Infos du 07 Avril

Publié le par Père Jean-Pierre

04 avr 2008 - PARIS : session de l'Assemblée des évêque

L'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) s'est réunie à Paris, le 3 avril dernier, sous la présidence du métropolite Emmanuel (diocèse du patriarcat oecuménique). Au cours de cette session, les évêques ont notamment fait le point sur le travail des commissions de l'AEOF existantes (théologique, liturgique, relations interchrétiennes et interreligieuses, médias et communication, Eglise et société, administration et finances), en décidant d'y adjoindre une commission pastorale. Ils ont aussi décidé la tenue d'une journée de travail regroupant les évêques, les responsables et les membres des commissions de l'AEOF, qui devrait avoir lieu le 20 septembre 2008, à Paris, et la réorganisation de ces dernières.  Dans le cadre de leur tour d'horizon du travail des commissions, les évêques ont souhaité voir engagée une réflexion approfondie sur les perspectives et les moyens d'action d'un " travail panorthodoxe mieux coordonné en France ". Ils sont convenus d'" accentuer le travail d'une manière collégiale et transversale " et d'aborder " de façon coordonnée " certains " chantiers prioritaires d'intérêts communs pour le vécu et le témoignage de tous les orthodoxes en France ". Les évêques ont procédé à une recomposition des cinq commissions existantes par la désignation de nouveaux membres. Prenant compte de " la nécessité de mener une réflexion pastorale commune " adaptée aux réalités locales, ils ont décidé la création d'une commission pastorale qui aura pour objectif de réfléchir aux " questions d'intérêts communs à connotation pastorale ". Cette commission aura également à son ordre de mission de " réfléchir aux formes possibles de diaconie interorthodoxe " qui pourraient " [renforcer] la communion entre les orthodoxes " dans notre pays afin de favoriser " un témoignage vivant et renouvelé de leur foi ", notamment en matière de catéchèse. 

L'archevêque Ignace a célébré une liturgie orthodoxe et un baptême au pôle Nord


 
Le 6 avril, une première liturgie orthodoxe a été célébrée au pôle Nord, dans une chapelle itinérante établie près du campement "Barnéo" où habitent des explorateurs russes. La liturgie a été présidée par l'archevêque Ignace de Pétropavlovsk et du Kamtchatka, entouré de deux prêtres et d'un diacre. Au cours de la célébration, le diacre Romain Nikitine a été ordonné prêtre.

Pour célébrer la liturgie, le groupe des explorateurs a installé une tente spéciale que les deux prêtres accompagnant Mgr Ignace ont consacré avant la célébration, en dédiant cette chapelle itinérante au Douze apôtres. Pendant la liturgie, les lectures ont été précédées du chant du prokimenon (répons): "Par toute la terre leur message a retenti, et leurs paroles ont atteint les confins de l'univers".

La liturgie a commencé par le baptême et la chrismation d'un des membres du groupe des explorateurs. D'autres scientifiques, pilotes et journalistes se sont confessés et ont communié au Corps et au Sang du Christ. Après l'office, une croix a été installée au pôle Nord pour rappeler la célébration, dans ce lieu, de l'Eucharistie du Seigneur, d'un baptême et d'une ordination presbytérale.

Des images de cet office, célébré à moins 25 ° C, sont disponibles à cette page.

L'Eglise arménienne commence l'édition d'un journal en Russie 06/04/2008

L'Eglise arménienne apostolique commence l'édition d'un journal bilingue - russe, arménien - qui sera diffusé sur le territoire de la Russie. La nouvelle a été annoncée par le secrétariat de presse du catholicos d'Etchmiadzine. Le tirage de lancement de ce journal sera de 1000 exemplaires. Le journal comprendra des articles de caractère religieux, ainsi que des nouvelles et des réflexions sur la vie de la société.

Les chrétiens d’Algérie sous pression


L’expulsion récente du pasteur méthodiste Hugh Johnson, résidant en Algérie depuis 1963, alimente le malaise des communautés chrétiennes

