Infos du 12 Avril

Publié le par Père Jean-Pierre

Le patriarche Alexis a reçu le secrétaire général de l'ONU



Le 10 avril 2008, le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies M. Ban Ki-moon a rendu visite à la résidence patriarcale au monastère Saint-Daniel de Moscou où il a été reçu par le patriarche Alexis.

L'Organisation des Nations Unies est aujourd'hui, selon le patriarche Alexis, l'unique institution véritablement universelle qui oeuvre à la paix, à la sécurité et à la défense des droits de l'homme. "L'avenir de la mission de l'ONU dépend de la façon dont les organes directeurs de cette institution prendront en compte, d'une manière juste, les intérêts de tous les peuples et de tous les pays", a souligné le primat de l'Eglise orthodoxe russe.

Le patriarche de Moscou a regretté qu'un consensus n'ait pas été trouvé entre les Etats membres de l'ONU sur le statut du Kosovo. "L'Eglise orthodoxe russe est solidaire avec la position de l'Eglise orthodoxe serbe qui a déclaré illégitime la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo par son parlement et a appelé à son annulation. J'espère que l'ONU déploiera tous les efforts pour garantir, dans les conditions actuelles, l'accès des chrétiens orthodoxes aux lieux saints du Kosovo, pour arrêter la violence et le vandalisme dans les lieux du culte et pour défendre la minorité serbe sur ce territoire", a déclaré le patriarche.

Le primat de l'Eglise orthodoxe russe a exprimé son attachement au développement des contacts et du dialogue entre l'ONU et les différentes communautés religieuses: "Nous comptons sur la poursuite d'une coopération avec l'ONU et sommes prêts à apporter notre contribution à sa mission pour la paix dans le monde entier".

"Les contacts entre les responsables religieux, les dirigeants politiques, les représentants des institutions sociales et le monde des affaires sont très importants, a affirmé M. Ban Ki-moon. L'ONU a toujours soutenu un tel dialogue et se présente comme le terrain le plus approprié pour de telles rencontres. J'espère que les dirigeants des Etats prendront une part active dans le travail pour le maintien de la paix religieuse et seront attentifs dans ce domaine aux paroles des responsables religieux".

Le secrétaire général de l'ONU a rencontré des responsables religieux de Russie



Le 10 avril 2008, avant de rendre visite au patriarche Alexis de Moscou, le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies M. Ban Ki-moon a rencontré différents responsables religieux à l'hôtel Danilov de Moscou. A cette rencontre ont participé le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, l'archevêque Antonio Mennini, représentant du Saint-Siège en Russie, et le cheikh Allahshukur Pacha-zade, président de l'administration des musulmans du Caucase. M. Ban Ki-moon a partagé un déjeuner de travail avec ces personnalités religieuses.

Un des principaux sujets de la rencontre était la mise en place d'un "partenariat systématique entre les responsables religieux et l'Organisation des Nations Unies". Le souhait de tels contacts directs et réguliers a été exprimé au sommet interreligieux de Moscou en juillet 2006. De nombreux chefs religieux ont alors proposé la création d'un conseil interreligieux auprès de l'ONU qui serait chargé de chercher des moyens d'élaborer des prises de position communes des religions traditionnelles sur différentes questions de la vie des sociétés. Ce conseil pourrait également oeuvrer contre la diffamation de la religion, l'intolérance, la xénophobie et pour la préservation de l'héritage religieux dans les conditions de la mondialisation.



La prochaine réunion du Saint-Synode du patriarcat de Moscou 11/04/2008

Le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe russe se réunira en session de printemps le mardi 15 avril prochain. Les Pères synodaux examineront toutes les questions importantes de la vie de l'Eglise depuis la dernière réunion du 27 décembre 2007.
12 avr. 2008
Radio : l’importance de la prière et l’hésychasme

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche 13 avril, à partir de 17 heures sur Radio Notre-Dame, Bogdan Florin Vlaïcu propose un entretien avec Mgr Séraphin, métropolite de la Métropole orthodoxe roumaine d'Europe centrale et du nord, sur l'importance de la prière dans le monde contemporain et l'hésychasme.

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Moscou : le secrétaire général de l’ONU a été reçu par le patriarche Alexis

Le 10 avril, le secrétaire général de l’Organisation des nations unies, M. Ban Ki-moon, a été reçu par le patriarche russe Alexis à Moscou.

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Radio (France culture) : «Cheminer vers Pâques»

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 13 avril, à partir de 8h00, aura pour thème : «Cheminer vers Pâques». L’invité sera Jean-François Colosimo. «Une réflexion sur la préparation de Pâques (grand Carême et semaine sainte) et son sens».

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Radio (France culture) : «Cheminer vers Pâques»

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 13 avril, à partir de 8h00, aura pour thème : «Cheminer vers Pâques». L’invité sera Jean-François Colosimo. «Une réflexion sur la préparation de Pâques (grand Carême et semaine sainte) et son sens».

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Dans la presse : «L'Eglise orthodoxe applique le principe de miséricorde»

Sous le titre « L'Eglise orthodoxe applique le principe de miséricorde » un article de Nicolas Senèze dans le quotidien La Croix aborde la question du divorce et du remariage dans l’Eglise orthodoxe.

L’avenir des édifices religieux en Suisse

Cet article évoque l’avenir des édifices religieux protestants en Suisse en raison de «l’érosion des fidèles». Il y est précisé : «Actuellement, une Eglise cantonale de moyenne importance perd chaque année l’équivalent d’une paroisse, soit près de 2000 membres.» Certains édifices sont loués à d’autres communautés chrétiennes comme les orthodoxes, c'est le cas de «l’Eglise orthodoxe serbe installée au temple Saint-Alban » (Bâle). Par ailleurs, la transformation en mosquée n’est pas rejetée, même si elle est plus difficile.

