire.
Lorsqu'il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres : "Mon Seigneur avec nous tous !"
Lire la suite "Homélie d'Epiphane de Salamine pour le Vendredi saint" »
Sur le weblog «Moinillon au quotidien» : des extraits de chants, en slavon, des matines du vendredi saint.
Sur le site de l’Eglise orthodoxe d’Estonie (Patriarcat œcuménique de Constantinople) vient d’être mis en ligne un texte du métropolite Stéphane de Tallinn et d’Estonie, extrait de l’ouvrage Une saison en orthodoxie (Le Cerf, 1992) intitulé «Le mystère de la Croix». Pour y accéder, cliquez ici.