ALGER

De notre correspondant

E
n Algérie, le climat s’est tendu un peu plus dans la communauté chrétienne: la mobilisation tardive des défenseurs des libertés n’a pu empê­cher l’expulsion de l’ancien président méthodiste de l’Église protestante d’Algérie, Hugh Johnson, 74 ans, qui réside dans le pays depuis 1963. Le vieux pasteur a dû quitter Alger le 26 mars, le Conseil d’État ayant refusé sa requête en référé contre la décision administrative du minis­tère de l’intérieur lui demandant de quitter le territoire algérien. Invité du «forum de la télévision», le ministre des affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamellah, a assuré que
«le non-renouvellement du permis de séjour » de Hugh Johnson n’avait « rien à voir » avec la campa­gne en cours contre le prosélytisme évangélique. Avant d’ajouter, quel­ que peu embarrassé, que l’expulsion
« est liée à la sécurité de l’État »
. De son côté, l’avocat du pasteur, M
e
Rachid Kerrar, a affirmé que la procédure en annulation sur le fond se pour­suivait auprès du Conseil d’État.
« Personne n’a signifié à mon client pourquoi il devrait quitter l’Algérie »
, a-t-il déploré.
L’annonce de la menace d’expul­sion du pasteur Hugh Johnson, début mars, a provoqué un grand
émoi parmi les associations de droits de l’homme et caritatives. Une pétition signée par plusieurs centaines d’universitaires, d’intel­lectuels et de citoyens, publiée dans la presse francophone, s’est alarmée de la montée de l’intolérance, des atteintes aux libertés et en parti­culier à celle du culte. Conduits par l’archevêque d’Alger, Mgr Henri Teissier, les évêques d’Algérie ont été reçus lundi 25 février par le ministre des affaires religieuses Bouabdallah Ghlamallah. Ils n’ont pas pu obtenir du gouvernement algérien l’annula­tion de la décision d’expulsion.
Plus généralement, cette rencontre a été l’occasion pour l’Église catho­lique d’Algérie
« de faire entendre ses inquiétudes » sur la manière dont les autorités algériennes ont commencé à mettre de l’ordre dans la pratique des cultes non musulmans, met­tant en application la loi votée à ce sujet en février 2006. Le P. Pierre Wallez, prêtre catholique d’Oran, a notamment été condamné, le 30 janvier, à une année de prison avec sursis pour avoir célébré une messe à Maghnia (près de la fron­tière algéro-marocaine) pour des migrants clandestins subsahariens catholiques. Une action réprouvée par la nouvelle législation (lire
La Croix
du 27 février 2008) .
En outre, une campagne de presse sans précédent contre «les évangéliques» entretient l’amal­
game entre le travail prosélyte des Églises pentecôtistes américaines, généralement jugé expansif, en Algérie, et les symboles de l’Église catholique d’Algérie. Ainsi, des photos de la basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger ou de Mgr Henri Teissier accompagnent souvent les articles consacrés à la question du «prosélytisme chrétien», devenus quasi quotidiens, notamment dans des journaux arabophones comme
Echourouk
et Ennahar . Au point de faire des émules au sein du premier quotidien arabophone du pays en termes de tirage, El Khabar , qu’ils tentent de concurrencer. « Tout en faisant plaisir aux services de sécurité » , souligne Selim Kheyami, chroniqueur au Quotidien d’Oran , francophone.
Pour Akli Larbi, universitaire, défenseur des droits de l’homme
et l’un des initiateurs de la péti­tion, la campagne actuelle contre
« la christianisation des Algériens »

est clairement soutenue par ces mêmes « services ».
« Il n’y a que des bénéfices pour le pouvoir à brandir le risque évangélique, la menace étrangère, la division intérieure, le particularisme kabyle toujours prêt à être enrôlé dans ces situations,
explique-t-il.
Les vraies causes de crise en Algérie sont bâillonnées. »
Un proche des chrétiens d’Algérie, qui souhaite rester anonyme, parle, lui d’un
« syndrome zimbabwéen caché ». « Une partie de la nomen­klatura algérienne estime au fond d’elle que l’Église d’Algérie détient un patrimoine immobilier trop impor­tant par rapport à sa taille dans la population, assure-t-il. Elle ne voit pas d’un mauvais œil sa déstabilisa­tion à la faveur de cette campagne apparemment menée contre les évangéliques américains. Il y a une odeur d’enjeux fonciers dans cette soudaine dérive, alimentée en sous­main par les autorités. »
Le chiffre d’environ 4 000 catho­liques est généralement avancé par l’Église d’Algérie. Les nouvel­les communautés évangéliques – elles sont 33 en Algérie, dont une majorité en Kabylie – reven­diquent, elles,
« plusieurs dizaines de milliers de membres, dont 10 000 pratiquants réguliers », selon Mus­tapha Krim, pasteur et président de l’Église protestante d’Algérie.
Les autorités algériennes, cons­cientes des limites politiques d’une telle exagération du risque évangé­lique, tentent de rassurer leurs hô­tes sur le sens de leur action. Effi­cacement. David Welch, secrétaire d’État adjoint américain, chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, qui a évoqué avec le président Abdelaziz Bouteflika le sort des
« minorités religieuses »
dans le pays lors de son passage à la mi-mars à Alger, en est ressorti convaincu. L’ambassadeur améri­cain à Alger, Robert Ford, a aussitôt appelé
« les évangéliques à respecter les lois algériennes » . Dans les jours qui ont suivi, treize lieux de culte évangéliques ont été fermés en Ka­bylie pour non-conformité avec les normes de sécurité et d’hygiène. Le ministre des affaires religieu­ses, Bouabdallah Ghlamallah, a assuré avoir pris le même type de mesures pour des mosquées « non conformes ».
AMINE KADI

Les autorités algériennes, conscientes des limites politiques d’une telle exagération du risque évangélique, tentent de rassurer leurs hôtes sur le sens de leur action.


L’amour et la miséricorde chez saint Isaac le Syrien

Début avril, à Rome, un congrès mondial sur la miséricorde divine, organisé par l’Eglise catholique, a eu lieu. Au cours de celui-ci, le troisième jour, Mgr Hilarion (Alfeyev) (1 2) du Patriarcat de Moscou, a pris la parole pour évoquer saint Isaac le Syrien (ou de Ninive). Voici un extrait du compte rendu de l’agence Zenit sur cette intervention :

Lire la suite "L’amour et la miséricorde chez saint Isaac le Syrien" »

Les racines grecques de l’Europe occidentale chrétienne au Moyen Age

Une recension publiée dans Le Monde aborde les racines grecques de l’Europe occidentale chrétienne occidentale au Moyen Age et évoque le rôle moins important, par rapport à ce que l’on a souvent dit sur ce sujet, des musulmans dans le transfert de cet héritage.

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Publié dans infos diverses

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