Radio (RCF) : la nouvelle commission pastorale de l'AEOF

A l'occasion de la constitution de la nouvelle commission "pastorale" de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), Carol Saba, responsable de la communication de l'AEOF, a été interviewé par Béatrice Soltner, productrice du magazine oecuménique du réseau RCF (Radios chrétiennes francophones) basé à Lyon. Après une brève présentation de l'AEOF et de ses commissions existantes, l'interview a porté plus particulièrement sur les raisons de la création d'une commission pastorale et les sujets sur lesquels la réflexion "pastorale" pourrait porter. Elle sera diffusée ce lundi 14 avril à 16h03 avec une rediffusion mardi à 13h07 et dimanche à 11h00 et à 24h00. Elle peut être entendue en direct aux horaires indiqués en se connectant sur le site.

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Radio Notre-Dame : le grand débat du 11 avril 2008

Chaque vendredi sur Radio Notre-Dame de 7h22 à 8h30, "Le grand débat" présenté par Louis Daufresne (Radio Notre-Dame) avec Jean-François Colosimo Orthodoxie.com, essayiste, professeur à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Jean-Luc Mouton, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Réforme.

Invité : Thibaut Dary, journaliste, essayiste, auteur de Manifeste pour un christianisme engagé

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L’Eglise orthodoxe applique le principe de miséricorde


En vertu de la notion d’« économie », l’orthodoxie autorise une seconde, voire une troisième union

I
l y a quelques jours encore, le P. Alexandre Siniakov recevait quelqu’un qui voulait devenir orthodoxe pour… divorcer plus facilement.
«Cela arrive assez souvent» , déplore le chancelier du diocèse de Chersonèse (juri­diction du patriarcat orthodoxe de Moscou en France). C’est, aux yeux de beaucoup d’Occidentaux, un fait acquis : l’orthodoxie accep­terait le divorce. Mais cette vision est fausse car l’Église orthodoxe, si elle applique le principe de misé­ricorde, ne tient pas pour autant à remettre en cause les principes d’indissolubilité et d’unicité du mariage sacramentel.
«L’Église ne “reconnaît” ni n’“accorde” un divorce,
expliquait le P. Jean Meyendorff. Ce dernier est considéré comme un péché grave, mais l’Église n’a jamais cessé d’offrir une “nouvelle chance” aux pécheurs, et elle a toujours été dis­posée à les accueillir à nouveau, du moment qu’ils étaient repentants. »
(1). Une seconde, voire parfois une troisième union, est ainsi rendue possible.
« On essaye d’agir le plus fraternellement et le plus pastorale­ment possible, en vertu du principe d’économie, au-delà du respect strict des règles en vigueur » , explique le P. Boris Bobrinskoy, délégué par son archevêque pour les questions de divorce au sein de l’exarchat du patriarcat de Constantinople pour les paroisses russes d’Europe oc­cidentale.
Ce principe d’économie, spécifi­que à l’Église orthodoxe – où il n’a toutefois jamais été officiellement défini –, se veut une image de la mi­séricorde divine. On peut le définir comme
« la suspension d’une appli­cation absolue et stricte des directives canoniques et ecclésiastiques dans la direction et dans la vie de l’Église, sans que soient compromises pour autant les limites imposées par le droit » . C’est pourquoi « un deuxième ou un troisième mariage sera donc toujours une déviation par rapport à l’“idéal” d’un mariage unique » , sou­vent une nouvelle chance pour « cor­riger une faute» , explique l’évêque Athénagoras (Peckstadt), auxiliaire de l’archevêché orthodoxe de Belgi­que. La cérémonie, marquée par des prières de pénitence, n’est pas une célébration de mariage, mais une simple bénédiction de la nouvelle union. Les époux ne portent pas les couronnes traditionnelles, symbo­les de la gloire du Royaume.
Concrètement, les époux qui souhaitent se séparer pour con­tracter une seconde union doivent présenter un dossier à leur évêque afin d’expliquer leur cas.
« Cela se passe relativement vite, indique le P. Bobrinskoy. Mais il faut faire attention aux cas de malveillance entre époux. S’il le faut, je les reçois pour approfondir le sujet avec eux. »
En France, le nombre de dossiers traités reste relativement faible : un ou deux par an pour l’archevêché des paroisses russes, quatre ou cinq pour le diocèse de Chersonèse.

« Je pense que beaucoup d’ortho­doxes en France ne font pas appel à l’Église et se contentent du divorce civil»
, estime le P. Siniakov, qui signale que les demandes sont nettement plus nombreuses en Rus­sie où près de 60 % des mariages se soldent par un divorce. « Les fidèles russes ne sont pas très au courant des règles en la matière, explique-t-il. Ils croient qu’il est d’autant plus facile de divorcer que, pendant l’époque so­viétique, l’Église a été plutôt laxiste sur ce sujet. » Dans de nombreux diocèses de Russie, ce sont les curés et non l’évêque lui-même qui gèrent directement ces questions. « Et on en arrive à de graves abus, comme l’histoire de cette femme qui a expli­qué à la télévision qu’elle avait pu se marier quatre fois à l’église ! » , relève le P. Siniakov. D’où de fréquents rappels à l’ordre du Patriarcat de Moscou, qui a décidé d’être plus vigilant sur ce sujet.
NICOLAS SENÈZE

(1)
Le Mariage dans la perspective ortho­doxe, Éd. Œil/YMCA Press, 170 p.

 
 
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